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Le travail instaure-t-il entre les hommes l'égalité ou l'inégalité ?

Extrait du document

« INTRODUCTION Le travail est cette activité qui nous permet d'avoir un salaire,une place dans la société.

Le travail procure ainsi un certain pouvoir d'achat et la possibilité d'exercer un tel pouvoir dans l'acte de consommer.

Le travail est de prime abord un facteur d'humanisation : comment expliquer alors les inégalités parmi les hommes ? Le travail est-il le seul facteur à l'origine des inégalités entre les hommes ? PROPOSITION DE PLAN I L'émergence du travail et les conditions de celui-ci 1.

Qu'est-ce que le travail ? TEXTE D.

Lestel Les origines animales de la culture « Au contraire de ce qu'on voit chez l'homme, l'activité technique du chimpanzé est fondamentalement solitaire et individuelle.

La coopération technique de ces primates est rarissime.

Wolgagng Kôhler , avec son flair habituel, l'a très bien vu.

Il suggère que l'usage de l'outil est pour l'homme une activité sociale, alors que le chimpanzé incorpore plutôt des objets dans les activités locomotrices du corps.

» 2.

Le travail dans la cité Texte J.-J.

ROUSSEAU, Du Contrat social, I, c.

8. "Ce passage de l'état de nature à l'état civil produit dans l'homme un changement très remarquable, en substituant dans sa conduite la justice à l'instinct, et donnant à ses actions la moralité qui leur manquait auparavant. C'est alors seulement que la voix du devoir succédant à l'impulsion physique et le droit à l'appétit, l'homme, qui jusque-là n'avait regardé que lui-même, se voit forcé d'agir sur d'autres principes, et de consulter sa raison avant d'écouter ses penchants.

Quoiqu'il se prive dans cet état de plusieurs avantages qu'il tient de la nature, il en regagne de si grands, ses facultés s'exercent et se développent, ses idées s'étendent, ses sentiments s'ennoblissent, son âme toute entière s'élève à tel point, que si les abus de cette nouvelle condition ne le dégradaient souvent au-dessous de celle dont il est sorti, il devrait bénir sans cesse l'instant heureux qui l'en arracha pour jamais, et qui, d'un animal stupide et borné, fit un être intelligent et un homme. Réduisons toute cette balance à des termes faciles à comparer.

Ce que l'homme perd par le contrat social, c'est sa liberté naturelle et un droit illimité à tout ce qui le tente et qu'il peut atteindre ; ce qu'il gagne, c'est la liberté civile et la propriété de tout ce qu'il possède.

Pour ne pas se tromper dans ces compensations, il faut bien distinguer la liberté naturelle qui n'a pour bornes que les forces de l'individu, de la liberté civile qui est limitée par la volonté générale, et la possession qui n'est que l'effet de la force ou le droit du premier occupant, de la propriété qui ne peut être fondée que sur un titre positif". L'état civil fait de l'homme un citoyen; et un être capable de moralité. Rousseau distingue deux états successifs : état de nature, état civil.

L'état de nature n'a jamais existé.

Il s'agit d'une hypothèse.

Tout se passe donc comme s'il y avait l'avant et l'après.

L'avant, c'est l'instinct.

L'après, c'est la justice, qui implique de peser un pour et un contre selon des principes.

La substitution de la justice à l'instinct ouvre un champ nouveau : celui de la moralité, qui permet à l'homme de juger la valeur de ces actions.

Avant : l'impulsion physique qui désigne bien une force à laquelle on ne peut résister, l'appétit.

Après : la voix du devoir qui désigne un appel, de l'ordre de l'injonction - « tu dois » - et non de l'impulsion avec laquelle on ne dialogue pas.

Après également, le droit qui s'oppose d'évidence à la force, et multiplie l'univers de la parole, puisqu'il n'y a pas de droit sans contrat, que le propre du droit est de se dire, de dire la loi.

Ainsi s'élève la voix du devoir, et la parole généralisée du droit existe, elle, au niveau social et permet à chacun d'être citoyen.

Rousseau montre que l'homme, dans ce passage à l'état civil, s'élève à la dignité de sujet.

Jusqu'alors il « collait » à lui-même.

Maintenant il prend des distances avec l'instinct et l'impulsion physique irrépressibles.

Il consulte la raison, consultation qui vient se substituer au discours muet du penchant qu'il suffit d'écouter pour le suivre. Dans l'état civil, l'homme peut actualiser sa perfectibilité.. »

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