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La conscience est-elle condition de tout connaissance ?

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« La conscience est notion qui apparaît comme objet philosophique avec Descartes.

Etymologiquement, elle désigne le savoir accompagnant l'existence.

Le terme vient de cum : avec et de scienta : science.

Elle est cette présence à soi qui accompagne les gestes et les actes du sujet.

La connaissance se définit par l'activité par laquelle l'homme prend acte des données de l'expérience et cherche à les comprendre ou à les expliquer.

La connaissance parfaite d'une chose, en ce sens est celle ne laisse rien d'obscur ou de confus dans la chose connue, qui ne rien en dehors d'elle .

Or, comment prendre acte des données pour quelqu'un dépourvu de conscience ? La conscience n'est-elle pas la chose première qui permet à l'homme d'accéder au monde ? Mais n'est-elle pas elle-même conditionnée ? Ne véhicule-t-elle pas des illusions qui masque la connaissance vraie ? En même temps, peut on parle de connaissance non accompagnée de conscience ? La conscience comme vérité première et fondement de toute science Descartes est le premier à vraiment s'interroger sur la conscience.

Dans Méditations métaphysiques, il cherche la « chose certaine et indubitable », « ce point fixe et assuré » qui servira comme fondement à toute science.

Il met alors en place un doute hyperbolique et s'aperçoit que je peux nier le monde qui m'entoure.

Mais dans son doute, une seule chose résiste au doute, à savoir que tant que je pense, je ne peux qu'exister : « cogito, ergo sum ».

( Chez Descartes, pensée et conscience sont superposables). Le cogito est donc la première vérité sûre sur laquelle le reste de la connaissance de l'homme peut se bâtir.

Sur le cogito, se base toute la philosophie comme une pyramide inversée. Il conscient la conscience pensée comme le prototype de la réflexion d'un sujet qui s'efforce de se saisir lui-même avant de réfléchir d'autres objets. La conscience est-elle même déterminée et ces déterminations sont les premières conditions de la connaissance Pourtant, en commençant pas la conscience, on crée l'illusion d'un sujet philosophant qui pourrait faire abstraction des conditions matérielles qui rendent possible la connaissance, l'existence de sujet philosophant. Marx disait ainsi que « la conscience philosophique est ainsi faite que la pensée conceptive, c'est pour lui l'homme réel »( Fondements de la critique de l'économie politique) La conscience ne peut échapper à ses propres conditions d'existence.

La position de Descartes amène à un dualisme entre l'esprit et les objets.

Or, la conscience fait partie du monde. Marx expliquera comment la conscience est conditionné par les moyens matériels et par leur position dans la société.

Spinoza lui verra dans la conscience est source non de connaissances mais d'illusions, parce qu'elle laisse dans l'ignorance les causes qui la détermine. De plus, la connaissance n'est-elle pas possible avec l'avènement d'autrui.

Sans lui, la conscience enfermée en ellemême ne pourrait passer de son point de vue subjectif à une vérité objective. Toute connaissance est conscience de connaissance Ainsi, les sciences humaines à la fin du XIXème vont ignorer la conscience comme illusion. La phénoménologie va se faire critique de ces sciences.

Elle rappelle que toute science ne saurait avoir de signification que pour une conscience.

Alain dira aussi que le « je sais » est nécessairement un « je sais que je sais », c'est-à-dire un savoir pour une conscience. Il serait en effet intenable de dire que l'activité de connaissance, celle qui consiste à prendre acte des données et de les expliquer peut se passer de conscience.

N'est-ce pas par elle que chaque homme fait l'expérience du monde ? On pourrait dire que dans les expériences scientifiques, des machines peuvent très bien faire les relevés et analyser les résultats.

Mais ceux-ci ne peuvent avoir une valeur que pour l'homme, pour une conscience. La conscience est le point de départ assuré qui permet à l'homme de se connaître et de connaître les choses qui l'entourent.

Revenir sur sa conscience, c'est mettre en place un système de pensée qui servira pour toute connaissance.

Cependant, il ne faut pas oublier que l'existence de la conscience elle-même est soumise à des conditions et que la conscience peut être source plutôt d'illusion que de vérités.

Cependant, toute connaissance s'accompagne de conscience et n'a de valeur que par elle.. »

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