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Corrigés des 3 sujets: Diriez-vous avec Albert EINSTEIN que : « la pensée pure est compétente pour comprendre le réel » ?

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« SUJET 1 Diriez-vous avec Albert EINSTEIN que : « la pensée pure est compétente pour comprendre le réel » ? SUJET 2 Le temps se définit-il à partir de la conscience que l’homme en a ? SUJET 3 Dégagez l’intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée : « L’attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu’elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. « Habitudes de sauvages », « cela n’est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères […] ; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit. […] En refusant l’humanité à ceux qui apparaissent comme les plus « sauvages » ou « barbares » de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie. » Claude Lévi-Strauss, Race et Histoire. 1 SUJET 1 I. COMPRÉHENSION DU SUJET 1. Explication des concepts 2. Reformulation 3.Problème 4.Problématique II. PLAN DÉTAILLÉ Transition : Diriez-vous avec Albert EINSTEIN que : « la pensée pure est compétente pour comprendre le réel » ? - Diriez-vous : admettriez-vous, soutiendriez-vous ; affirmeriez-vous, etc. - la pensée pure : l’idée seule ; la théorie seule ; la raison uniquement, etc. - est compétente : est capable de ; est en mesure de ; est suffisante pour, etc. - comprendre : saisir ; cerner ; appréhender ; connaître, etc. - le réel : la réalité ; les phénomènes physiques ; les faits, l’univers ; ce qui est, etc. - Admettriez-vous avec Albert EINSTEIN que la raison est suffisante pour saisir les phénomènes de la nature ? - Peut-on déclarer, à l’instar d’Albert EINSTEIN, que la théorie à elle seule est capable d’appréhender la réalité ? - Voies d’accès à la connaissance du réel - Rôle et limites de la pensée pure dans la connaissance du réel - OG : On pense, à l’instar d’Albert EINSTEIN, que la raison est suffisante pour comprendre le réel. - Constat : Or, force est de constater que les sens aussi ont une place importante dans la connaissance du réel. - Question : Quelle est alors la véritable voie d’accès à la connaissance scientifique ? A. Explication de la pensée d’Albert Einstein : la raison comme l’unique moyen d’accès à la connaissance scientifique  Selon Albert Einstein, la pensée pure suffit à saisir le réel. Cette idée s’inscrit dans la conception des idéalistes qui affirment qu’en vue de connaître objectivement le réel, il faut transcender les apparences sensibles pour parvenir à l’intelligible. Ainsi, pour Platon, « l’exercice de la pensée seule est nécessaire pour atteindre les essences, les réalités absolues ».  Outre cela, la raison apparaît comme la faculté susceptible de projeter la lumière sur la réalité en vue de mieux la connaître. Elle sert alors de voie privilégiée d’accès à la connaissance. C’est dans cet ordre d’idées que Descartes écrit : « Raisonnons méthodiquement et par le seul pouvoir de la pensée, nous atteindrons la vérité. »  On n’a pas besoin de l’expérience pour construire la connaissance. Ce qui signifie qu’il faut se fier à la théorie pour traduire la réalité. C’est dans cette optique qu’Alexandre Koyré dit : « La bonne physique est faite a priori (…) L’expérience est inutile parce qu’avant toute expérience, nous possédons déjà la connaissance que nous cherchons. » Eu égard à ce qui précède, la pensée pure est le moyen le plus indiqué pour appréhender la réalité. Néanmoins, cela nous autorise-t-il à exclure l’expérience sensible de l’élaboration de la connaissance scientifique ? B.Limites de la pensée de l’auteur 1. Rôle des sens dans la saisie du réel : l’expérience sensible comme le moyen d’accès à la connaissance  Les sens constituent le point de départ de la connaissance. La vérité scientifique est, par conséquent, la copie du phénomène perçu. Dans cette perspective, Claude Bernard dit que le savant « écoute la nature et écrit sous sa dictée… ».  La connaissance scientifique exige l’intuition sensible, le contact direct que nous avons avec les choses grâce à nos sens. Voilà pourquoi Etienne Benoît De Condillac affirme : « Toutes nos connaissances et toutes nos facultés viennent des sens, ou, pour parler plus exactement, des sensations. » 2. Raison et expérience comme les moyens d’accès à la connaissance du réel  La véritable connaissance du réel passe par le va-et-vient entre l’expérience et la 3 III. CONCLUSION : SUJET 2 : I. COMPRÉHENSION DU SUJET 1. Explication des concepts 2. Reformulation : 3. Problème : 4. Problématique 1 : Problématique 2 : II. PLAN DÉTAILLÉ : raison. Henri Poincaré affirme : « Isolées, la théorie serait vide et l’expérience myope ; toutes deux seraient inutiles et sans intérêt. »  La connaissance crédible est le résultat d’une interaction dynamique entre la théorie et l’expérience. En cela, Francis Bacon dit : « Raison et expérience doivent nouer une alliance…» Somme toute, la réflexion menée sur cette pensée d’Albert Einstein a permis de montrer que la raison a une place prépondérante dans la connaissance du réel. Toutefois, la raison à elle seule instruit peu. Il faut donc joindre à celle-ci l’expérience pour avoir une connaissance fiable. Le temps se définit-il à partir de la conscience que l’homme en a ? - Le temps : la succession des instants ; le changement perpétuel et irréversible qui transforme le présent en passé et l’avenir en présent ; le milieu homogène et indéfini dans lequel se déroulent les évènements, etc. - se définit-il : se conçoit-il ; se saisit-il ; se perçoit-il, existe-t-il, etc. - à partir de : à travers ; par le biais de ; à l’aide de ; par le moyen de, etc. - la conscience que l’homme en a : l’idée que l’homme se fait du temps, etc. Le temps se conçoit-il par le biais de l’idée que l’homme s’en fait ?  Existence du temps en rapport avec la conscience  Rapports de l’homme au temps  Nature du temps - OG : D’aucuns pensent que la conscience que nous avons du temps est que le temps est extérieur à nous. - Constat : Or, force est de constater que le temps se définit grâce à la conscience. - Question : D’où la question : quel est le véritable rapport de l’homme au temps ? - OG : Le temps apparait très souvent comme une donnée indépendante de la conscience humaine - Constat : Or, c’est à partir de sa conscience que l’homme parvient à saisir le temps - Question : Quel est le véritable rapport de l’homme au temps ? A. Le temps comme une donnée extérieure à l’homme  Le temps est indépendant de l’esprit humain. Le temps étant un attribut de Dieu, il s’écoule en dehors de la volonté humaine. Á ce propos, Isaac Newton affirme : « Le temps absolu, vrai et mathématique existe en soi. »  Le temps n’a pas besoin, pour exister, des réalités extérieures. Ses dimensions (passé, présent et futur), ne sont pas définies par l’homme. Isaac Newton écrit : « Le temps absolu, sans relation aux choses extérieures, demeure toujours similaire et immobile. » B. La définition du temps par la conscience humaine  Le temps est inhérent à la conscience humaine. Selon la conception subjective du temps, c’est dans la durée que nous saisissons le vrai temps. En ce sens, le temps s’éprouve et se vit. La durée se trouve être la succession même des données qui touchent notre conscience. Selon Henri Bergson, la durée est une « donnée immédiate de la conscience ».  Le temps est une donnée structurelle constitutive de l’être humain. Il constitue une sorte de grille à travers laquelle la réalité est perçue par l’esprit humain. Comme le dit Emmanuel Kant, nous ne pouvons pas faire abstraction de ce cadre ; nous ne pouvons non plus représenter quoi que ce soit en dehors de lui. Il écrit : « Le temps n’est pas quelque chose qui existe en soi… ».  L’homme prend conscience du temps en tirant les leçons du passé pour ne plus reproduire les mêmes erreurs. Alexis de Tocqueville écrit à ce propos : « Lorsque le 4 III. CONCLUSION : SUJET 3 I. INTRODUCTION 1. Auteur : 2. Ouvrage : 3. Thème : 4. Question implicite : 5. Thèse de l’auteur : II. CORPS DU DEVOIR 2.1. Structure du texte  Tendance naturelle à rejeter les formes culturelles des autres  Illustrations des propos ethnocentriques  Critique de l’ethnocentrisme 2.2. Intérêt philosophique a. Mérites et adjuvants passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres. » Le temps est une donnée extérieure à l’homme. Toutefois, il est possible qu’il puisse le définir par sa conscience. Ainsi, le temps existe sans l’homme autant que celui-ci est capable de le définir par sa conscience. Claude Lévi-Strauss Race et Histoire  Attitude de l’homme face à la culture étrangère ou exotique  Attitude ethnocentriste  Ethnocentrisme - Comment l’homme se comporte-t-il face à la culture de l’autre ? - L’homme est-il favorable à la culture étrangère ? L’homme adopte une attitude regrettable qui consiste à rejeter toutes les formes de cultures différentes de la sienne. »

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