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La connaissance historique est-elle essentiellement interprétative ?

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La formulation du sujet laisse penser qu'il y a nécessité ou contrainte d'interprétation. Le présupposé est que les historiens interprètent.  « Historiens » est une expression plus précise que « l'histoire » en tant que discipline générale. Ce sont des hommes particuliers, vivant dans un contexte spécifique d'époque et de lieu, ayant même des faiblesses et des défaillances comme tout être humain. Ils peuvent être sujets aux préjugés, victimes à leur insu ou non de l'idéologie de leur pays, ou d'autre chose du même ordre.  « Interpréter » est à considérer dans son double sens : jugement subjectif, voire éloigné de la réalité. (« Histoire » signifie aussi « plusieurs individus »). Dans le cas de l'histoire, c'est évidemment pertinent.

« Analyser le sujet La formulation du sujet laisse penser qu'il y a nécessité ou contrainte d'interprétation.

Le présupposé est que les historiens interprètent. « Historiens » est une expression plus précise que « l'histoire » en tant que discipline générale.

Ce sont des hommes particuliers, vivant dans un contexte spécifique d'époque et de lieu, ayant même des faiblesses et des défaillances comme tout être humain.

Ils peuvent être sujets aux préjugés, victimes à leur insu ou non de l'idéologie de leur pays, ou d'autre chose du même ordre. « Interpréter » est à considérer dans son double sens : jugement subjectif, voire éloigné de la réalité.

(« Histoire » signifie aussi « plusieurs individus »).

Dans le cas de l'histoire, c'est évidemment pertinent. Élaborer la problématique L'histoire se propose d'établir la vérité sur les faits passés.

Éviter d'interpréter semble être sa règle déontologique première, sans quoi ce n'est plus tout à fait une science.

L'historien ne peut pas se permettre d'interpréter.

Mais l'histoire est également une science humaine qui étudie le passé humain, à partir de documents et de monuments humains.

Présentée ainsi, on comprend la formule très récessive du sujet : est-il possible de ne pas avoir recours à l'interprétation, puisque tout le matériau humain, par définition, est sujet à l'interprétation ? S'ajoute à cela que les valeurs nationales ou contemporaines peuvent influencer le jugement d'un historien sur le passé de son propre pays, ou lui faire mal comprendre des comportements culturels très éloignés, dans le temps comme dans l'espace.

Subsistent aussi beaucoup de lacunes et de choses manquantes dans les restes du passé, manques qu'il faut bien, d'une manière ou d'une autre, combler.

Doit-on donc accorder un seuil de tolérance à l'interprétation, et où se situe-t-il ? Et surtout, de quel type d'interprétation s'agit-il ? Est-ce une simple prise de parti subjective, ou s'agit-il de la prise en compte de la complexité des faits à comprendre ? Élaborer le plan Introduction : Partir d'un événement commenté en direct par les journalistes et se demander s'il en irait de même pour les historiens. I.

La contrainte de l'interprétation 1.

Matériau lacunaire : le passé a disparu De nombreux éléments manquent sur une période.

Il faut interpréter, faute de les connaître, les « blancs » laissés par les traces qui nous sont parvenues. 2.

Matériau humain et signifiant : les documents humains Les documents et textes rédigés par l'homme sont déjà des interprétations sur ce qui est vécu.

L'historien doit interpréter cette interprétation. 3.

Contexte culturel : influence du présent de l'historien L'interprétation de l'historien est à son tour dépendante des valeurs de son époque. Transition : Mais, justement, n'est-ce pas lui, plus que tout autre, qui sait se dégager de cette influence et regarder le passé tel qu'il était ? II.

La pertinence de l'interprétation 1.

Méthode scientifique d'analyse et synthèse des données Les documents sont soumis à une critique, puis à une synthèse, de la même façon que les faits observés en science de la nature. 2.

Principe de falsification et de vérification des théories avancées Comme en sciences également, les théories proposées sont soumises à la confrontation des faits, c'est-à-dire ici de tous documents disponibles. 3.

Difficulté propre à l'histoire Interprétation des intentions des acteurs de l'histoire et de leur propre interprétation de l'histoire, doublement complexe. Conclusion : L'interprétation est inévitable, mais propre au matériau humain.

Politique et idéologie interprètent, elles, de façon plus orientée, avec un objectif qui n'est pas toujours l'approche de la vérité.. »

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