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discuter est ce renoncer à la violence

Publié le 21/05/2022

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« KOLLE PHILO DISCUTER, EST-CE RENONCER A LA VIOLENCE ? INTRODUCTION A la lumière des événement historiques passés, la violence s’est avérée être un outil de revendication efficace pour les Hommes. Mais notre héritage démocratique a laissé entrevoir une autre mode de fonctionnement, permettant un meilleur équilibre notamment dans les relations diplomatiques entre puissances politique : l’utilisation du langage. Anna Arendt disait « Être politique, vivre dans une polis, cela signifiait que toutes choses se décidaient par la parole et la persuasion et non par la force ni la violence ». On peut se demander si ces deux modes d’actions sont entièrement opposés. Ainsi il y aurait une différence de nature entre le langage et la violence, une substitution. Mais est-ce le cas ? Discuter, est-ce renoncer à la violence ? Renoncer par définition, c’est cesser par une décision volontaire de prétendre à quelques choses, et d’agir pour l’obtenir. C’est se désister du droit qu'on a sur cette chose, renoncer à une succession c’est par conséquent accepter de ne pas jouir de celle-ci. De même si renonce à une personne, alors on fait le choix de s’écarter, de se dispenser de sa compagnie. Mais on renonce aussi à des projets, des compétitions alors le renoncement s’oppose à la persévérance. Renoncer ce peut être se détacher de certaines possibilités afin de s’en libérer. C’est également décider d’ignorer, d’enlever à la conscience la part du possible qui a été écartée. Discuter dans son sens le plus commun, c’est parler, user du langage pour échanger avec quelqu’un, donc converser ou dialoguer. Ce peut être du bavardage mondain ou des discussions, étayées d’arguments, sur des sujets plus pointus. On discute politique, astronomie, gastronomie…A l’inverse de discuter, on se tait. Mais discuter c’est également débattre, étudier le pour et le contre, examiner contradictoirement une question pour l'approfondir, la régler ou prendre une décision. C’est le fruit d’une réflexion, d’une certaine rationalité. Il est possible de discuter une décision prise, une solution, un projet de loi pour en évaluer la véracité ou la valeur. Il y a donc parfois une volonté de remise en question voire de contestation. Par exemple, lorsqu’on discute les ordres, on refuse d’obéir. En ce sens, le contraire de discuter c’est admettre, accepter sans parlementer. La violence peut être un abus de force. Faire violence à qqn, c’est agir sur lui ou le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation au lieu d’essayer de le convaincre ou de le persuader. Une violence c’est aussi un acte violent. On dit d’une personne qu’elle subit des violences, des sévices et lorsque celles-ci s’étendent sur la durée, il est question de maltraitance. Elle est très souvent associée à une extrême véhémence, une grande agressivité les propos, le comportement. On dit souvent d’un individu qui fait preuve de violence qu’il manque de douceur, de gentillesse et de sang-froid. Elle est souvent synonyme de démesure. La violence d’un sentiment est son caractère extrême, la violence de l’amour c’est la puissance, l’ardeur voire la frénésie qui ne peut qu’être difficilement modéré, arrêtée. Elle se produit ou »

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