Aide en Philo

Le raisonnable se confond-il avec le rationnel ?

Extrait du document

« ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • « Vocabulaire de la philosophie » de Lalande. - Raison : « A.

Faculté de raisonner discursivement, de combiner des concepts et des propositions. B.

Faculté « de bien juger » c'est-à-dire de discerner le bien et le mal, le vrai et le faux. D.

Système de principes a priori dont la vérité ne dépend pas de l'expérience, qui peuvent être logiquement formulés, et dont nous avons une connaissance réfléchie. E.

Faculté de connaître d'une vue directe le réel et l'absolu, par opposition à ce qui est apparent ou accidentel.

» - Raisonnable : « qui possède la raison définie aux sens A, B, D ou E ». - Rationnel : « Qui appartient à la raison, ou qui lui est conforme, en particulier aux sens B et D. • Identité du rationnel et du raisonnable ? En quoi ? En quel(s) sens ? • Différence(s) entre le rationnel et le raisonnable ? En quoi ? En quel(s) sens ? • L'un est-il la « partie » de l'autre ? • Rapports du rationnel et du raisonnable dans l'oeuvre de Kant. • Comment rendre compte des usages « populaires » de ces termes, et singulièrement de « raisonnable » ? INDICATIONS DE LECTURE • Logique de la philosophie de Eric Weil (Vrin). • La Critique de la Raison Pratique de Kant. • La Philosophie pratique de Kant de Victor Delbos (P.U.F.). [Le rationnel et le raisonnable sont soumis aux mêmes lois: celles de la raison.

Les critères sont identiques qu'il s'agisse de la science ou de la morale, de rationnel au de raisonnable.

Un jugement raisonnable est aussi rationnel.] La raison dicte le bien et le vrai "Je vois, par exemple, que deux fois deux font quatre, et qu'il faut préférer son ami à son chien ; et je suis certain qu'il n'y a point d'homme au monde qui ne le puisse voir aussi bien que moi.

Or je ne vois point ces vérités dans l'esprit des autres, comme les autres ne les voient point dans le mien.

Il est donc nécessaire qu'il y ait une Raison universelle qui m'éclaire, et tout ce qu'il y a d'intelligences.

Car si la raison que je consulte, n'était pas la même qui répond aux Chinois, il est évident que je ne pourrais pas être aussi assuré que je le suis, que les Chinois voient les mêmes vérités que je vois.

Ainsi la raison que nous consultons quand nous rentrons dans nous-mêmes, est une raison universelle.

Je dis : quand nous rentrons dans nous-mêmes, car je ne parle pas ici de la raison que suit un homme passionné.

Lorsqu'un homme préfère la vie de son cheval à celle de son cocher, il a ses raisons, mais ce sont des raisons particulières dont tout homme raisonnable a horreur.

Ce sont des raisons qui dans le fond ne sont pas raisonnables, parce qu'elles ne sont pas conformes à la souveraine raison, ou à la raison universelle que tous les hommes consultent." MALEBRANCHE. 1) Dégagez l'idée principale du texte et les différentes étapes de l'argumentation 2) Expliquez la différence que l'auteur établit entre « avoir ses raisons » et être raisonnable ». 3) De quels genres de "vérités" parle ici Malebranche ? 1.

La connaissance du vrai et du bien, éprouvée comme certitude intérieure, atteste l'existence en tout homme d'une raison universelle. Le texte s'organise en quatre moments principaux, dont le point commun est de solliciter le témoignage du lecteur pour lui faire admettre, à partir d'exemples bien choisis et d'une interprétation inductive de ces exemples, l'existence d'une raison universelle, définie comme faculté de distinguer le vrai et le bien. * Premier moment du texte Énoncé de deux types de propositions, reconnues comme vraies, dans l'ordre de la connaissance (exemple mathématique) et dans l'ordre des valeurs morales (un homme vaut mieux qu'un animal). * Deuxième moment du texte Analyse de la modalité d'existence de ces vérités en chaque homme, et de ce qu'elle implique.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles