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PLAN DÉTAILLE DE L’EXPLICATION DE TEXTE DE B. RUSSELL: Problèmes de philosophie.

Publié le 31/10/2022

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« PLAN DÉTAILLE DE L’EXPLICATION DE TEXTE DE B.

RUSSELL La valeur de la philosophie doit être cherchée pour une bonne part dans son incertitude même. Celui qui n'a aucune teinture de philosophie traverse l'existence, emprisonné dans les préjugés qui lui viennent du sens commun, des croyances habituelles à son temps et à son pays, et des convictions qui se sont développées en lui sans la coopération ni le consentement de sa raison. Pour un tel individu, le monde est sujet à paraître précis, fini, évident; les objets habituels ne lui posent aucune question et les possibilités non familières sont dédaigneusement rejetées. Dès que nous commençons à philosopher, au contraire, nous trouvons que même les choses les plus ordinaires de la vie quotidienne conduisent à des problèmes auxquels nous ne pouvons donner que des réponses très incomplètes.

La philosophie, bien qu'elle ne soit pas en mesure de nous dire avec certitude quelle est la vraie réponse aux doutes qu'elle élève, peut néanmoins suggérer diverses possibilités qui élargissent le champ de nos pensées et les délivrent de la tyrannie de la coutume.

Tout en diminuant notre certitude à l'égard de ce que sont les choses, elle augmente beaucoup notre connaissance à l'égard de ce qu'elles peuvent être; elle repousse le dogmatisme quelque peu arrogant de ceux qui n'ont jamais pénétré dans la région du doute libérateur et garde vivace notre sens de l'étonnement en nous montrant les choses familières sous un aspect non familier. Russell, Problèmes de philosophie. Introduction : Sujets possibles : De la pertinence de philosopher. Renoncer à son existence « finie, précise et évidente » pour gagner l’inconfort de l’incertitude d’une nouvelle existence. Problèmes possibles : Ne vaut-il pas mieux rester un homme du commun emprisonné dans une connaissance du monde indubitable ? Y a-t-il un quelconque intérêt à rechercher cette nouvelle manière de connaître tant les conséquences de sa pratique paraissent discutables ? Thèses possibles : La question ne se pose pas pour B.

Russell tant les bénéfices à philosopher lui paraissent évidents. L’absence de fiabilité de la philosophie, son incertitude même, qui fait d’ailleurs toute sa valeur, nous conduit paradoxalement à la liberté (c’est un enjeu possible). Structure du texte : jusqu’à la ligne 6, l’extrait témoigne du caractère insuffisant de la connaissance du sens commun et de ses conséquences.

La suite de l’extrait définit la nature de la connaissance philosophique et détermine ses bénéfices. 1ère partie : [Les concepts identifiés lors de la lecture attentive.

« valeur de la philosophie », « incertitude », « préjugés », « teinture de philosophie », « coopération de la raison ».] 1 Paragraphe 1 : Qu’entend l’auteur par incertitude ? Le sens commun considère qu’une personne qui ne sait quel parti prendre, qui ne sait déterminer si les choses sont vraies ou fausses, bien ou mal, vit dans l’incertitude, dans l’inconfort.

L’angoisse naît de l’impossibilité de connaître. Paragraphe 2 : Or, il ne s’agit pas dans le texte d’ébranler la possibilité de la connaissance mais bien plutôt de la fonder et l’angoisse disparaîtra au profit de la curiosité. « L’incertitude » de l’auteur ne nous conduit donc pas au scepticisme (impossibilité de connaître) mais à la véritable connaissance, celle qui rend incertains nos préjugés et qui nous en libère (voir les leçons en particulier qu’est-ce que la philosophie ? ). Paragraphe 3 : La connaissance de l’existence que possède le sens commun se construit sur des idées, déclinaisons de sentiments, qui semblent donner un monde objectif, naturel et culturel dont on ne peut douter.

Ainsi, pour l’homme qui n’est pas teinté de philosophie, la terre est plate, la peine de mort la solution à la criminalité et la liberté revient à faire ce que je veux.

« ces objets habituels ne lui posent aucune question … etc » (voilà comment citer le texte). Paragraphe 4 : Or, cette connaissance est construite « sans le consentement et la coopération » de la raison qui est pourtant la faculté qui permet d’examiner ce que l’on croit savoir, qui arbitre, qui explique et argumente, qui confirme et infirme et qui, c’est vrai, sème le doute dans l’esprit des profanes qui rejettent alors « dédaigneusement les possibilités non familières » (convocation possible du texte de Alain*.

Référence également à la mise en accusation de Socrate dans le texte dePlaton, L’Apologie de Socrate).

Ils n’ont que mépris et désintérêt pour de nouvelles interprétations du monde trop dérangeantes.

Ainsi, pour ces esprits encore fermés le temps, par exemple, ne peut-être qu’absolu et non relatif, et la coutume et la tradition font nécessairement lois (illustrations par l’exemple à trouver par vous-même.) Transition : [Point avec le problème.

Consigne du BAC !] Cependant, si une connaissance n’est pas construite librement, elle nous est imposée par le prêt-à-penser, le dogmatisme, voire l’idéologie.

Ce qui paraît certain et indubitable est en réalité une servitude. Alors, vaut-il mieux rester un homme du commun emprisonné dans une connaissance du monde indubitable, ou vaut-il mieux cultiver l’incertitude en pratiquant le doute libérateur ? La suite de l’extrait va tenter de nous en convaincre définitivement. 2ème partie : [Les concepts identifiés lors de la lecture attentive : « diverses possibilités », « élargissent le champ de nos pensées», « augmentent nos connaissances », « dogmatisme », « Étonnement ».] 2 Paragraphe 1 : Bien évidemment, non.

Philosopher, c'est-à-dire dépasser les a priori (voir les leçons), offre des « possibilités » qui « élargissant le champ de nos pensées » ce qui signifie que notre esprit s’ouvre à de nouveaux mondes, insoupçonnés et inédits qui libèrent notre âme de la « tyrannie de la coutume » ou encore du « dogmatisme » tout en offrant pourtant que des réponses incomplètes.

Comment est-ce possible ? Paragraphe 2 : Aller au-delà des idées reçues crée des problèmes, c'est-à-dire des questions qui n’acceptent pas de réponses immédiates mais seulement possibles.

On a, par exemple, l’habitude de penser que le droit fait loi et qu’il dispense d’arbitrage moral.

Je cache alors mes actions derrière une loi qui semble me protéger.

Qui irait ou voudrait même penser, que cette loi est mal faite ? Pourtant, l’envisager revient à poser un problème et ouvre l’horizon jusqu’alors fermé du.... »

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