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ARISTOTE: «Le sens est la faculté apte à recevoir les formes sensibles sans la matière...»

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« ARISTOTE: «Le sens est la faculté apte à recevoir les formes sensibles sans la matière...» La perception suppose une activité intellectuelle. [À propos d'un morceau de cire] «ce que je croyais voir par l'oeil, c'est par la seule faculté de juger, qui est en mon esprit, que je le comprends.

» Descartes, Méditations métaphysiques (1641), II. • Descartes réfléchit sur ce qu'est percevoir un objet, et il a pris pour cela l'exemple d'un morceau de cire soumis à la chaleur, qui fond sous ses yeux et change radicalement d'apparence.

Comment se fait-il, dit Descartes, que je sache encore que c'est «le même» morceau de cire? Ce doit être, dit-il, que lorsque je perçois un objet, mes sens me donnent un ensemble d'impressions changeantes, mais ma raison perçoit, plus fondamentalement, son unité. • Ainsi, dire que l'on «perçoit» un objet est une erreur qui vient d'une commodité de langage car, au-delà des impressions fugitives et contradictoires données par les sens, c'est la raison qui «comprend» qu'il y a là un objet. "Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : [...] sa couleur, sa figure, sa grandeur sont apparentes ; il est dur, il est froid [...].

Mais voici que, cependant que je parle, on l'approche du feu ; ce qui y t restait de saveur s'exhale, l'odeur s'évanouit, sa couleur se change, sa figure se perd, sa ! grandeur augmente, il devient liquide, il s'échauffe [...].

La même cire demeure-t-elle après ce changement ? Il faut avouer qu'elle demeure, et personne ne le peut nier.

Qu'est-ce donc que l'on connaissait en ce morceau de cire avec tant de distinction ? Certes ce ne peut être rien de tout ce que j'y ai remarqué par l'entremise des sens, puisque toutes les choses qui tombaient sous le goût, ou l'odorat, ou la vue, ou l'attouchement, ou l'ouïe, se trouvent changées, et cependant la même cire demeure." DESCARTES Dans ses Méditations métaphysiques, Descartes expose son cheminement, partant de la nécessité du doute à la première certitude du Cogito, suivie par la garantie d'un savoir enfin possible grâce à la certitude de l'existence de Dieu.

Dans ce passage, extrait de la Méditation seconde, il n'est pas encore parvenu à cette certitude.

Ainsi, comment un morceau de cire peut-il être encore de la cire, alors que sous l'action de la chaleur, il change du tout au tout ? Problématique Sous leur apparente stabilité, les choses sont changeantes, au point qu'il est difficile d'en dégager des caractéristiques solides.

Et pourtant, les images diverses par lesquelles je me représente la cire ne sont pas le fait de l'imagination.

Dès lors, qu'est-ce, finalement, que ce morceau de cire ? Un objet doit toujours être identique à lui-même pour être dénommé et connu en tant que tel. Enjeux Comment pouvons-nous penser les objets en eux-mêmes ? Les données que nous fournissent les sens et l'imagination reproductrice ne sont-elles par erronées ? Pour être objective, la connaissance doit dépasser la multiplicité des représentations sensibles.. »

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