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Chapitre 5 – Une nouvelle donne géopolitique : bipolarisation et émergence du tiers-monde

Publié le 13/04/2026

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« Chapitre 5 – Une nouvelle donne géopolitique : bipolarisation et émergence du tiers-monde Résumé du cours en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=nLpCKHp1p3U Notions : www.lienmini.fr/hter-49 Cartes interactives : www.lienmini.fr/hter-50 Cours en podcast : I.

La guerre froide : de la bipolarisation à la détente de Est-Ouest : www.lienmini.fr/hter-51 II.

La décolonisation et la naissance de nouveaux Etats : www.lienmini.fr/hter-52 III.

L’affirmation du tiers-monde et la remise en cause de l’ordre bipolaire : www.lienmini.fr/hter-53 Schéma bilan : www.lienmini.fr/hter-54 De 1949 au début des années 1970, le monde est marqué par deux phénomènes majeurs, obéissant à des logiques différentes : la guerre froide, confrontation globale entre l’Est et l’Ouest, et la décolonisation, qui révèle les fractures entre le Nord et le Sud. La guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS engendre une forte bipolarisation.

Deux blocs, unis politiquement et militairement, s’organisent autour des deux superpuissances.

Celles-ci évitent l’affrontement direct, synonyme d’apocalypse nucléaire, et s’opposent dans des conflits indirects, par alliés interposés. En même temps, la décolonisation permet l’indépendance de nombreux Etats asiatiques et africains.

C’est ainsi qu’émerge le tiers-monde, regroupant les pays en voie de développement en dehors de la logique des deux blocS.

Cela favorise l’affirmation de nouveaux acteurs et complique l’ordre international. Comment la guerre froide et la décolonisation ont-elles favorisé l’émergence de nouveaux acteurs sur la scène internationale ? I.

Deux superpuissances pour un monde bipolaire De 1949 à 1975, les relations internationales se structurent autour de deux puissances : les Etats-unis et l’URSS.

Si leur affrontement direct est rendu impossible par la possession de l’arme nucléaire, elles s’opposent dans des conflits indirects et une rivalité permanente. Quels sont les fondements idéologues et les acteurs du monde bipolaire à partir de 1947 ? A.

Deux mondes opposés : acteurs et enjeux de la guerre froide (1947-1953) • L’expression « guerre froide » a été forgée par l’écrivain George Orwell en 1945, puis popularisée en 1947 par le journaliste Walter Lippman).

Elle désigne un conflit aux tensions importantes, mais aux confrontations indirectes, entre Etats-Unis et URSS.

Les deux Grands défendent leur modèle et dénoncent la volonté d’hégémonie de l’adversaire.

Progressivement, les deux Etats, alliés pendant la 2GM et vainqueurs en 1945, s’opposent frontalement. Il s’agit d’une guerre idéologique entre une démocratie libérale et une puissance communiste. Démocratie libérale à l’Ouest : régime qui défend les libertés individuelles sur le plan politique, la liberté d’entreprendre et la propriété privée sur le plan économique. Démocratie communiste à l’Est : régime dictatorial dont le pouvoir est exercé par un parti unique, le parti communiste, et où l’économie est dirigée par l’Etat.

Les pays d’Europe de l’Est se qualifient ainsi pour marquer leurs différences avec les démocraties jugées « bourgeoises » de l’Ouest. Les doctrines Truman (Etats-unis) et Jdanov (URSS), exposées en 1947, précisent cette opposition.

Celle-ci devient aussi on seulement économique, mais également militaire et culturelle. Les deux superpuissances organisent des réseaux d’alliances qui divisent la plupart des continents en deux blocs opposés : bloc de l’Ouest et bloc de l’Est. Dès mars 1946, Winston Churchill parle de « rideau de fer » pour décrire cette division géographique et idéologique de l’Europe.

En effet, la division entre les deux blocs passe au centre de l’Euripe.

Elle est matérialisée par une frontière hermétique, qui deviendra spectaculaire en 1961 à Berlin, lorsque la ville es coupée en deux par un mur. • Les tensions entre les deux superpuissances se cristallisent d’abord en Allemagne. Elles donnent lieu en 1949 à la bipartition du pays en : République fédérale d’Allemagne (RFA) à l’ouest République démocratique d’Allemagne (RDA) à l’est Puis en 1961 avec l’édification par l’URSS d’un mur autour de Berlin-Ouest pour empêcher les départs des habitants de l’Allemagne de l’Est vers l’Ouest, à la recherche d’une vie plus libre.

Le mur de Berlin devient dès lors le symbole de la bipolarisation du monde jusqu’en 1989. En 1953, les essais soviétiques de la bombe H confirment la maîtrise et l’équipement nucléaire de l’URSS. L’arrmement atomique des deux superpuissances fait craindre l’aggravation des tensions. Les alliances militaires s’organisent : OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) autour des Etats-Unis (1949) : Canada, Europe de l’Ouest pacte de Varsovie autour de l’URSS (1955) : pays satellites d’Europe de l’Est Dans le même temps le bloc de l’Est est renforcé par le rapprochement avec la Chine où les communistes ont pris le pouvoir en 1949 (Mao Zedong). B.

Une compétition dans tous les domaines • Dans ce monde bipolaire, les rivalités entre Etats-Unis et URSS prennent des formes variées : course à l’espace, compétitions sportives, armements.

La propagande et les arts sont des supports essentiels pour défendre un modèle ou dénigrer l’autre. • Les deux superpuissances se livrent une course aux armements. L’obtention par l’URSS de la bombe atomique en 1949 fait craindre une destruction mutuelle.

Dès lors, dissuasion nucléaire interdit tout conflit direct entre les deux Grands : c’est l’équilibre de la terreur. Dissuasion nucléaire : idée selon laquelle la détention d’armes nucléaires par les Etats est censée empêcher une attaque par des armes conventionnelles, et prévenir leur usage par la crainte de représailles. • La course à l’espace est aussi un enjeu stratégique des deux Grands. Les Soviétiques prennent de l’avance, avec le lancement du premier satellite (1957) et l’envoi du premier homme dans l’espace (1961).

Mais les Américains rattrapent leur retard : ils vont sur la Lune en 1969. • La confrontation entre les deux camps a aussi lieur sur le terrain de la culture et du sport. Les Jeux olympiques permettent à chaque Grand de prouver la supériorité de son modèle. Le cinéma hollywoodien et l’« American Way of Life » renforcent l’attractivité du mode de vie américain. American Way of Life : mode de vie américain dont la publicité et le cinéma vantent le confort et la modernité (pavillon individuel, électroménager et automobile). C.

Un affrontement planétaire : théâtres extra-européens et limites de la guerre froide (1953-1962) • La guerre froide est marquée par des crises Mais sans affrontement militaire direct entre les deux Grands.

Grâce à leur domination économique et militaire, les deux superpuissances soutiennent différents alliés dans des luttes régionales. Les luttes d’indépendance sont aussi de nouveaux théâtres de la guerre froide qui participent à la consolidation des blocs ou la renouvellent. La guerre froide se conjugue ainsi à la décolonisation et s’inscrit dans de nouveaux fronts en Asie, au Proche-Orient, en Afrique et en Amérique du Sud. La guerre de Corée (1950-1953) oppose deux régimes soutenus par les deux superpuissances. L’URSS soutient les communistes au nord, les Etats-Unis envoient des troupes en Corée du Sud (tournée vers un modèle de démocratie libérale) mais l’URSS s’y refuse et pousse la Chine à intervenir. 1956 : crise du canal de Suez, Etats-Unis et URSS empêchent l’opération militaire de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Etat d’Israël contre l’Egypte, marquant ainsi leur suprématie sur les logiques impériales européennes. • La guerre d’Indochine : guerre d’indépendance et conflit de la guerre froide Hô Chi Minh voulait instaurer un régime communiste au Vietnam.

Après défaite de la France à Diên Biên Phu en 1954, les Etats-Unis cherchent à contenir l’influence communiste dans la péninsule indochinoise. Le Vietnam est en effet coupé en deux : au nord, un régime communiste soutenu par l’URSS, au sud, un gouvernement soutenu par les Etats-Unis.

A partir des années 1960, les Américains engages massivement leurs troupes pour lutter contre le Viêt-cong (Front National de libération du Sud Vietnam : organisation révolutionnaire communiste vietnamienne), qui déstabilise le régime du Sud, et contraintes les tentatives du Nord pour réunifier le Vietnam. Engagées au Vietnam à partir de 1964, les troupes américaines connaissent un enlisement du conflit face à une résistance déterminée.

Les images de la guerre diffusées mondialement attisent les contestations internes et externes contre la politique des Etats-Unis.

Ils apportent ainsi leur soutien à toute opposition anticommuniste, dans leur volonté de poursuivre la logique d’endiguement définie en 1947 (encerclement de l’URSS pour maîtriser la zone d’influence soviétique). A la fin des années 1960, les responsables américains profitent par ailleurs des tensions sino-soviétiques pour engager une politique de rapprochement avec la Chine communiste et accentuer l’affaiblissement de l’influence soviétique en Asie. • La crise des missiles à Cuba C’est le point culminant des tensions de la guerre froide : entre les 14 et 28 octobre 1962, l’escalade des tensions font craindre un affrontement nucléaire.

La perspective d’une guerre entre les Etats-Unis et l’URSS pousse en effet chaque pays à se doter d’armes de plus en plus destructrices : la bombe atomique (obtenue en 1949 par l’URSS) puis la bombe H thermonucléaire, mille fois plus puissante (1952 Etats-Unis ; 1953 URSS).

Pour soutenir l’idée de dissuasion nucléaire, un arsenal gigantesque de sous-marins, d’avions bombardiers et de missiles balistiques est construit, accroissant la méfiance réciproque. En 1959, le révolutionnaire communiste Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba.

Les Etats-unis disposent d’une base militaire (Guantanamo) sur l’île et s’inquiètent de l’arrivée de ce nouvel acteur politique dans leur zone d’influence.

Ils tentent, en vain, de le renverser en.... »

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