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On a reproché à Baudelaire de « tout peindre, tout mettre à nu » dans son recueil Les Fleurs du mal. Qu’en pensez-vous ?

Publié le 13/01/2023

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« On a reproché à Baudelaire de « tout peindre, tout mettre à nu » dans son recueil Les Fleurs du mal.

Qu’en pensez-vous ? Charles Baudelaire est condamné pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs » après avoir publié en juin 1857 un recueil de cent poèmes sous le titre Les Fleurs du mal.

Baudelaire a tendance à toucher à des sujets sensibles comme la drogue, la mort ou encore la nature humaine dans ses replis les plus intimes ; chacun de ces thèmes est susceptible de heurter la bienséance au XIXe siècle. On a reproché à Baudelaire lors de son procès, de « tout peindre, tout mettre à nu » dans son recueil.

Dans Les Fleurs du mal le poète fait preuve d’une sensibilité extrême par son imaginaire excessif, il marque également les esprits par l’ironie en recourant à des images dérangeantes voire frénétiques.

On a alors accusé Baudelaire de « peindre » la réalité, comme s’il dévoilait des secrets sur une toile. Nous pouvons nous demander si Charles Baudelaire se présente comme un rapporteur de la réalité de la société de son temps. Nous analyserons dans un premier temps comment Baudelaire se présente-il comme rapporteur du réel dans ses poèmes ; puis nous étudierons en quoi il mélange les esthétiques et enfin nous verrons la transformation du réel par le poète. Dans Les Fleurs du mal Baudelaire mobilise de multiples détails du quotidien.

On peut le voir dans de nombreux poèmes du recueil comme La Pipe, Le Chat ou encore Les Bijoux ; poèmes aux noms d’éléments banals de la vie. Dans La Pipe Baudelaire décrit sa pipe dont il se sert pour fumer et lui donne la parole.

Baudelaire cultive ici une poésie du quotidien, on s’approche du mouvement du réalisme qui a pour mission d'exprimer le plus fidèlement possible la réalité, de peindre le réel sans l'idéaliser. Yves Bonnefoy dans L’improbable et autres essais annonce : « Voici le maître livre de notre poésie : Les Fleurs du mal.

Jamais la vérité de parole, forme supérieure du vrai, n’a mieux montré son visage ».

On peut comprendre de cette citation que dans Les Fleurs du mal, le réel est omniprésent et que l’auteur partage avec attention sa vérité.

Baudelaire ne se prive pas dans l’écriture de son recueil.

Il n’hésite pas à traiter des sujets tabous ou sensibles qui pourrait heurter la bienséance de son époque comme la drogue ou l’homosexualité féminine.

Cette audace lui a couté un procès et la censure de 6 poèmes appelées « Les Epaves ».

Une de ces pièces condamnées : Lesbos, a choqué la morale publique, Baudelaire y dévoile ses fantasmes et ne se retient pas sur des éléments provocateurs. Les Fleurs du mal est connu pour sa construction en antithèses qui est reconnaissable dès la lecture du titre.

Le contraste entre « fleurs » qui est un élément qui exprime la joie et la beauté, et « mal » qui est un adverbe négatif et péjoratif qui n’inspire rien de bon.

Ceci est annonciateur de la structure du recueil. Baudelaire partage dans son œuvre les différentes esthétiques d’éléments de la réalité.

Il cherche à montrer à la fois le beau côté et le côté laid. D’abord, le poète montre le beau et le laid du monde qui l’entoure.

Il consacre plusieurs poèmes au voyage qui lui a permis de découvrir l’exotisme des îles lointaines.

Mais il décrit.... »

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