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fiche revision philosophie terminal bac LA LIBERTé

Publié le 03/05/2026

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« L’être humain est libre dans la mesure où il possède la capacité de choisir entre plusieurs possibilités. Cette liberté se manifeste dans les situations de décision où chacun fait l’expérience intérieure qu’il dépend de lui d’agir d’une manière ou d’une autre.

Autrement dit, l’homme se perçoit comme l’auteur de ses actes, ce qui fonde sa responsabilité.

Cette idée repose sur le fait que la volonté est une faculté autonome : elle n’est pas entièrement soumise à des contraintes extérieures, mais peut se déterminer elle-même.

Ainsi, la liberté n’a pas besoin d’être démontrée, car elle se donne directement dans l’expérience du choix.

Selon René Descartes, il est évident que nous sommes libres car nous ressentons cette liberté quand nous devons prendre une décision.

Nous savons qu'il dépend de nous de faire un choix ou un autre et que nous serons responsables de ce choix.

Il distingue, par ailleurs, deux types de libertés : la liberté d'indifférence où nous faisons un choix sans réfléchir particulièrement par un pur acte de volonté et la liberté de délibération où nous réfléchissons avant de faire notre choix.

Nous usons alors de notre volonté et de notre raison.

(Comme il l’affirme lui-même, « la liberté de notre volonté se connaît sans preuve, par la seule expérience que nous en avons », c’està-dire que nous n’avons pas besoin de démontrer que nous sommes libres : le simple fait de ressentir que nous pouvons choisir suffit à en être convaincu.)Cette conception de la liberté peut être illustrée par le cinéma, notamment dans Titanic.

Le personnage de Rose est confronté à un choix décisif entre suivre la vie imposée par sa famille ou écouter ses propres désirs.

En décidant de se rapprocher de Jack et de s’affranchir des contraintes sociales, elle fait l’expérience concrète de sa liberté.

Certaines de ses décisions sont spontanées, proches de la liberté d’indifférence, tandis que d’autres traduisent une réflexion plus profonde sur la vie qu’elle souhaite mener, ce qui correspond à une liberté de délibération.

Cet exemple montre bien que la liberté humaine se manifeste à travers la capacité de choisir et d’assumer ses décisions. L’être humain n’est pas véritablement libre, car ses choix sont en réalité déterminés par des causes qui le dépassent.

Autrement dit, ce que nous prenons pour des décisions libres ne serait que le résultat de mécanismes antérieurs — biologiques, psychologiques ou sociaux — qui orientent nos actions sans que nous en ayons conscience.

Ainsi, la liberté ne serait qu’une illusion liée à notre ignorance des causes qui nous déterminent.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la pensée de Spinoza.

Spinoza, dans la Lettre à Schuller, montre en prenant l'exemple d'une pierre qui devient consciente alors qu'elle est en l'air et vole, que les hommes croient être libres parce qu'ils ignorent les causes qui les poussent.

Tout comme la pierre, ils ont été poussés mais comme ils n'en sont pas conscients, ils se croient libres.

C'est la thèse déterministe qui défend l'idée que les hommes sont déterminés par leur génétique, leur psychologie, leur milieu social, le monde physique qui les entoure et n'ont en réalité pas de libre arbitre.

Autrement dit, si nous connaissions toutes les causes de nos actions, nous verrions qu’elles s’imposent à nous de manière nécessaire.

Cette idée peut être illustrée par Matrix.

Dans ce film, le personnage de Neo pense d’abord agir librement, mais découvre progressivement que ses choix sont en réalité encadrés et conditionnés par un système qui contrôle la réalité elle-même.

Ce qu’il percevait comme des décisions personnelles apparaît alors comme le produit d’un ensemble de déterminations invisibles.

Cet exemple montre bien que la sensation de liberté peut être trompeuse et que nos actions peuvent être déterminées sans que nous en ayons conscience, ce qui rejoint la thèse de Spinoza. On peut soutenir que l’homme est absolument libre et que nier cette liberté revient à se mentir à soi-même.

En effet, l’être humain ne peut pas échapper à sa capacité de choisir : même lorsqu’il refuse de décider, il fait encore un choix.

Ainsi, il est entièrement responsable de ce qu’il fait et de ce qu’il devient.

Cette liberté est radicale, car elle ne dépend d’aucune nature prédéfinie : l’homme ne reçoit pas une identité toute faite, il la construit au fur et à mesure de ses actions.

Autrement dit, il est l’auteur de sa propre existence.C’est dans cette perspective que s’inscrit la pensée de Jean-Paul Sartre.

Selon Sartre, l'homme est condamné à être libre parce que, d'abord, il ne choisit pas de venir au monde.

Mais, une fois qu'il est au monde, alors tout ce qu'il va faire est de sa responsabilité ; en d'autres termes, il choisit ce qu'il fait de sa vie.

Selon lui, l'homme est "en projet", c'est-à-dire qu'il n'a pas d'essence ou d'identité déterminée à l'avance : c'est lui qui décide de ce qu'il est et sera par ses choix.

Il considère donc que l'homme est absolument libre et que ceux qui prétendent ne pas l'être, en se cherchant des excuses, sont de mauvaise foi.

Comme il l’affirme, « l’homme est condamné à être libre », ce qui signifie qu’il ne peut jamais échapper à cette responsabilité, même s’il tente de la fuir.Cette idée peut être illustrée par le film The Truman Show.

Le personnage de Truman vit dans un monde entièrement contrôlé, où tout semble déterminé à l’avance. Pourtant, à la fin, il choisit de quitter cet univers artificiel malgré la peur et l’incertitude.

Ce choix montre que, même dans un contexte très contraignant, l’homme conserve une liberté fondamentale : celle de décider de ce qu’il fait de sa vie.

Ainsi, comme le pense Sartre, on ne peut pas nier sa liberté sans tomber dans une forme de mauvaise foi. On peut soutenir que les hommes ne sont pas spontanément libres dans leur manière de penser, mais qu’ils doivent apprendre à le devenir en utilisant leur propre raison.

En effet, beaucoup d’individus se contentent de suivre des règles ou des opinions sans les remettre en question, ce qui les empêche d’exercer pleinement leur liberté intellectuelle.

La véritable liberté ne consiste donc pas seulement à faire des choix, mais à être capable de penser par soimême, sans dépendre constamment de l’autorité d’autrui.C’est dans cette perspective que s’inscrit la réflexion de Immanuel Kant.

On peut très bien avoir plus de 18 ans et rester mineur selon Kant, si l'on continue à suivre seulement ce que l'on nous dit de faire sans penser par nous-mêmes.

Être majeur intellectuellement, c'est donc faire usage de ses facultés intellectuelles pour prendre ses propres décisions sans suivre constamment les règles d'un autre.

Ce que Kant qualifie d'hétéronomie, être hétéronome c'est recevoir ses lois (nomos) d'un autre (hétéro).

Au contraire être autonome c'est recevoir ses lois ou règles (nomos) de soi-même (auto).

Le courage est nécessaire pour passer de l'hétéronomie à l'autonomie de la pensée car les deux principales causes de la minorité selon Kant sont « la paresse et la lâcheté ».

Autrement dit, ce n’est pas un manque de capacité qui empêche les hommes de penser par eux-mêmes, mais plutôt un manque de volonté et de courage.

Cette idée peut être illustrée par Gargantua de François Rabelais.

Au début du roman, Gargantua reçoit une éducation traditionnelle fondée sur le par cœur et la répétition mécanique.

Il apprend beaucoup de choses sans réellement les comprendre ni développer son esprit critique, ce qui le rend incapable de bien raisonner et de s’exprimer librement.

Cette éducation montre une forme de dépendance intellectuelle : il ne pense pas par lui-même, mais répète ce qu’on lui a appris.

Rabelais critique ainsi une éducation qui empêche l’homme de devenir autonome dans sa pensée, ce qui rejoint l’idée de Kant selon laquelle il faut apprendre à se servir de son entendement pour devenir véritablement libre. On peut soutenir que l’homme qui suit sa raison est également celui qui parvient au bonheur. En effet, la raison permet de distinguer les désirs essentiels de ceux qui sont superflus et sources de souffrance.

Ainsi, vivre selon la raison ne consiste pas à renoncer au plaisir, mais à apprendre à le maîtriser pour éviter les excès et les peurs inutiles.

Celui qui agit de manière réfléchie devient alors capable de se suffire à lui-même et de ne pas dépendre de désirs instables, ce qui est une condition essentielle du bonheur.C’est dans cette perspective que s’inscrit la pensée de Épicure.

Pour Épicure, être réellement libre c'est être capable de suivre sa raison.

Il propose une méthode rationnelle pour être heureux qui consiste à se défaire des désirs.... »

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