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A quoi sert la religion ?

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« La religion est le soupir de la créature opprimée, la chaleur d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. La religion est l'opium du peuple. » D'après cette citation de Karl Marx, la religion se présente sous une forme de soulagement pour une société opprimée, mais si cette société ne vivait que dans le bonheur, sans problèmes que deviendrait alors la religion ? Servirait-elle encore à quelque chose ? Qu'est ce donc que la religion et que nous apporte-t-elle ? A-t-elle une utilité dans tous les cas ? A quoi sert-elle ?

« Un travail sérieux, alimenté de recherches assez poussée pour donner des résultats intéressants.

Il est cependant dommage que vous n'ayez pas pris toute la mesure des thèses de Marx et Feuerbach.

D'autre part, vous auriez pu aussi chercher à montrer ce qui manque à un monde privé du fait religieux, comme suggéré dans la préparation « La religion est le soupir de la créature opprimée, la chaleur d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu.

La religion est l'opium du peuple.

» il n'est pas très habile, stratégiquement, de commencer par cette position assez complexe, qui critique quelque chose que vous n'avez pas encore défini D'après cette citation de Karl Marx, la religion se présente sous une forme de soulagement pour une société opprimée, mais si cette société ne vivait que dans le bonheur, sans problèmes que deviendrait alors la religion ? Servirait-elle encore à quelque chose ? Qu'est ce donc que la religion et que nous apporte-t-elle ? A-t-elle une utilité dans tous les cas ? A quoi sert-elle ? Ces questions pointent vers le problème, sans pour autant réellement le poser.

C'est un bon début La religion présente un double aspect, elle est à la fois la piété qui relie les hommes à la divinité, à une croyance, et à la fois une pratique rituelle institutionnalisée.

Elle se partage entre foi et institutions.

Il y a trois états de religion, le fétichisme, le polythéisme et bien sur le monothéisme, mais chacun de ces états attribuent en quelque chose ou quelqu'un un pouvoir supérieur ou divin.

La religion est universelle car il ne semble pas exister une seule société sans une forme de manifestation d'une vie religieuse, un quelconque rite.

« Toute religion semble délimiter une sphère du sacré et une sphère du profane » comme le note Durkheim dans « Les formes élémentaires de la vie religieuse ». Hegel, lui a fait de la religion une manifestation de l'esprit valant pour lui-même à travers des hommes se réunissant autour d'un principe spirituel. La religion nous propose une façon de vivre, de s'exprimer, en se réunissant en communauté ou même seul.

Elle montre aux esprits qui le souhaitent les directions à prendre selon ses principes, dans une voie sage et respectueuse.La religion est ce que l'esprit humain fabrique en présence de la mort, dans l'idée qu'elle puisse nous atteindre mais pas de finir notre vie, ou d'en commencer une nouvelle dans l'au-delà.

Elle est une sorte de mécanisme de défense naturelle contre les problèmes posés par l'intelligence. En quoi le fait de croire en quelque chose de divin et de supérieur peut-il nous servir dans la vie ? Ne faites pas un catalogue d'idées sans ordre et sans développement, sinon vous ne parviendrez jamais à tirer une conclusion valable La religion apparaît sous deux aspects différents : comme contrôle social et comme fondement de la morale.

On dit qu'il n'y a rien audelà des problèmes de la stabilité sociale.

La religion construit elle-même une justice plus forte que celle des hommes et vient pallié leurs faiblesses.

La justice divine n'a pas les défauts de la justice humaine, c'est pourquoi on parle de péchés pardonnés par Dieu lorsqu'ils sont avoués.

La religion permet de libérer des choses très douloureuses qu'on ne peut avouer à personne sans craindre une quelconque punition réelle. On se rattache à la religion dans l'idée qu'elle nous offrira une seconde vie dans l'au-delà, car il est difficile de vivre dans l'idée certaine de devoir mourir un jour.

On parle de transcendance, de ce qui va au-delà des limites définies par l'existence humaine. Lorsque Marx dit de la religion qu'elle est « l'opium du peuple », l'opium étant à cette époque utilisé comme sédatif et antalgique, et de nos jours vus comme une drogue, il ne veut pas dire qu'elle plonge les croyants dans un monde d'hallucinations mais qu'elle les soulagent de leurs souffrances.

Elle a un effet tranquillisant, apaisant par rapport à une situation de détresse.

Ce soulagement n'est pourtant guère suffisant car il est éphémère et artificiel, en réalité illusoire.

Cette illusion provoque une prolongation de la souffrance réelle puisqu'elle ne fait rien pour s'attaquer à ses causes réelles.

Par exemple, aux contradictions de la société à son inégalité foncière, le christianisme oppose la vie idéale en communauté où nous serions tous frères.

D'après Marx, cette vie idéale n'est pas dépourvue d'efficacités dans le monde réel mais la religion opère un déplacement par rapport à la réalité et à ses souffrances. Et donc ? Quelle est vraiment son utilité ici ? La pensée de Feuerbach fut que la religion était l'essence aliénée de l'homme, que celui-ci projette en dehors de lui, faute de pouvoir vivre dans une humanité pleinement réconciliée.

La religion offre une vision utopique de la vie, sans pourtant régler les problèmes qui enlisent la société.

Elle sert d'instrument de domination, de raison pour déclencher une guerre, on s'en sert également pour vendre en utilisant des jeux basés sur le hasard, et c'est ainsi que les personnes croyantes croient alors que Dieu les aidera à gagner en leur donnant de la chance.

Elle sert malgré tout à la production de l'histoire et véhicule l'épaisseur des échanges sociaux, faite de violence.

La religion est présente dans l'art, on parle alors d'art sacré, d'art profane. Pourtant aucune des valeurs dominantes de notre civilisation mondiale n'est religieuse.

On dit par exemple les Américains profondément croyants et religieux mais y a-t-il parmi eux un seul banquier, un seul commerçant, fervent chrétien qui accepterait d'être remboursé dans l'au-delà ? Le monde mondialisé est athée. Cela ne signifie pas pour autant que la religion ne sert à rien dans un tel système Il reste tout de même des civilisations vivant au rythme de leur religion, des personnes qui croient en la vie grâce à elle, grâce au soulagement et à l'avenir qu'elle procure pour eux. La religion, sous ses différents aspects, est donc utile pour les personnes qui en ont besoin, les croyants, les personnes seules, qui n'ont que la religion à qui se rattacher, se confier, se libérer.

Pour eux, la religion est un soulagement profond, sans pourtant guérir leurs maux. Pour les croyants, la religion les aide à avancer et à avoir un but dans la vie, ne pas se sentir abandonné dans une société de plus en plus compliquée.

Pourtant dans le cas où l'on verrait la société sous une vision utopique, alors la religion n'aurait plus cette utilité. « Abolir la religion comme bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel.

» K.Marx Ne finissez pas sur une citation non commentée, l'effet est désastreux (surtout quand le commentaire vous aurait mené vers des développements intéressants (et qu'elle dit le contraire du reste du paragraphe). »

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