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MARIVAUX - Le jeu de l’amour et du hasard, acte 1, sc 1

Publié le 23/09/2026

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« MARIVAUX - Le jeu de l’amour et du hasard, acte 1, sc 1 Le passage que nous allons étudier est extrait Du jeu de l’amour et du hasard, pièce en trois actes écrite par Marivaux et publiée en 1730.

C’est une scène d’exposition mettant en scène Silvia, la maîtresse et Lisette, sa suivante, qui s’indigne du peu d’enthousiasme que met Silvia a accepter le mari que lui destine son père.

La tonalité de Lisette, lorsque’elle s’adresse à Silvia est plutôt oratoire et cherche à la convaincre tandis que celle de Silvia vers Lisette est didactique, et à pour but, de façon très moralisatrice de mettre en lumière les faux semblants des hommes, expliquant pourquoi elle ne veut pas se marier, et c’est ce que nous attacherons à démontrer, en se demandant comment Marivaux à travers Lisette et Silvia parvient-il à donner au spectateur une vision de la société du 18e siècle ? 1er mouv : du vers 33 au vers 35 —> oppose les deux visions au sujet du mariage 2ème mouv : vers 36 au vers 65 —> Portrait du futur mari de Silvia comme de l’homme parfait, l’honnête homme 3ème mouv : du vers 66 jusqu’à la n —> énumérations de portraits qui critiquent les hommes qui jouent un rôle pour expliquer le fait qu’elle ne veuille pas se marier. 1er mouvement : La réplique « quoi » plus exclamative qu’interrogative marque d’emblée la position de Lisette, très apparemment étonnée, presque même indignée du refus de Silvia de se marier. Le verbe « destine » est très connoté et porte la dimension de fatalité et suggère bien que le choix de l’époux n’est pas celui de la femme mais celui de son père et c’est un choix qui s’impose à elle et auquel elle doit se soumettre.

C’est qqch que Lisette à intériorisé, alors que Silvia se montre plus hésitante comme le montre « que sais-je….

» On voit ici les deux visions s’a ronter 2ème mouvement : Ensuite, Lisette pour exprimer son incompréhension va vanter les qualités du prétendant de Silvia et faire son portrait.

Elle utilise le champs lexical de la beauté « aimable » « bonne mine » « agréable » pour montrer qui il est beau, puis va vanter sn esprit avec des mots qui le mettent en valeur tels que « honnêtes » « meilleur caractère » « sociale et spirituel » Pour donner du poids à son argument, elle n’hésite d’ailleurs pas à émarger comme elle le fait avec les mélioratifs « un des plus honnêtes homme du monde » « meilleur caractère » « mariage plus doux » « union plus délicieuse » Il représente l’homme idéal de l’époque, l’honnête homme, qui est un homme ayant une culture générale étendue, courtois, intelligent sachant se conformer aux bienséances etc..

Il est donc invraisemblable d’y renoncer, encore mieux, selon Lisette Silvia allierait « l’utile à l’agréable en se mariant avec. Tout ces arguments n’ont pas d’e et sur Silvia, au contraire, elle traite Lisette de folle et reprend son propos, avec le chiasme (syntaxique) « on-dit » pour montrer qu’il ne s’agit que de paroles rapportées et probablement pas de la réalité. "Oui, dans le portrait que tu en fais, et on dit qu'il y ressemble, mais c'est un on dit" : Opposition implicite à l'autorité collective : Elle souligne que l'avis général ne doit pas • nécessairement in uencer le sien, ce qui traduit son indépendance d'esprit. fi ff ff fl « Je pourrais bien n'être pas de ce sentiment-là, moi" : • Personnalisation du jugement : Par l'emploi du pronom « moi », Silvia revendique sa singularité et son libre arbitre, refusant de se laisser imposer des goûts ou des idées par les autres. "Il est bel homme, dit-on, et c'est presque tant pis." Paradoxe ironique : Silvia tourne en dérision l'idée que la beauté soit une qualité • indiscutable.

Ici, elle a rme qu'être « bel homme » peut être un défaut, ce qui va à l'encontre des attentes sociales où la beauté est traditionnellement valorisée. Mé ance envers les apparences : • Silvia associe la beauté à une super cialité potentielle, montrant qu'elle accorde davantage d'importance aux qualités morales et intellectuelles qu'au physique. « Volontiers un bel homme est fat, je l'ai remarqué." Généralisation : Silvia émet une critique généralisée des hommes beaux, qu'elle juge • souvent vaniteux ou imbus d'eux-mêmes (« fat »).

Son observation montre une expérience du monde et un esprit rationnel qui s'oppose aux jugements impulsifs. « Tant pis, tant pis, mais voilà une pensée bien hétéroclite !" Réaction spontanée: Lisette, servante typique du théâtre comique, adopte une attitude • beaucoup plus simple et joyeuse.

Le mot « hétéroclite » souligne l'étrangeté de la pensée de Silvia, qu'elle considère comme hors norme. "Oh, il a tort d'être fat; mais il a raison d'être beau." Chiasme implicite : La structure de la phrase met en opposition la vanité (« tort ») et la • beauté (« raison »), soulignant que, pour Lisette, les défauts de caractère sont pardonnables face à un bel aspect physique. Vision simple et pragmatique : • Contrairement à Silvia, Lisette ne sur-intellectualise pas les relations et accepte la beauté comme une qualité en soi. "Vertuchoux! si je me marie jamais, ce super u-là sera mon nécessaire." Expression hyperbolique : Par cette exclamation joviale, Lisette exalte son goût pour le • « super u » (la beauté et l'apparence), qu'elle considère.... »

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