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explication texte freud "homo homini lupus"

Publié le 01/02/2023

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« « La nécessité de la morale contre les pulsions inconscientes » Freud 1930 dans « le malaise de la culture ». Dans ce texte de Freud, extrait de « le malaise de la culture » paru en 1930, il est question du rapport entre l’homme agressif et ses prochains et du rôle que joue la civilisation dans celui-ci.

Le problème auquel l’auteur entend répondre est le suivant : Comment les sociétés ont pu promouvoir la civilisation malgré la barbarie humaine ? Selon Freud, l’agressivité chez l’ homme est un pouvoir inné qui est au dépens des autres.

Alors la civilisation joue un rôle fondamental pour limiter les pulsions agressives de l’homme.

Mais il est difficile et elle a du mal à l’assurer.

Dans un premier temps, de la ligne 1 à 17, Freud dit que l’homme est naturellement un loup pour l’homme .

Mais la civilisation a pour rôle d’atténuer ses pulsions agressives, innées, ligne 18 à 31. L’homme est naturellement un être agressif . C’est pourquoi Freud commence par réfuter l’idée que l’homme est un « être débonnaire », qui serait bienveillant jusqu’à la faiblesse, il le décrit comme étant agressif.

Lorsque Freud éloigne l’homme d’un « être débonnaire » il défend l’idée qu’il est malveillant.

De plus, il le distingue catégoriquement d’un animal qui « se défend quand on l’attaque », il insiste donc sur le fait qu’il n’est pas agressif seulement dans une situation défensive, de victime, mais bien naturellement.

C’est pourquoi il possède un instinct d’agressivité, inné chez lui, comme souligné ici « porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité ».

La notion d’instinct connote avec celle de pulsion, or la pulsion tend à se satisfaire, donc à procurer du plaisir, satisfaire les pulsions de l’homme le rendrait heureux.

De plus, il s’oppose concrètement à Rousseau qui lui dit « l’homme est naturellement bon ». Ce philosophe s’illustre par un profond optimisme sur la nature humaine, qui va jusqu’à décrire l’homme comme fondamentalement innocent.

Ce que Freud contredit dans la première partie de cet extrait. Par la suite, il définit la manière dont l’homme conçoit son prochain.

En effet il apparaît non seulement comme étant « un auxiliaire et un objet sexuel possible ». Mais le prochain est aussi « un objet de tentation ».

Ce qui nous fait comprendre que le rapport entre eux est problématique, car l’homme ne voit en son prochain que la possibilité de laisser libre-court à ses pulsions.

Par simple besoin l’homme peut recourir à toute forme de violence envers son prochain, jusqu’à « le tuer ».

La notion de « besoin d’agression » est particulièrement importante, elle souligne donc le fait que l’homme doit satisfaire ses pulsions agressives, car cela est nécessaire et la nonsatisfaction de ce besoin menace son intégrité.

Freud nous résume parfaitement sa philosophie en une phrase « Homo homini lupus » = « l’homme est un loup pour l’homme ».

Il s’agit là de rejoindre la pensée de Thomas Hobbes, philosophe anglais. Nous comprenons donc que pour eux l’homme est porté à nuire à son semblable naturellement.

Ainsi il existe un antagonisme entre chaque être humain car ils sont tous agressifs les uns avec les autres par nature.

L’homme est un être de désirs, sexuels par exemple mais pas que, de violence également.

Ses désirs proviennent d’une partie du cerveau qu’il nomme dans sa philosophie l’inconscient.

Celle-ci est une partie imergée qui tente de revenir à la surface et dont la conscience morale lutte contre. Mais Freud, pour terminer cette partie, nous interroge sur les enseignements que l’on a tiré de l’histoire.

Lui qui a connu la Première Guerre Mondiale du côté allemand, a vu comment l’homme a pu satisfaire ses besoins d’agressivité, et s’est transformé en bête sauvage.

En réalité il pose une question rhétorique dont la réponse est que, en effet, l’histoire est la preuve que l’homme est un monstre naturellement. Ensuire Freud démontre par une affirmation générale que l’homme agit agressivement dans le cas où il est attaqué, provoqué.

Cependant Freud décrit cette agressivité comme « cruelle », ce qui est comparable à un acte barbare, sauvage de la même manière qu’agit un animal.

Il existe des situations où ce retour à l’instinct primaire est possible : en temps de guerre par exemple, lorsque la loi est mise en suspend.

C’est en effet ce qu’il laisse entendre ici « les forces morales […] ont été mises hors d’actions ».

L’homme devient un animal sauvage comblé de pulsions agressives qu’il peut enfin soulager.

La « bête sauvage » qui dormait en lui se réveille.

Il exclut donc l’idée des sentiments de culpabilité et de pitié que Rousseau décrit comme à l’origine de la moralité et qui nous permettent de savoir ce qu’est le.... »

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