Bergson analyse
Publié le 10/01/2026
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Corrigé
Corrigé d'explication de texte
Bergson, sur la conscience et le TEMPS
Terminales générales
1
Exercices de lecture du corrigé
A.
Replacez chacune des questions ci-dessous au bon endroit dans le corrigé.
Partie 1 :
a.
D’où vient la nécessité de s’interroger sur la conscience ?
b.
En quoi la supposition d’une conscience sans mémoire aboutit-elle à une absurdité ?
c.
Quelle distinction peut-on faire entre définir et caractériser ?
d.
Dans quel cas parle-t-on le plus souvent d’un « trait » ?
e.
D’où vient la nécessité de s’interroger sur la conscience ?
f.
Pourquoi dire que « Conscience signifie d’abord mémoire » n’est il pas si évident et même paradoxal ?
g.
Pourquoi est-il inutile de définir la conscience ?
h.
Peut-on envisager une conscience sans mémoire ?
Parties 2 et 3 :
i.
Qu'est-ce que l'anticipation ? De quoi est-elle le produit ?
j.
Le présent existe-t-il ?
k.
Quelle est la fonction de cette adresse au lecteur ?
l.
Que vise réellement notre conscience quand elle prête attention à quelque chose ?
m.
Pourquoi avons-nous cependant le sentiment que notre conscience est attentive au présent ?
n.
Quelle nouvelle thèse affirme Bergson ?
o.
En quoi le présent pose-t-il problème ?
p.
Peut-on aller jusqu'à dire que c'est la conscience qui produit le temps ? Que le temps n'a pas d'existence en
dehors de cette conscience ?
B.
Répondez aux différentes consignes en marge du corrigé.
2
1.
Repérez les
différents moments de
l'introduction (TPTE) :
amorce du Thème /
Problème / Thèse de
l'auteur / Étape de de
l'argumentation.
Proposition de corrigé
Quand nous nous réveillons le matin, que nous reprenons conscience, nous sommes tout
à coup présents au monde qui nous entoure et à nous-mêmes.
Nous sommes conscients
d’être là, ici et maintenant, de telle sorte que nous associons spontanément conscience et
présent.
Mais si la conscience se résumait à l’instant présent, si j’oubliais immédiatement ce
qui s’est passé l’instant précédent, comment pourrais-je agir, comment pourrais-je me
reconnaître moi-même dans le flux du temps ? Quelle est donc le rapport de la conscience
au temps et quelle est son rôle dans la construction de la temporalité ? C’est à cette
question que cherche à répondre Henri Bergson dans un extrait de L’énergie spirituelle où il
développe l’idée que, loin de se réduire à l’attention à l’instant présent, la conscience a pour
fonction d’unifier les différents moments du temps.
Dans un premier temps, de la ligne 1 à
la ligne 9 jusqu’à « présent », Bergson va entreprendre, non une définition de la conscience,
mais une description de celle-ci et de la manière dont elle fonctionne, en procédant à une
identification entre conscience et mémoire.
Dans un deuxième temps, de la ligne 9 à la ligne
1 5, il ajoute un nouveau trait à cette description : la conscience n’est pas seulement
mémoire, mais « en même temps » anticipation de l’avenir.
L’intentionnalité de la
conscience vise donc en même temps le passé et l’avenir.
Ce qui implique, dans un troisième
temps, de repenser le rapport de la conscience au présent : si on réduit le présent à l’instant
qui sépare le passé immédiat et le futur proche, alors la conscience ne perçoit jamais ce
présent.
Ce qui est présent pour elle, c’est une « épaisseur de durée », c’est-à-dire une
superposition de différents moments, passés et futurs.
Ainsi le présent n’existe pas, ou
plutôt il n’existe qu’en idée, comme une projection de la conscience qui observe le temps.
Dans un premier temps, Bergson entreprend donc une description de la conscience et
procède à une identification étonnante entre conscience et mémoire qu’il considère comme
sa caractéristique principale.
.............................................................................................................................................
? La première
Corrigé : explication d'un texte de Bergson sur la conscience et le temps - page 1 /4
2.
Quelle technique
d'explication est
utilisée ici ?
................................................
...............................................
3.
Quels repères du
programme sont
utilisés ici ?
................................................
...............................................
4.
Quels sont les sens
de « conscience » ici
utilisés ?
...........................................
...........................................
...........................................
................................
phrase du texte nous indique que Bergson a entrepris une réflexion sur l’esprit.
Or il est
difficile de définir ce qu’est l’esprit sans recourir à la pensée consciente : un esprit est ce qui
pense consciemment.
D’où découle cette question « Qu’est-ce que la conscience ? » à
laquelle on serait tenté de répondre par une définition, ce que Bergson va refuser de faire
paradoxalement aux lignes 2 et 3.
...........................................................................................................
...........................................? Rappelons d’abord ce qu’est une définition qui, comme son nom
l’indique, « délimite » ce que sont les choses qu’elle cherche à connaître.
Une définition se
fait généralement per genus et différentiam, c’est-à-dire en donnant le genre auquel
appartient la chose ainsi que sa différence spécifique, qui la distingue de toutes les autres
espèces de choses qui appartiennent au même genre.
Définir, c’est classer.
Or si définir
fonctionne bien pour les objets, ce mode de connaissance ne semble pas adéquat au sujet de
la connaissance lui-même, à l’être pensant conscient de lui-même et dont la conscience
semble justement le distinguer des choses.
De plus, la conscience n’est pas pour nous un
objet que nous observons de l’extérieur : nous vivons notre conscience, nous en faisons
l’expérience, elle est toujours là en même temps que nous observons monde et c’est grâce à
elle que nous pouvons nous rapporter à nous-mêmes et à ce monde extérieur.
Il est donc
pour Bergson inutile de définir « une chose aussi concrète, aussi constamment présente à
l’expérience de chacun de nous » (l.
2-3).
Finalement, nous avons tous déjà la connaissance
immédiate, intuitive de la conscience qui est bien supérieure à la connaissance discursive
qui aboutit aux définitions.
Le risque d’une définition de la conscience cherchant à
l’objectiver serait d’obscurcir (« une définition qui serait moins claire qu’elle » l.
3) la
connaissance que nous en avons par l’expérience.
Cependant cela n’empêche pas
d’approfondir la connaissance de notre conscience, c’est pourquoi Bergson va entreprendre
de la caractériser.
..........................................................................................................................................
On peut comprendre cette distinction grâce à un autre terme utilisé ligne 4 : le « trait ».
......................................................................................................................................................
? On pense
immédiatement au trait que nous traçons sur une feuille pour dessiner.
On retrouve le
« trait » dans le « portrait ».
Caractériser ce serait donc faire le portrait de la conscience,
sachant qu’un portrait peut décrire précisément, il est donc capable de donner à voir la
complexité de ce que l’on étudie, alors que la définition relève plutôt du schéma et cherche
à réduire cette complexité.
Bergson commence donc sa description de la conscience par ce
qu’il estime être son « trait le plus apparent : conscience signifie
mémoire.
»........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................
? Tout d’abord parce
qu’en observant notre conscience nous la distinguons justement de la mémoire, car elle
nous donne semble-t-il à voir le présent, alors que la mémoire nous renvoie au passé.
La
conscience cognitive est une capacité de représentation : quand je prends conscience de
quelque chose, elle devient présente à mon esprit.
Mais peut-être confond-on alors présent
et présence : ce qui est présent à mon esprit n’est pas nécessairement le présent au sens
temporel du terme.
Aussi pouvons-nous dire que la conscience donne une présence aussi
bien à un événement passé, qu’à une anticipation du futur.
Ainsi la mémoire semble
dépendre de la conscience comme le montre la définition qu’en donne Bergson aux lignes 89 : « Toute conscience est donc mémoire, – conservation et accumulation du passé dans le
présent.
» En effet, sans conscience la mémoire ne serait qu’un espace de stockage
d’informations et de souvenirs inutiles, car on ne saurait les mobiliser pour en tirer une
quelconque connaissance.
Mais, de la même manière,.......................................................................
........................................................................................................................................................
? Il faut
remarquer ici que Bergson propose une définition très extensive de la mémoire qui englobe
mémoire à long terme et mémoire à court terme.
La conscience cognitive a besoin d’une
mémoire à court terme : si je prend un stylo, c’est que je veux écrire quelque chose et je dois
me souvenir de ce que je souhaite écrire en même temps que je l’écris, tout en anticipant la
suite de ma phrase.
La conscience réfléchie quant à elle a besoin d’une mémoire à plus long
terme, de souvenirs plus ou moins anciens qu’elle relie entre eux pour former mon histoire
et me permettre de me connaître moi-même.
Ainsi, sans mémoire, pas de conscience et c’est
ce que montre Bergson en utilisant un raisonnement par l’absurde.
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...............................? Bergson nous propose en effet la fiction « d’une conscience qui périrait et
renaîtrait à chaque instant » tel un phoenix.
Dans son film Memento, Christopher Nolan
propose une fiction assez proche puisque le héros perd la mémoire à chaque fois qu’il
s’endort et se réveille avec une conscience sans mémoire à long terme.
Par contre, tout le
temps de l’éveil, il possède bien une mémoire immédiate, ce qui lui permet d’enquêter sur sa
Corrigé : explication d'un texte de Bergson sur la conscience et le temps - page 2/4
5.
Quelle....
»
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