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Fiche Descartes Discours de la méthode

Publié le 24/05/2022

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Le savoir livresque ne constitue donc pas une connaissance ; il n'est qu'une information ou un fait de mémoire. La vérité n'est pas une somme de principes qu'il nous faut mémoriser, mais la compréhension interne des rapports qui relient les choses et les idées entre elles. Les livres ne nous offrent que l'exposition de faits illustrant la vérité, tandis que l'expérience ou la connaissance par soi-même, nous invite à une recherche personnelle du vrai lui-même. Ce recentrage de la connaissance sur le sujet impose une mise en question radicale de tout ce que nous avons cru savoir jusqu'ici. Sans méthode, point de connaissance certaine 1. Une méthode mathématique et progressive Descartes veut fonder une science de la vie. Il s'agit d'agir avec méthode, et selon des règles tirées des mathématiques, pour la recherche du vrai. Si le vrai est l'objet d'une méthode, c'est que « la science est masquée, et réserve sa beauté à celui qui la dévoilera ». Si l'on ne connaît qu'à l'aide d'une méthode, c'est que la connaissance, pour être toujours certaine, ne doit plus être livrée au hasard. Nous devons la maîtriser et même la provoquer. 2. Le doute, première étape de la méthode La méthode de Descartes peut être appréhendée selon deux aspects : le premier est « critique ». La méthode, considérée d'un point de vue négatif, sert à « éviter l'erreur ». Nos pires ennemis sont « la prévention » (nos préjugés), et « la précipitation ». Le danger souligné par Descartes est qu'en nous inculquant dès l'enfance ce qui est à connaître, nous sommes portés à ne pas connaître par nous-mêmes. Or, accepter ce que l'on nous a appris à accepter, c'est être ignorant. Ce savoir-là fait écran entre nous et le monde, nous empêchant de voir ce dernier tel qu'il est. C'est en quoi ceux qui, dans la vie, « ne marchent que fort lentement, peuvent avancer beaucoup davantage, s'ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s'en éloignent ». À l'excès de confiance en soi des scolastiques, qui ne cachait qu'une absence de justifications de leurs dogmes, la méthode substitue un mode d'emploi du moyen par lequel les hommes peuvent reconstituer les maillons de la chaîne que constituent leurs savoirs. On est plus sûr de ne pas se tromper en doutant qu'en affirmant ; et c'est là le premier pas vers la méthode. 3. Les quatre règles de la méthode La « circonspection » est le mot d’ordre de la méthode (rejeter tout ce dont on doute). La méthode comporte 4 règles : - La règle d'évidence consiste à « ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle ». On ne doit recevoir pour vrai que ce qui est évident ; et n'est évident que ce dont on a une idée claire et distincte. Une idée n'est claire que quand on aperçoit tous ses éléments ; distincte, quand on ne peut la confondre avec une autre. Nous ne savons que dans la mesure où nous recréons le savoir.

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« DISCOURS DE LA MÉTHODE – PARTIE 1 ET 2 Le refus de l’argument d’autorité 1.

L'ancienneté d'un savoir n'est pas un gage de vérité Les maîtres de collège ne font que transmettre des dogmes sans même les remettre en question, imposant ainsi l'ancienneté d'un savoir comme la vérité. Pour Descartes, un savoir que l'on n'a pas éprouvé ni expérimenté soi-même n'est qu'ignorance ou préjugé : il fait tenir pour acquis quelque chose que l'on n'a pas réellement compris.

Il n'y a de vraie connaissance que celle à laquelle le sujet peut parvenir seul, à l'aide de sa propre raison. 2.

Réconcilier la science et la vie Descartes veut distinguer la vérité réelle de la vérité apparente.

Au collège de La Flèche, les jésuites prêchaient davantage la morale qu'ils ne la justifiaient ; le plus souvent, les exemples littéraires tenaient lieu d'expérience personnelle. Incapables de guider efficacement notre conduite, les préceptes des scolastiques dissocient l'homme de Dieu, les idées de la réalité et enfin l'homme pensant de l'homme concret. Descartes oppose à cette tradition sclérosée une philosophie réconciliée avec la vie.

Selon Descartes, la science se doit de servir le bien de l'humanité, une relative aisance intellectuelle et physique qui nous permette d'agir mieux.

La vie pratique ne laissant à l'action aucun délai, il s’agit d'être capable de se décider pour la vérité ou pour l'erreur.

La vérité ne s'apprend plus, au sens où l'on assimile des principes théoriques, mais elle s'expérimente.

Descartes envisage la vérité comme un engagement de soi-même, et non plus comme un acquis.

Il reconnait « la supériorité de l'inspiration sur les règles ».

Il faut acquérir une méthode, afin d'être sûrs que ce que nous tenons pour vrai est solidement établi. 3.

Penser par soi-même, avec méthode C'est une véritable philosophie de la maîtrise de soi et des choses que nous propose donc Descartes.

Il s'agit désormais de savoir - non plus la doctrine de nos aînés en matière de vérité - mais de quoi nous pouvons être maîtres. Descartes dit que ce qui est en notre pouvoir est notre propre pensée.

Il nous faut adopter une démarche critique vis-à-vis de nous-mêmes, et s'enquérir du fondement de nos connaissances avant de s'intéresser à leur contenu. Descartes se résout à « ne chercher plus d'autres sciences que celle qui se pourrait trouver en lui-même ».

La vérité cartésienne est une vérité de foi, une certitude intérieure que la méthode doit confirmer.

La vérité de l'extérieur, par autrui, n'est que de l'ordre du vraisemblable.

Est vraisemblable ce qui a une apparence de vérité, mais qui ne montre pas en quoi cela est vrai. 4.

La vérité ne se trouve pas dans les livres Aux principes présentés par les scolastiques comme inhérents les uns aux autres, et sans nulle justification de cette inhérence, Descartes oppose l'intuition, la déduction et l'ordre.

Ces trois notions ne sauraient se trouver dans les livres.

Les exemples pour enseigner la morale mettent en valeur les vertus au lieu de nous expliquer en quoi les vertus sont bonnes.

L'intuition, la déduction et l'ordre se. »

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