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exposé biographie Hans Jonas

Publié le 06/06/2023

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« Hans Jonas, né le 10 mai 1903 dans une ville industrielle au sud de la Rhénanie dans l’Empire Allemand dans laquelle son père possédait une entreprise de textile, et mort le 5 février 1993 à la Nouvelle-Rochelle aux États-Unis est un philosophe allemand dont les principaux intérêts sont, l’éthique, l’épistémologie, la technoscience, la biologie, la métaphysique et le judaïsme. C’est également un historien du gnosticisme (mouvement de pensée centré autour de la doctrine de la gnose, doctrine philosophico-religieuse apparue au cours du 2 e siècle dans l'empire Romain selon laquelle le salut de l'âme passe par une connaissance directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi). Né dans une famille de confession juive, Hans Jonas adhère très jeune au sionisme en lisant des livres de Martin Buber.

Il fait des études de phénoménologie d’abord à Fribourg, où il participe en 1921 aux séminaires de Husserl et Martin Heidegger, puis à Berlin où il suit l'enseignement de Troeltsch, et enfin à Marbourg, où il achève sa formation sous la direction de ses deux maîtres à penser : Rudolf Bultmann (un théologien protestant) et Heidegger. C'est pendant ses années d'études qu'il rencontre Hannah Arendt avec qui il restera ami tout au long de sa vie. Profondément marqué à ses débuts par la philosophie de l'existence de Heidegger, dont il fut l'élève, Hans Jonas s'éloigne progressivement de la pensée de son maître pour arriver à une position très critique, l'adhésion d'Heidegger au nazisme ayant servi de catalyseur. Les premiers travaux d'Hans Jonas sont : Le Concept de gnose, dissertation avec laquelle il obtient le titre de docteur en philosophie en 1928, et Augustin et le problème paulinien de la liberté en 1930.

Son premier grand livre, le premier tome de La Gnose et l'esprit de l'Antiquité tardive, paraît en 1934 à Göttingen dans une collection dirigée par Bultmann, mais l'instauration du régime nazi rend impossible l'impression du second tome. En septembre 1933, le philosophe fuit l'Allemagne pour se réfugier à Londres, mais, fidèle à ses convictions sionistes, il débarque en 1935 en Palestine où il participe de 1936 à 1939 aux actions de la Haganah, une organisation juive paramilitaire.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la brigade de volontaires juifs qui va combattre, entre 1943 et 1944, dans les rangs des Alliés, sur le front de l'Italie puis en Allemagne, et participe à la libération de la Bavière.

Les intermittences du combat lui laissent la possibilité de poursuivre son travail de philosophe, ce qu’il fera notamment lors d’une correspondance, à propos de la philosophie de la biologie, avec sa femme Lore, avec qui il a eu 3 enfants.

Apprenant que sa mère est morte en camp de déportation à son retour en Allemagne, Jonas refuse la proposition de son éditeur d'imprimer le second tome de son livre sur la gnose.

Et ce n'est qu'en 1954 qu'il va finalement donner son accord pour la publication de ce volume, qui sera dédié à la mémoire de sa mère. Il retourne ensuite en Israël, où il participe à la guerre d'indépendance et enseigne à l'université hébraïque de Jérusalem.

En 1950, il part pour le Canada où il enseigne à l'Université Carleton puis déménage en 1955 à New York pour enseigner à l'université The New School for Social Research où son amie Hannah Arendt deviendra également professeur. Enfin , il finit par enseigner en tant.... »

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