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Y a-t-il des degrés dans la liberté morale ?

Extrait du document

« A.

— Il semble dès l'abord que le libre arbitre ne comporte pas de degrés.

Considéré en lui-même, isolément, l'acte libre est quelque chose de simple et d'indivisible.

Un choix est essentiellement libre ou ce n'est pas un choix ; on veut ou on ne veut pas. Sous ce rapport, pas de degrés possibles.

Mais si l'on considère la liberté, non pas dans son essence, mais dans les circonstances qui l'accompagnent, dans les conditions qu'elle suppose, on peut dire qu'elle est susceptible d'une infinité de degrés.

(Rappeler les conditions de la liberté : a) Une certaine réflexion; b) une certaine possession ou maîtrise de soi-même ; c) un organisme en bon état...). B.

— Montrer en effet que, les conditions de la liberté étant plus ou moins variables, on est plus ou moins libre : a) Selon qu'on est plus ou moins capable de réfléchir (Corrélation de l'intelligence et du libre arbitre : tout ce qui diminue la portée de l'intelligence, comme l'ignorance, l'inattention, la faiblesse d'esprit, diminue d'autant le libre arbitre). b) Selon le degré de maîtrise de soi-même (Effets des passions sur l'intelligence et la volonté; question de la responsabilité dans les passions). c) Selon l'état de l'organisme (Effets de certaines maladies sur le cerveau; influence du physique sur le moral). d) Selon l'intensité de la pression sociale.

D'où, en justice, les circonstances atténuantes; d'où, aussi, les difficultés d'apprécier exactement le degré de responsabilité des actes humains. C.

— Conclure en montrant qu'il dépend de nous de travailler à former notre liberté, comme aussi nous pouvons l'amoindrir et même la détruire.

D'où nécessité de veiller sur nous-mêmes, de prendre conscience des nécessités qui pèsent sur nous, de favoriser en un mot les conditions de l'exercice normal de la liberté.. »

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