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Embellir la vie, est-ce la fonction de l'art ?

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« VOCABULAIRE: VIE: Du latin vita, «vie», «existence».

1.

Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction.

2.

Durée s'écoulant de la naissance à la mort.

3.

Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes. ART: 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel).

2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive. Oeuvre d'art : ensemble organisé de signes et de matériaux manifestant un idéal de beauté. L'art a comme fonction première de produire des objets, il s'assimile alors à la techné, c'est-à-dire l'ensemble de moyen mis en œuvre afin de produire un résultat : artiste et artisan ne se distingue guère.

Il faut attendre le XVIIIème siècle pour que la différence soit soulignée ; l'artiste ne vise pas une utilité comme l'artisan.

L'artiste cherche à faire éclore la beauté à travers des œuvres destinées à plaire et à susciter une appréciation esthétique positive.

L'art ne se détache donc plus de la notion de beauté.

Pour Nietzsche, « l'essentiel dans l'art, c'est qu'il parachève l'existence, c'est qu'il est générateur de perfection et de plénitude.

L'art est par essence affirmation, bénédiction, divinisation de l'existence ».

Tous ces termes cités par Nietzsche font de l'art quelque chose qui tend à positiver l'existence.

Ainsi, si l'art est l'expression de la beauté : peut-on dire que l'art doit embellir le monde ? I : l'art est plénitude : Si nous affirmons que l'art est plénitude c'est en ce qu'il permet à l'homme d'être complet et épanoui.

Ce sont les termes employés par Nietzche, pour qui l'art est ce par quoi l'homme peut s'accomplir pleinement.

Pour lui, l'art est « générateur de perfection », achevé, tel que rien ne puisse être perçu comme supérieur.

L'art nous procure joie et cette joie est révélatrice d'une plénitude d'être.

Nietzche voit en l'art quelque chose de positif et de créatif pour les hommes ; c'est la puissance positive de la volonté, le mouvement même de la vie, que l'on retrouve dans l'art, il parle « d'affirmation ».

Vient ensuite un autre terme auquel il relie l'art : la bénédiction.

L'art est pour le philosophe allemand, un don, une grâce accordée à l'existence.

Ainsi, l'art est un total épanouissement.

Pour Nietzsche, « l'art doit embellir la vie, donc nous rendre nous-mêmes tolérables, aux autres et agréables si possible : ayant cette tâche en vue, il modère et nous tient en brides, crée des formes de civilités, lie ceux dont l'éducation n'est pas faite à des lois de convenance, de propreté, de politesse, leur apprend à parler et à se taire au bon moment ».

De ce fait, l'art embellit la vie en la civilisant.

L'art consiste à organiser la vie, à lui donner une unité, un ordre entre les êtres.

L'art pour Nietzsche ne doit pas se confondre avec les beaux-arts car l'art est dans la vie.

Il est embellissement de la vie, de toute la vie, l'esthétisation de toute l'existence. NIETZSCHE: L'art doit surtout et avant tout embellir la vie, nous rendre donc supportables et, si possible, agréables aux autres : cette tâche sous les yeux, il nous modère et nous tient en bride, crée des formes de civilité, lie des êtres sans éducation à des lois de convenance, de propreté, de courtoisie, leur apprend à parler et se taire au bon moment.

L'art doit ensuite dissimuler ou réinterpréter toute laideur, chaque trait pénible, horrible, dégoûtant, qui ne cessera de reparaître en dépit de tous les efforts, conformément à l'origine de la nature humaine ; il doit surtout procéder ainsi au sujet des passions, des douleurs et des angoisses de l'âme, il doit, dans la laideur inévitable ou insurmontable, laisser transparaître son côté significatif.

Après cette grande, cette trop grande tâche de l'art, ce qui se dit proprement de l'art, celui des oeuvres, n'est qu'un appendice.

Un homme qui sent en soi une surabondance de ces vertus d'embellissement, d'occultation et de réinterprétation, cherchera finalement à se décharger encore de ce superflu dans des oeuvres d'art ; dans certaines circonstances, tout un peuple fera de même.

- Mais d'ordinaire, on prend maintenant l'art par l'autre bout, on se raccroche à sa queue, et on se figure que l'art des oeuvres d'art est le vrai, que c'est à partir de lui qu'il faudra améliorer et transformer la vie - fous que nous sommes ! À commencer notre repas par le dessert et à savourer douceurs sur douceurs, quoi d'étonnant si nous nous gâtons l'estomac et même l'appétit pour la bonne chère solide et nourrissante, à laquelle l'art nous convie ! Avez-vous compris l'essentiel ? 1 Comment l'art embellit-il la vie ? 2 En quoi le fait de faire ressortir ce qui est significatif participe-t-il de la fonction de l'art ? 3 Pourquoi les oeuvres représentent-elles un élément secondaire ?. »

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