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La raison seule ou la volonté suffisent-elle a fonder l'obligation morale ?

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« La raison seule ou la volonté suffisent-elle a fonder l'obligation morale? A.

— La raison fondement de l'obligation.

— Le bien est obligatoire uniquement parce que c'est le bien en non parce que Dieu le commande.

Il s'impose à la volonté parce qu'il est connu par la raison et il ne tient son autorité que de lui-même.

(Théorie de la Morale indépendante). Critique.

— a) S'il en était ainsi il faudrait conclure que tout bien connu par la raison est formellement obligatoire. Or, il est, certain que le bien est plus étendu que le devoir.

Ainsi nous concevons l'héroïsme comme un bien supérieur, et cependant l'héroïsme n'est pas obligatoire. b) D'ailleurs la raison, faculté de connaître, ne commande pas, n'oblige pas; elle impose une évidence, une nécessité de penser, mais elle ne saurait par elle-même imposer une nécessité d'agir un devoir.

Comment d'ailleurs une conception de ma raison pourrait-elle m'obliger moi-même ? c) Il ne faut pas confondre le bien entrevu par la raison avec le précepte de faire le bien.

Seul un précepte.

un ordre, une loi peut obliger.

Mais il n'y a pas de loi sans législateur un ordre, un précepte supposent nécessairement une volonté qui l'impose.

Quelle est cette volonté? B.

— La volonté fondement de l'obligation.

— D'après Kant, la volonté humaine est seule la source de l'obligation.

La volonté est.

autonome ; elle pose la loi en conférant à l'idée du bien sa fin obligatoire et se l'impose ensuite : elle est ainsi législateur et sujet de la loi : elle est obligée, mais c'est elle qui s'oblige. Critique.

— Qui ne voit que la volonté humaine ne saurait être la base de le loi morale, car étant essentiellement changeante elle ne peut promulguer une loi qui doit être immuable.

Comment d'ailleurs une injonction de ma volonté pourrait-elle être pour moi une loi inviolable.

Après tout ma volonté c'est moimême et un ordre émané de moi ne saurait me lier.

Kant lui-même n'a pu s'empêcher de le reconnaître.

« Que l'homme, accusé par sa conscience, ditil, soit représenté comme rie faisant qu'une seule et même personne avec le juge, c'est une manière absurde de se représenter un tribunal, car alors l'accusateur perdrait toujours sa cause » (Princ.

métaphysiques de la morale, trad.

Tissot, p.

112). C.

— Conclusion.

— Il faut donc que l'obligation ait un principe extérieur et supérieur à notre raison et à notre volonté.

Quel est ce principe ? Est-ce l'autorité sociale ?. »

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