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L'Introduction à l'analyse existentielle

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« Analyse. · Thème : Ce texte est une approche directe de la pensée stoïcienne.

On y voit développé le principe de l’apathie, c’est à dire le refus des passions pour ne plus connaitre les affres de la vie.

Vivre dans la vertu, ne plus être touché par les maux du monde.

Est donc développé ici un comment et pourquoi l’homme peut éviter de subir des passions directement liées à la présence d’autrui, et à son comportement. · Thèse : Mar Aurèle pose ici le problème de nos réactions face au comportement d’autrui.

Il s’agit donc pour lui de démontrer que l’on peut dépassionner nos relations avec l’autre.

Il y a un principe de reconnaissance en autrui de faiblesses.

Cette reconnaissance doit consister en une sollicitude envers l’autre, mais en aucun cas en un reflex passionnel.

Le caractère de l’autre ne doit provoquer que des actes vertueux, mais en aucun cas des passions. · Enjeux. o Le premier enjeu tiens dans la démonstration faite par ce texte : il représente, en quelques lignes, ce que c’est qu’être stoïque.

Il s’agit donc ici de mettre en avant l’un des fondements de la pensée stoïcienne : une recherche de l’apathie. o L’autre enjeu tiens dans l’affirmation du mal qui ne peut être compris que comme subit directement par l’âme.

Notre pensée se blesse seule dans la confrontation avec les faiblesses de l’autre.

Nous sommes notre propre mal lorsque nous réagissons par passion face aux autres.

Il faut donc dans ce texte démontrer que l’acceptation de la faiblesse de l’autre permet de ne plus être atteint par ce qu’il est. o Enfin, la vision qui est donnée ici ne peut nous empêcher de penser à un descendant possible des stoïciens, Spinoza.

Son analyse, dans l’Ethique, des passions humaines et de leur capacités à accroitre ou a diminuer le bonheur n’est pas sans résonances avec le texte que nous avons ici. Problématisation. Marc Aurèle, dans ce texte, pose une thèse parfaitement stoïcienne : celle du refus des passions, afin de rester vertueux.

La vertu est en effet une douceur, face à la faiblesse.

Autrui peut me faire du mal, par son caractère.

Mais comment, alors, expliquer que l’on en veuille à l’autre pour ce qu’il est ? Puis-je, tout d’abord, faire quoi que ce soit contre la faiblesse des hommes ? Comment puis-je aider ceux qui ont ces faiblesses ? Enfin, comment Marc Aurèle justifie-t-il que nous fassions erreur en réagissant de façon passionnée aux faiblesses dévoilées par les autres hommes ? « Lorsque tu te heurtes à l'impudence d'un homme, demande- toi de suite: Peut-il y avoir un monde sans êtres impudents ? Cela ne se peut.

Ne demande donc pas l'impossible; car cet homme est précisément un de ces impudents qui sont nécessairement dans le monde.

Que la même question soit toute prête à propos d'un homme rusé, perfide, ou d'un pécheur quelconque.

Car dès que tu te souviendras que cette sorte d'hommes ne peut pas ne pas exister, tu seras plus bienveillant envers chacun d'eux.

Il est bon aussi de songer de suite à la vertu que la nature a donnée à l'homme contre ce vice.

Elle lui a donné en contrepoison la douceur envers l'insensé, et d'autres qualités contre les autres vices.

D'une manière général, il t'est possible d'instruire l'égaré: car pécher, c'est se tromper de but et s'égarer. Quel tort te fait-il ? Car tu découvriras que nul de ceux contre qui tu t'irrites, n'a rien fait d'où devrait résulter pour toi un défaut dans ta pensée; car c'est en elle que réside tout ce qui peut être mauvais ou nuisible pour toi.

Qu'y a-t-il donc de mauvais ou d'étrange à ce qu'un ignorant agisse en ignorant ? Prends-y garde, c'est plutôt toi qui dois te reprocher de ne pas t'être attendu à ce qu'il commette des fautes.

Car en raisonnant, tu avais des motifs pour penser qu'il commettrait telle faute, et pourtant cela t'a échappé, et tu t'étonnes qu'il pèche! » Marc-Aurèle, pensée pour moi-même. Proposition de plan. 1. (Lignes 1 à 6) Un fait à reconnaître : le monde ne peut se départir de faiblesse et de pêchers. · Le texte que nous avons ici nous met face à l’autre.

Mar Aurèle considère que nous nous heurtons à l’autre.

Aussi, dès le départ, est soulevée l’idée d’une confrontation à l’autre.

C’est cette idée qui sera le fil conducteur du développement de ce texte. · Pourquoi ? Parce que l’on devra dire comment réagir de façon stoïque, dans le plus pur sens du terme, face à la confrontation avec un autre.

D’ailleurs, si confrontation il y a, c’est du fait même de ce qu’est l’autre : un impudent, un rusé, un pêcheur.

Cet autre auquel nous nous heurtons est fautif. · L’opposition nait donc d’un sentiment de frustration de notre part, frustration de constate que. »

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