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analyse linéaire texte les caractères de La Bruyère bac de francais

Publié le 18/03/2026

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« Comment La bruyère s’y prend t-il à travers ses portraits pour montrer qu’il se méfit de la société mondaine qui semble cultiver l’art de la conversation et pour peu à peu dresser le portrait d’un nouvel homme idéal : l’honnête homme. Jean de La Bruyère, écrivain classique du 17ème siècle, commence à publier son œuvre essentielle : « les Caractères ou les mœurs de ce siècle » en 1688, à l’âge de 42 ans.

Il présente d’abord son œuvre comme une traduction du grec Théophraste mais La Bruyère ajoute à cette traduction des portraits qui dissimulent des personnalités de son époque.

Le succès des caractères est immédiat car les lecteurs se plaisent à reconnaitre certains contemporains cachés derrière des pseudonymes à travers ces descriptions.

La Bruyère répond aux goûts des lecteurs en publiant rapidement d’autres éditions avec plus de remarques et de portraits. L’extrait que nous étudions est le portrait de Acis tiré du 5 ème livre « de la société et de la conversation ».

Cette partie porte sur la critique des conversations mondaines et le vide de certains échanges.

La Bruyère fait œuvre de moraliste critique, il fait ressortir les défauts individuels à travers une série de portraits qui ne visent pas que des individus précis, mais les hommes en général.

Nous étudierons la manière dont La Bruyère s’y prend pour critiquer l’art de la conversation dans le milieu mondain, comment il met en scène ses personnages pour faire ressortir leurs défauts et montrer progressivement son idéal de l’honnête homme. Dans une première partie (lignes 1 à 5) nous verrons comment la Bruyère présente Acis comme un personnage « beau parleur ». Dans une seconde partie (lignes 6 à 10) La Bruyère critique les écrivains et orateurs de son époque. Enfin dans la dernière partie ( lignes 11 à 14), l’auteur apporte sa morale et son idée de la véritable intelligence de l’esprit. Le portrait dans ce texte commence au milieu d’une conversation fictive, c’est l’auteur lui-même qui parle le premier dans le texte, il est fréquent que LB prenne la parole à la première personne dans son livre , en prenant place de moraliste.

On a ici une opposition et une alternance entre les pronoms personnels « je » et « vous » : « je n’y suis pas », « que dites vous » « j’y suis encore moins »… .

La répétition de questions directes provenant de l’auteur, marquent son incompréhension face aux propos précédents de son interlocuteur, qu’il interpelle, mais nous n’avons pas le début de le conversation, donc nous ne savons pas au départ sur quoi portent ces questions ; ni meme à qui il les adresse.

On observe une gradation « je n’y suis pas » « « j’y suis encore moins » puis « je.... »

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