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Cicéron

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Ce qu'il y a de plus insensé, c'est de croire que tout ce qui est réglé par les institutions ou les lois des peuples est juste. Quoi ! même les lois des tyrans ? Si les Trente avaient voulu imposer aux Athéniens des lois, et si tous les Athéniens avaient aimé ces lois dictées par des tyrans, devrait-on les tenir pour justes ? [...] Le seul droit est celui qui sert de lien à la société, et une seule loi l'institue : cette loi qui établit selon la droite raison des obligations et des interdictions. Qu'elle soit écrite ou non, celui qui l'ignore est injuste. Mais si la justice est l'obéissance aux lois écrites et aux institutions des peuples et si, comme le disent ceux qui le soutiennent, l'utilité est la mesure de toutes choses, il méprisera et enfreindra les lois, celui qui croira y voir son avantage. Ainsi plus de justice, s'il n'y a pas une nature pour la fonder ; si c'est sur l'utilité qu'on la fonde, une autre utilité la renverse. Si donc le droit ne repose pas sur la nature, toutes les vertus disparaissent. Cicéron

« "Ce qu'il y a de plus insensé, c'est de croire que tout ce qui est réglé par les institutions ou les lois des peuples est juste.

Quoi ! même les lois des tyrans ? Si les Trente avaient voulu imposer aux Athéniens des lois, et si tous les Athéniens avaient aimé ces lois dictées par des tyrans, devrait-on les tenir pour justes ? [...] Le seul droit est celui qui sert de lien à la société, et une seule loi l'institue : cette loi qui établit selon la droite raison des obligations et des interdictions.

Qu'elle soit écrite ou non, celui qui l'ignore est injuste.

Mais si la justice est l'obéissance aux lois écrites et aux institutions des peuples et si, comme le disent ceux qui le soutiennent, l'utilité est la mesure de toutes choses, il méprisera et enfreindra les lois, celui qui croira y voir son avantage.

Ainsi plus de justice, s'il n'y a pas une nature pour la fonder ; si c'est sur l'utilité qu'on la fonde, une autre utilité la renverse.

Si donc le droit ne repose pas sur la nature, toutes les vertus disparaissent." Cicéron Problématique Dans ce texte Cicéron définit l’origine de la justice, la véritable justice et non celle que l’on admet communément comme étant celle qui est adoptée par tous. Les institutions ne sont pas les détentrices de la justice, ce n’est pas parce qu’elles régissent les lois qu’elles sont fortement justes.

Un tyran qui fait aimer ses lois par le peuple détient il pour autant une loi juste? Le droit est présent non pas pour dicter des lois justes ou injustes, mais juste pour établir les obligations et les interdictions. Le droit est donc présent pour lier les homme à la justice mais si l’utilité n’est pas la mesure de toutes choses comme l’explique Cicéron, sur quoi la justice se fonde t elle? D’où vient le sentiment de justice et d’injustice que l’homme peut éprouver face à des lois? PLAN I Les lois ne prouvent pas la justice (ligne 1 à 5) Les lois sont établies par les hommes.

Pour Cicéron, il est absurde de penser que sitôt qu’une loi est promulguée elle est forcément justice.

L’homme n’est pas la mesure de toute chose, il n’est pas le détenteur absolu de la justice car les lois établies par les tyrans prouvent qu’une loi peut être injuste. « Mieux vaut une injustice qu’un désordre » Goethe "La justice n'est rien en soi, elle n'a de sens que dans les contrats liant les parties et rédigés pour déclarer que l'on évitera de se nuire mutuellement." Épicure II Le droit est la force qui pousse l’homme à obéir aux lois (ligne 5 à 8) Le seul droit que Cicéron reconnaît est celui qui institue les obligations et les restrictions .

Nul ne peut l’ignorer. Ce droit n’est pas institutionnel, il n’est pas culturel donc.

Sa notion est présente en chaque homme elle est une vertu, chacun est conscient de ce que la morale lui accorde ou pas.

Ainsi pour Cicéron chacun possède en lui la notion de droit issu de la morale: « Le seul droit est celui qui sert de lien à la société, et une seule loi l'institue : cette loi qui établit selon la droite raison des obligations et des interdictions.

Qu'elle soit écrite ou non, celui qui l'ignore est injuste.

» "Il existe une justice et une injustice dont tous les hommes ont comme une divination et dont le sentiment leur est naturel et commun, même quand il n'existe entre eux aucune communauté ni contrat." Aristote, Rhétorique,. »

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