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Discutez, est-ce renoncer à la violence ?

Publié le 08/01/2024

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« Philosophie : Discuter, est-ce renoncer à la violence ? Introduction : Discutez, est-ce renoncer à la violence ? Tout d’abord, nous remarquons que ce sujet est dans la perceptive de la morale et de la notion du langage.

On suppose aussi que le sujet sous-entend que les mots peuvent permettre de s’opposer à la violence tout en laissant entendre que ce n’est pas nécessairement le cas.

Discuter consiste à faire usage de la parole pour partager ou opposer des idées.

Renoncer est le fait ne pas faire l’usage de ou arrêter ses actions en cours ou abandonner une pensée.

La violence désigne la destruction et l’absence de régulation interne de soimême ainsi nous pouvons nous demander quelles formes de violences existent. Nous avons la violence morale, physique et verbale, on peut donc se demander si discutez, est-ce renoncer à la violence ? Pour donner suite à cette interrogation, on se demande si la discussion permet d’écarter la violence.

Nous allons voir dans cette première partie que la discussion permet de ne pas faire appel à la violence puis dans une seconde partie que la discussion ne permet pas toujours d’échapper à la violence. Partie 1 : La discussion permet de ne pas faire appel à la violence La discussion est souvent le moyen le plus efficace de parvenir à une résolution pacifique des conflits.

Lorsque des individus ou des groupes en désaccord choisissent de s'engager dans un dialogue ouvert, ils font preuve d'une volonté de trouver des solutions sans recourir à la violence physique.

La discussion permet aux parties de s'exprimer, d'exposer leurs points de vue, de rechercher des compromis et de négocier des accords.

Par conséquent, elle offre une alternative constructive à la violence, en aidant à prévenir les pertes humaines et les dommages matériels souvent associés aux conflits violents.

Comme nous montre ce cas des négociations de paix d'Oslo entre Israël et l'Organisation de libération de la Palestine en 1993. Après des décennies de conflits violents, les parties ont choisi d'engager des pourparlers pour résoudre leurs différends.

Bien que le processus ait été complexe et difficile, il a abouti à des accords de paix historiques et a réduit considérablement les violences dans la région. La discussion favorise la compréhension mutuelle entre les individus en les poussant à réfléchir sur leurs propres convictions et à considérer les perspectives d'autrui.

En engageant un dialogue, les participants sont incités à remettre en question leurs préjugés, à écouter activement et à apprendre des autres.

Cette compréhension mutuelle peut dissiper les malentendus, réduire la peur de l'autre et contribuer à la construction de relations plus harmonieuses.

En fin de compte, elle peut conduire à une société plus tolérante et pacifique.

Le dialogue entre Socrate et Ménon de Platon en est un parfait exemple puisque Socrate pousse Ménon à réfléchir par lui-même et trouver eux-mêmes les réponses en dialoguant et en se posant des questions. La discussion expose les individus à une diversité de perspectives et d'opinions, les obligeant à confronter des points de vue différents des leurs.

Cela encourage le développement de la tolérance envers les opinions et les expériences des autres.

Les personnes qui ont l'habitude de discuter et de débattre sont plus enclines à respecter la pluralité des idées et des croyances, ce qui peut contribuer à la cohésion sociale et à la réduction des conflits interpersonnels..... »

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