L’ONU : LE DROIT DE VETO
Publié le 18/04/2026
Extrait du document
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Introduction
L’Organisation des Nations Unies (ONU) est une organisation internationale basée à New
York, qui regroupe actuellement 193 États membres.
Fondée le 24 octobre 1945 au lendemain
de la Seconde Guerre mondiale, elle succède à la Société des Nations (SDN), Sa mission
fondamentale est de garantir la sécurité internationale, de promouvoir des relations amicales
fondées sur l’égalité des droits des peuples, et de favoriser la coopération pour résoudre les
problèmes économiques, sociaux et humanitaires, le tout dans le respect strict des droits de
l’homme.
Pour accomplir ces ambitions, l’ONU s'appuie sur six organes principaux, dont le Secrétariat,
l'Assemblée générale, le Conseil économique et sociale, le conseil de tutelle, la cour
internationale de justice et, surtout, le Conseil de sécurité.
C’est au sein de ce dernier que
réside le mécanisme le plus puissant et le plus controversé de l'organisation : le droit de veto.
Accordé exclusivement aux cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et
Royaume-Uni), ce droit crée une tension entre l’idéal d’égalité des nations et la réalité des
rapports de force géopolitiques.
Dès lors, une question se pose : le droit de veto est-il un gage de stabilité indispensable ou le
principal frein à l'efficacité de l'ONU ?
Pour répondre à cette question, nous analyserons dans un premier temps l'origine et le
fonctionnement technique de ce droit.
Nous verrons ensuite comment il est devenu un outil
d'influence au service des grandes puissances, quitte à paralyser l'action internationale.
Enfin,
nous aborderons les débats actuels concernant une éventuelle réforme de ce privilège.
I.
L’origine et le mécanisme du droit de veto : Un
héritage de 1945
Le droit de veto n’est pas un accident de l’histoire, c’est une condition de naissance.
Pour
comprendre sa pertinence, il faut revenir à la création de l’ONU.
Une nécessité pragmatique :
En 1945, les "Cinq Grands" (vainqueurs de la guerre) savaient que l'organisation
échouerait comme la SDN si l'un d'eux se sentait menacé par une décision collective.
Le veto a été créé pour maintenir les grandes puissances à la table des
négociations.
Le fonctionnement technique :
Contrairement à l'Assemblée générale où chaque pays a une voix, au Conseil de
sécurité, une décision de fond ne peut être adoptée que si aucun des cinq membres
permanents (P5) ne vote contre.
L'abstention n'est pas un veto :
Il est intéressant de noter qu'un pays membre permanent peut s'abstenir sans bloquer la
résolution, ce qui permet parfois de laisser passer des décisions sans pour autant les
approuver officiellement.
II.
Un outil de puissance entre efficacité et paralysie
Aujourd'hui, la pertinence du veto est violemment critiquée car son usage a dévié de sa
mission initiale de "maintien de la paix".
Le bouclier diplomatique :
Trop souvent, le veto est utilisé par les membres du P5 pour protéger leurs propres
intérêts ou ceux de leurs alliés.
Par exemple, la Russie sur le dossier ukrainien ou les
États-Unis sur le dossier israélo-palestinien.
Cela rend le Conseil de sécurité
impuissant face aux....
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