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Sujet de Dissertation : Le travail doit-il être considéré comme un facteur contributif de la souffrance de l’Homme ou, au contraire, un moyen de s’affirmer mentalement et socialement?

Publié le 16/01/2023

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« Sujet de Dissertation : Le travail doit-il être considéré comme un facteur contributif de la souffrance de l’Homme ou, au contraire, un moyen de s’affirmer mentalement et socialement? On serait tenté, notamment au vu de la thèse du texte, de faire du travail une source d'épanouissement, le moyen de s'affirmer et de se développer personnellement.

Le travail désigne en effet une activité consciente et volontaire, d'utilité commune.

Il a, comme telle, une valeur à la fois sociale et morale. Toutefois, il semblerait qu'une telle considération ne puisse être assignée qu'à une forme particulière de travail, non au travail en général : d'une part, en effet, le travail salarié recouvre une période historique limitée, pour autant qu'il n'a pas toujours existé, et n'existera pas toujours.

D'autre part, le travail peut n'avoir qu'une valeur économique et marchande, ce qu'atteste le cas du travail aliéné, travail mécanique, répétitif, appauvrissant.

Ainsi, nous pouvons légitimement demander de la considération que nous devons avoir du travail, comme étant un facteur contributif de la souffrance de l’Homme ou, au contraire, un moyen de s’affirmer mentalement et socialement ? Ainsi, et à la lumière des Géorgiques de Virgile, de La condition ouvrière de Weil et de la pièce de théâtre Par Dessus Bord, nous verrons dans un premier temps comment le travail peut être vu comme une souffrance.

Dans un deuxième temps, nous montrerons en quoi il peut s’avérer véritablement bénéfique.

Enfin, dans un dernier temps, nous expliquerons quelles conditions doit respecter un travail proprement épanouissant. De par sa définition à l’origine, on peut considéré le travail comme étant source de souffrance : En effet, le travail se comme étant une action infligée à l’Homme par autrui ou tout simplement l’extérieur.

Ainsi, depuis toujours le travail possède une certaine dimension négative: on le voit souvent comme pénible, un travail est une tâche, une corvée qui pèse sur l’être humain, d’où d'ailleurs son opposition au loisir.

On peut prendre pour exemple la vision que donne la Bible sur le travail, notamment dans la Genèse, où celui-ci est présenté comme le châtiment divin imposé par dieu à Adam et Ève pour avoir commis le péché originel, on citera la phrase :” tu travaillera à la sueur de ton front”.

De manière plus concrète dans Les Géorgiques de Virgile, on y remarque une description d’un travail agricole quotidien souvent lourd et pénible, qui nécessite nombre d’efforts physiques.

On peut prendre exemple sur les difficultés d’entretenir une vignes et des oliviers qui nécessitent une maîtrise parfaite des terrains et des semences. D’autre part, on remarque que cette douleur que peut représenter le travail se retrouve encore aujourd’hui dans nos sociétés, et ce malgré l’évolution des différentes formes du travail. En effet, le travail est aujourd’hui, pour la plupart d'entre nous, devenu notre source de revenus, ce qui le rend indispensable.

Ainsi, il se transforme en activité contraignante exercée sous l’autorité de quelqu’un.

Selon Marx, l’aliénation du travail en est venu jusqu'à diviser la société en deux classes, ouvriers et détenteurs de biens.

Ainsi, les ouvriers, au service des détenteurs de biens sont contraints de mettre leur main d'œuvre sur le marché, et mis au service du capitaliste qui décide tout sur ses conditions du travail.

Le capitalisme a fait de l’ouvrier une marchandise pour faire des marchandises.

De plus, le philosophe Locke mettra également en relief le paradoxe suivant : l’ouvrier produit mais ne peut jamais vraiment finaliser sa production.

Plus encore, il produit et est dépossédé de sa production en échange d’un salaire. Ceci nous amène ainsi à décrire avec plus de précision les douleurs du travail à la chaîne, comme étant le comble de l’inhumanité dans une société pourtant si moderne.

En effet, cette forme de travail nous est décrite par Simone Weil comme étant douloureuse à la fois pour le corps et l’esprit : le corps puisque les tâches sont souvent pénibles : elles impliquent de monter des charges, visser des boulons, mais elles sont surtout répétées un nombre de fois incalculable sans interruptions. Ensuite, pour l’esprit, il est nécessaire de se concentrer sur une tâche répétitive au prix d’échouer ou de se blesser, si bien que je cite : “la pensée se rétracte” et ne peut se projeter dans l’avenir. En somme, c’est d’une part par son caractère contraignant et souvent pénible que le travail peut être considéré par l’homme comme source de souffrances. D’autre part, son aliénation dans la société moderne ne la rendu que plus contraignant et inhumaine, en hiérarchisant la société et transformant les Hommes en machines de production massives. Néanmoins, aussi pénible qu’il puisse être, le travail étant une création strictement humaine, la question de savoir si il peut s’avérer positif peut légitimement être posée.

En effet, le travail est défini comme une modification consciente et volontaire de la nature.

Ainsi, le travail est positif en ça qu’il permet à l’Homme de se confronter à la nature, de la transformer.

L’homme lorsqu’il travaille, se fixe un objectif et lutte contre la résistance de la nature pour la modeler.

Il s’imagine un projet et lui donne une forme concrète.

Marx dira que “le travail donne une forme utile à la vie”.

Or, la description du travail agricole faite par Virgile dans Les géorgiques illustre parfaitement les bienfaits de ce travail : le paysans vit d’un bonheur simple, proche de la nature, il admire sa beauté et en tire sa subsistance par des efforts fructueux.

Cette façon de vivre le rend.... »

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