Catégorie : Philosophie
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Kant: Jugement analytique et jugement synthétique
La représentation est un acte par lequel quelque chose est rendu présent à l'esprit. La perception est une représentation accompagnée de conscience : une chose m'apparaît dont je prends acte par ma conscience. La perception qui se rapporte à l'état interne du sujet est une sensation ou une aperception, si elle s'accompagne d'une conscience ou représentation de soi. Lorsqu'elle se rapporte à un objet, elle est une connaissance. La connaissance peut procéder d'une intuition ou d'un concept. L...
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Calliclès: La justice et la loi vont à l'encontre de la nature
PRESENTATION DE "GORGIAS" DE PLATON Platon (vers 427-347 av. J.-C.) rédige le Gorgias à un tournant de sa vie, lorsqu'il se retire de la vie politique pour se convertir à la philosophie. La démocratie athénienne traverse alors une grave crise politique et morale. Les Sophistes se sont emparés du pouvoir et ont corrompu la cité. La mise en examen de la rhétorique permet à l'auteur de régler ses comptes avec ceux qu'il tient pour responsables de la mort de Socrate. Mais ce dialogue de la maturité...
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Kant: L'organisme n'est pas une machine
Thème 71 Kant: L'organisme n'est pas une machine Dans une montre, chaque partie est un instrument qui entraîne le mouvement des autres. Le rouage est un moyen de propager le mouvement, mais il n'en est pas la cause. De plus, chaque partie existe pour les autres, elle est utile au mouvement d'ensemble, mais n'existe pas par les autres. La cause des rouages d'une montre, ainsi que leur forme, n'est pas interne, mais externe : c'est l'artisan qui a agi en vue de l'idée d'un tout organisé. Dans une...
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Pascal: Le moi est insaisissable
L'imagination est la plus grande puissance d'erreur qui se puisse trouver en l'homme, et dont il ne peut se défaire. Si elle était toujours fausse, il suffirait d'en prendre le contre-pied pour trouver la vérité, mais nous ne savons jamais si ce qu'elle nous représente est réel ou irréel. N'étant pas la règle infaillible du mensonge, elle ne peut l'être de la vérité. Elle représente le vrai et le faux avec la même indifférence. Sa puissance de persuasion est infinie, même auprès des hommes les p...
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Descartes: La vérité comme lumière naturelle
Thème 81 Descartes: La vérité comme lumière naturelle La vérité est une notion si claire et si évidente qu'il est impossible de l'ignorer. Elle est même une idée innée, car il est impossible d'apprendre ce qu'elle est. On ne peut en effet être en accord ou en désaccord avec celui qui nous en propose une définition, si au préalable on ne sait s'il dit vrai ou faux. Il faut donc savoir, antérieurement à toute définition, ce qu'est la vérité pour acquiescer ou non à la définition qu'on lui suppose...
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Kant: Le problème du jugement esthétique
Thème 91 Kant: Le problème du jugement esthétique A quoi et pourquoi jugeons-nous qu'une oeuvre d'art est belle ? Juger, c'est rapporter le particulier à l'universel. Le jugement est déterminant quand l'universel est connu et que le particulier n'est qu'un cas correspondant ; il est réfléchissant quand on ne dispose que du particulier et qu'il s'agit de découvrir l'universel auquel le rapporter. Le particulier est un simple exemple qui précède la loi et qui est le moyen pour nous de la trouver....
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Lévi-Strauss: Le mariage comme réalisation de l'union entre nature et culture
LA CULTURE ET LA FAMILLE "Tout mariage est une rencontre dramatique entre la nature et la culture, entre l'alliance et la parenté." Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté, 1949. Le mariage est la traduction culturelle de la sexualité, mais il est aussi l'expression d'un dépassement des rapports de parenté : en excluant l'inceste, les hommes choisissent une femme en dehors de leurs liens naturels (famille), privilégiant ainsi l'alliance, acte culturel par excellence, avec son cor...
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Spinoza: La liberté est une illusion
VOCABULAIRE SPINOZISTE Liberté: elle n’est pas un acte de la volonté qui n’est qu’une faculté (entité abstraite, en fait inexistante). La liberté concrète est l’autonomie d’un individu, atteinte lorsque ses actions ne résultent que de causes internes (celles qui résultent de l’essence même de cet individu, c’est-à-dire de son Désir). Le rationalisme cartésien nous montre déjà qu'une volonté infiniment libre, mais privée de raison, est une volonté perdue. Plus nous connaissons, plus notre liberté...
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Rousseau: Du passage de l'état de nature à l'état social
Thème 101 Rousseau: Du passage de l'état de nature à l'état social La société civile se fonde sur la propriété privée, et sur la reconnaissance et le respect de celle-ci par tous. Ardent défenseur de l'état naturel, Rousseau déplore que le contrat civil ne soit pas basé sur le principe que la terre n'est à personne et que ses produits sont à tous. Cependant, le passage de l'état de nature à l'état social engendre un progrès moral : le sens de la justice se substitue à l'instinct. Droits et devo...
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Bergson: De l'incapacité du langage à traduire la pensée et la réalité
Le langage sert à chaque individu pour trouver son rôle et sa place dans la société. Les signes du langage sont à la fois généraux et mobiles. Ils permettent aux objets de passer de l'ombre à la lumière, ils les font devenir choses. Mais pratiquant le langage, l'intelligence applique des formes qui sont celles-mêmes de la matière inorganisée. Le langage pétrifie le monde, le durcit en le découpant en fonction de nos besoins et de nos habitudes. De par sa généralité, il use des mêmes vocables, po...
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Rousseau: La force ne fait pas le droit
Le problème à résoudre est le suivant : "le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir". Existe-t-il réellement un droit du plus fort, et la force est-elle un principe suffisant pour fonder le droit ? S'il est vrai que dans la nature règne la force, il n'est pas vrai que le plus fort reste longtemps le maître : les forces y sont perpétuellement en conflit, et l'issue est incertaine. De plus, la puissance physique...
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Aristote: De la sensation à la science
Tous les hommes ont par nature le désir de connaître ; « le plaisir causé par les sensations en est la preuve, car en dehors même de leur utilité, elles nous plaisent par elles-mêmes, et, plus que toutes les autres, les sensations visuelles » (Métaphysique, A, 1). 1. Les commencements du savoir A. La sensation Toute connaissance commence avec la sensation. Celle-ci consiste en une altération de l'âme par quelque chose qui agit sur elle. Mais l'âme ne reste pas passive ; la sensation ne se réduit...
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Saint Thomas d'Aquin: L'homme et Dieu
Pour Thomas d'Aquin, il y a un profonde complémentarité entre la philosophie d'Aristote ("le Philosophe") et la théologie chrétienne. L'une nous enseigne ce que la raison peut connaître sans la révélation religieuse ; l'autre doit conduire cette philosophie au-delà de ce que la raison peut atteindre. 1. Foi et raison A. La raison et la révélation. • Il y a deux voies d'accès à Dieu : la raison et la révélation. La raison est la faculté de concevoir des idées. La révélation est la parole de Dieu...
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Descartes: Les règles de la méthode
Thème 82 Descartes: Les règles de la méthode La vérité est une notion si claire et si évidente qu'il est impossible de l'ignorer. Elle est même une idée innée, car il est impossible d'apprendre ce qu'elle est. On ne peut en effet être en accord ou en désaccord avec celui qui nous en propose une définition, si au préalable on ne sait s'il dit vrai ou faux. Il faut donc savoir, antérieurement à toute définition, ce qu'est la vérité pour acquiescer ou non à la définition qu'on lui suppose. Traditi...
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Pascal: L'esprit de géométrie
L'imagination est la plus grande puissance d'erreur qui se puisse trouver en l'homme, et dont il ne peut se défaire. Si elle était toujours fausse, il suffirait d'en prendre le contre-pied pour trouver la vérité, mais nous ne savons jamais si ce qu'elle nous représente est réel ou irréel. N'étant pas la règle infaillible du mensonge, elle ne peut l'être de la vérité. Elle représente le vrai et le faux avec la même indifférence. Sa puissance de persuasion est infinie, même auprès des hommes les p...
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Aristote: Nature et Divin
Le monde d'Aristote est hiérarchique. Les êtres y ont tous une nature, une essence, plus ou moins parfaite, c'est-à-dire plus ou moins proche de la substance parfaite, incorruptible, la forme pure : Dieu. Tous les êtres, sourdement ou consciemment, tendent vers ce suprême vivant. Le destin de chaque être est de devenir ce qu'il est, en réalisant sa nature. 1. Le monde des choses muables A. Le mouvement Le monde est en perpétuel mouvement. Il y en a deux sortes : naturel s'il se produit conformém...
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Hegel: L'art n'est pas une imitation de la nature, il est supérieur à elle
Thème 92 Hegel: L'art n'est pas une imitation de la nature, il est supérieur à elle Hegel rompt avec Kant, pour qui la beauté naturelle tient une large part. La contemplation d e la belle nature accorde mystérieusement l'imagination et l'entendement. Hegel rejette la beauté naturelle, car la beauté artistique étant un produit de l'esprit lui est nécessairement supérieure. C'est pour nous et non en soi et pour soi qu'un être naturel peut être beau. L'imitation de la nature n'est donc pas de l'ar...
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Machiavel: politique et morale
Au sens courant, le machiavélisme consiste à jouer, la fin justifiant les moyens, la politique contre la morale. La réflexion de Machiavel est autre, et le problème qu'il pose dans Le Prince est celui du pouvoir considéré exclusivement au regard de ses exigences propres, non subordonné à autre chose : quelles sont les conditions sine qua non d'un pouvoir politique efficace et durable ? Amorale mais non immorale, sa pertinence est de "se conformer à la vérité effective de la chose, [non] aux imag...
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Kant: L'asociale sociabilité de l'homme
Chaque homme est partagé par la tendance contradictoire d'entrer en société, de rechercher le commerce de ses semblables, et de les fuir ou de nourrir à leur égard des sentiments peu charitables. L'état de société est une nécessité pour chacun qui peut ainsi seulement développer ses propres dispositions, mais chacun recherche aussi l'isolement de ses semblables pour garder le sentiment de pouvoir tout diriger à sa guise. Autrui s'oppose à la libre tendance de chacun à suivre ses propres penchant...
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Hume: La nature humaine
L'esprit humain n'a pas de nature originelle : sans facultés, sans organisation interne, il se réduit à l'origine à un ensemble incohérent d'idées, une collection inorganisée de toutes les impressions qui l'affectent et l'ont affecté. L'esprit n'est au départ qu'imagination, non pas productrice d'idées neuves, mais reproductrice servile d'impressions reçues. L'esprit humain se construit une nature par la façon dont il associe ces idées, sous l'effet de règles qui le dépassent et lui viennent du...