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Commentaire Philo Commentaire Philosophie : Alain, Système des Beaux-Arts

Publié le 15/05/2024

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« Commentaire Philosophie : Alain, Système des Beaux-Arts À travers ce texte issu de son œuvre Système des Beaux-Arts, Alain traite des notions de l’Artiste et de l’Artisan, notions qui peuvent être rattachées à celles de la technique et de l’Art dans son sens général. Ce texte essaie de répondre à la question de qu’est-ce qui peut différencier l’artiste de l’artisan.

Cette distinction, véritable fil conducteur et essence même de son raisonnement, se poursuit tout au long du texte.

C’est ainsi qu’Alain établit la distinction en arguant que l’artiste diffère de l’artisan grâce au génie : il ne sait pas luimême rendre raison de la manière dont son œuvre est créée.

Pour mener son argumentation à bien, Alain s’y prend en deux grands temps.

D’abord, de « il reste » (L-1) à « mille exemplaires » (L-8), Alain s’intéresse au fonctionnement de l’artisan, celui-ci exécute son ouvrage en se réglant sur une idée préconçue à laquelle il obéit. Ensuite, de « Pensons maintenant » (L-8) à la fin Alain montre que le fonctionnement de l’artiste est inverse : Il part d’une idée vague qui s’affine à mesure qu’il crée.

Néanmoins Alain précise que l’artisan peut être artiste lorsqu’il se détache de l’idée préconçue. Dès les premières lignes de son texte Alain assimile le travail de l’Artisan à celui d’une industrie.

Cette assimilation est possible car l’artisan n’a que pour objectif de mettre à profit son savoir faire et ainsi réaliser le concept donné le plus efficacement possible.

De ce fait l’idée ne vient pas nécessairement de lui, elle « précède et règle l’exécution » c’est-à-dire que, à la façon d’une industrie, une idée est à l’origine d’un objet et va guider sa réalisation.

C’est donc de cette manière que fonctionne un artisan.

Il semble que la distinction entre artiste et artisan se fait par la présence de l’idée dans le processus de réalisation : avant ou pendant et après. Pour autant, l’artisan peut s’éveiller artiste « par éclairs ». Dans sa réalisation l’artisan peut s’imaginer une autre façon de faire, de réaliser, qui améliorerait le produit final.

Il peut donc modifier le concept initial et devenir artiste mais seulement pour un temps des plus éphémères. Enfin Alain énumère un cas où l’artisan ne pourrait plus devenir artiste par éclair.

C’est le cas d’une idée bien définie dans une chose, autrement dit « une œuvre mécanique uniquement ».

Le terme signifie alors que la réalisation ne nécessite plus aucune réflexion, aucune improvisation, tout est réglé par avance.

Cette œuvre mécanique peut être reproduite des milliers de fois sans encombre mais peut surtout être dispensée du travail de l’homme.

Une machine avec toutes les instructions nécessaires à la réalisation de l’œuvre pourrait réaliser, fabriquer l’idée de la même manière, si ce n’est mieux, que l’homme. C’est donc pour des facteurs de reproductivité et d’une idée antérieure à la fabrication qu’un artisan en est un.

Il semble lui manquer un facteur essentiel à l’ascension du génie. Dans cette seconde partie de son argumentation Alain continue d’apporter de nouveaux éléments qui permettent de différencier l’artiste de l’artisan.

Il se penche donc sur le travail du peintre de portrait.

L’artiste a une idée préconçue du travail qu’il doit réaliser mais n’a pas le portrait exact en tête.

Les détails de son œuvre lui viennent pendant la réalisation : les couleurs utilisées, les émotions à dépeindre … Rien de tout ça peut se préparer à l’avance et se conceptualiser.

Ce sont des choses qui s’imposeront à lui : le génie de l’artiste prendra possession de ses mains à mesure qu’il peint pour que son œuvre initialement banale sans génie devienne une œuvre d’art. De ce fait l’artiste lui-même peut être considéré comme « spectateur de son œuvre ».

Lorsque l’idée lui vient après sa réalisation l’artiste se place au même rang que le spectateur.

Raison et.... »

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