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DS sur la structuration et les classes sociales en France

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« La pertinence du concept de la classe sociale pour comprendre la structuration sociale aujourd’hui : Intro : « L’histoire de toute société est l’histoire de la lutte des classes », extrait du manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels. Le concept de classe sociale regroupe pour Karl Marx un ensemble d’hommes caractérisé par la place qu’ils tiennent au sein du système productif comme par exemple la bourgeoisie et le prolétariat. La structuration sociale d’aujourd’hui est considérée comme une formation sociale distincte et stable dans laquelle des êtres humains interagissent et vivent ensemble. Nous pouvons alors nous demander s’il est pertinent d’utiliser ce concept de classe sociale pour permettre de comprendre la structuration sociale aujourd’hui. Nous verrons dans un premier temps que certaines caractéristiques de la société actuelle semblent rendre le concept de classe sociale moins pertinent pour analyser la structure sociale, puis nous verrons que ce concept reste un outil important pour comprendre cette structuration sociale. Il existe une tendance à la moyennisation qui brouille les frontières de classe, la moyennisation d’une société peut être définie comme le processus de constitution d’une vaste classe moyenne et qui rapproche les modes et les niveaux de vie des gens qui la constitue. Selon Henri Mendras cette tendance de moyennisation est surtout marquante durant les Trente Glorieuses (1950-1970). Lorsque la partie la plus modeste de la population a connu un enrichissement global, cela qui a contribué au rapprochement des cadres, employés et ouvriers qui a amené à la création d’une vaste classe sociale beaucoup moins hétérogène. La massification et la démocratisation de l’enseignement ont fortement contribué à la réduction des inégalités. La massification traduit l’augmentation du nombre d’enfants se rendant à l’école. Grâce à cette augmentation de l’accès aux études, nous avons pu voir un fort développement de la mobilité sociale (changements de statut social des individus ou des groupes sociaux au cours du temps) car l’école est un facteur d’intégration sociale mais aussi un moyen d’apprendre, auxquels les enfants issus de milieux défavorisés n’avaient pas accès auparavant, ce qui va contribuer fortement à la moyennisation. De plus aujourd’hui la conscience de classe semble moins évidente dans les catégories populaires. Selon Marx cette conscience de classe a disparu, ce sentiment subjectif d’appartenir à une classe sociale tend à diminuer puisque de nos jours seules deux personnes sur trois s’identifient à une classe, et parmi elles, les deux tiers s’identifient aux classes moyennes. Or, au sens Marxiste les classes moyennes ne sont pas des classes sociales car elles ont peu de caractéristiques sociales et économiques qui leur sont propres. Selon Marx il est alors difficile de parler de classe pour soi : classe dont les individus la composant ont conscience d’une appartenance commune. L’individualisation semble aussi affaiblir la logique de classe sociale, l’individualisation est le processus par lequel les individus ont peu à peu acquis une capacité à se définir par euxmêmes et non en fonction de leur appartenance à une classe ou bien un groupe social. En effet les sociétés modernes connaissent la montée de l’individualisme. Ainsi au-delà de la classe sociale d’appartenance les individus agissent par rapport à leur genre, leur âge, leur génération, leur position dans le cycle de vie. De cette individualisme naissent des conflits pour l’égalité des genres, pour la reconnaissance des minorités, pour l’environnement. La lutte des classes n’est pas pertinente pour analyser ces conflits. De plus la vie moderne conduit à »

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