Aide en Philo

Certains psychologues contemporains insistent sur l'importance des tendances en psychologie. Vous indiquerez le rôle que jouent les tendances à la base du moi et au cours de son développement, ainsi que les refoulements et les déviations qu'elles subisse

Extrait du document

Certains psychologues contemporains insistent sur l'importance des tendances en psychologie. Vous indiquerez le rôle que jouent les tendances à la base du moi et au cours de son développement, ainsi que les refoulements et les déviations qu'elles subissent. Introduction. — Les psychologues se sont attardés à l'observation et à l'analyse des faits psychiques qu'atteint immédiatement la conscience : le jeu de l'imagination et de l'association des idées, les troubles provoqués par le sentiment et surtout par l'émotion. De nos jours, ils sondent les soubassements mêmes de cette vie consciente, et en particulier les tendances qui prennent une importance capitale dans la psychologie contemporaine. Nous exposerons le rôle qu'elles jouent dans la vie psychique et les déviations qu'entraîne leur refoulement. I — LE RÔLE DES TENDANCES Tandis que les psychologues de la génération précédente, par exemple Théodule Ribot, professaient le primat (priorité et primauté) de l'affectivité, c'est plutôt à la tendance que les psychologues contemporains attribueraient ce titre, prenant à leur compte l'affirmation de Spinoza : « L'effort par lequel elle (la chose) s'efforce de persévérer dans son être n'est pas autre chose que l'essence donnée de cette chose, autrement dit son essence actuelle. » Pour eux, l'être doué de psychisme et même l'être vivant serait un complexus de tendances.

« Certains psychologues contemporains insistent sur l'importance des tendances en psychologie.

Vous indiquerez le rôle que jouent les tendances à la base du moi et au cours de son développement, ainsi que les refoulements et les déviations qu'elles subissent. Introduction.

— Les psychologues se sont attardés à l'observation et à l'analyse des faits psychiques qu'atteint immédiatement la conscience : le jeu de l'imagination et de l'association des idées, les troubles provoqués par le sentiment et surtout par l'émotion.

De nos jours, ils sondent les soubassements mêmes de cette vie consciente, et en particulier les tendances qui prennent une importance capitale dans la psychologie contemporaine.

Nous exposerons le rôle qu'elles jouent dans la vie psychique et les déviations qu'entraîne leur refoulement. I — LE RÔLE DES TENDANCES Tandis que les psychologues de la génération précédente, par exemple Théodule Ribot, professaient le primat (priorité et primauté) de l'affectivité, c'est plutôt à la tendance que les psychologues contemporains attribueraient ce titre, prenant à leur compte l'affirmation de Spinoza : « L'effort par lequel elle (la chose) s'efforce de persévérer dans son être n'est pas autre chose que l'essence donnée de cette chose, autrement dit son essence actuelle.

» Pour eux, l'être doué de psychisme et même l'être vivant serait un complexus de tendances. Les tendances, en effet, constituent une donnée primitive.

Elles sont innées et non pas acquises, comme sont portés à le croire les empiristes, qui cherchent à les faire dériver de l'expérience du plaisir ; celles qui paraissent acquises ne sont qu'une détermination particulière de tendances innées : l'habitude-besoin se greffe nécessairement sur une tendance naturelle. Les tendances constituent le ressort de toute l'activité du vivant, non seulement de l'activité organique et sensitive, mais encore intellectuelle et spirituelle : le besoin de comprendre de l'intellectuel, l'aspiration du saint à la perfection, ne sont que des modalités diverses de la tendance essentielle, qui porte les êtres vivants à persévérer dans la vie et à vivre plus pleinement. Enfin, le processus par lequel l'individu ou même les espèces vivantes passent d'un niveau inférieur à un niveau supérieur d'activité, est commandé par la tendance essentielle à la vie qui constitue ainsi le facteur dynamique de l'évolution. II.

— LES DÉVIATIONS DES TENDANCES Dans ce domaine comme dans celui de la matière brute, rien ne se perd : on ne peut pas supprimer les tendances. Sans doute, les forces d'ordre psychique sont plus souples et plus malléables que les forces physiques, mais aucun effort ne peut les annihiler. Nous parvenons cependant parfois à l'annihilation apparente que constitue le refoulement par lequel la tendance devient inconsciente.

Le refoulement est ordinairement l'effet de la répression morale exercée par les éducateurs et plus tard par l'adulte lui-même soucieux de respecter les interdits du code moral.

Mais il peut résulter aussi de l'insatisfaction prolongée d'une tendance foncière : après une suite d'échecs, l'ambitieux semble avoir renoncé à tout et être devenu modeste. En réalité, les tendances refoulées continuent leur action dans l'ombre : elles cherchent à se satisfaire par des moyens détournés (l'imagination et le rêve) ou même paradoxaux et contradictoires (la douleur).

En effet, l'effort qu'on leur oppose produit des déviations ; d'après les psychanalystes, l'insatisfaction absolue à laquelle elles sont condamnées entraînerait souvent le déséquilibre psychique et même physique ; d'où résulteraient des désirs morbides : les névroses proviendraient le plus souvent du refoulement maladroit des tendances. Conclusion.

— Il faut donc, avec les tendances, procéder, non pas despotice », mais « politice », se rappelant que, dans ce domaine comme dans d'autres, on ne supprime que ce qu'on remplace.

Sans doute, il ne s'agit pas de leur donner libre cours : loin d'assurer l'équilibre, cette méthode serait le meilleur moyen de le perdre.

Mais à la politique de la répression pure et simple de trop d'éducateurs et de trop de moralistes, il faut substituer celle de la sublimation, qui consiste à orienter les tendances vers les valeurs spirituelles, dont la possession et même déjà la recherche les satisfera tout en consolidant l'équilibre mental.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles