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Oral BAC On ne Badine pas avec l'amour Alfred Musset

Publié le 10/04/2026

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« Oral BAC Texte 3 : En 1834, Alfred de Musset publie On ne badine pas avec l'amour.

Pièce emblématique du "spectacle dans un fauteuil", ce drame romantique explore la complexité des sentiments amoureux. Dans cette dernière scène (Acte III, scène 8), Camille et Perdican s'avouent enfin leur amour, sans savoir que Rosette les écoute. (À dire après avoir lu le texte à haute voix avec le ton approprié : lyrique au début, paniqué et grave à la fin) Problématique : En quoi cette scène de dénouement révèle-t-elle la dimension tragique du badinage amoureux ? Annonce du plan : Le double aveu et la réconciliation lyrique (L.1 à 18). La catastrophe finale et la punition divine (L.19 à la fin). I.

Le double aveu et la réconciliation (L.1 à 18) 1.

La tirade de Perdican : le regret et la fatalité 1.

Le texte s'ouvre sur une anadiplose (reprise du dernier mot de la scène précédente) : « Insensés que nous sommes ».

Cela marque immédiatement la prise de conscience de leur folie. 2.

Perdican utilise une série d'interrogations marquées par une gradation péjorative : « Quel songe » →« vaines paroles » → « misérables folies ». Il comprend que leur orgueil a détruit la vérité de leurs sentiments. 3.

Il oppose les temps verbaux : le passé composé (« avons-nous fait », « ont passé ») pour les erreurs commises, contre le présent de vérité générale « nous nous aimons », qui marque le retour au réel. 4.

La métaphore du « vent funeste » souligne le caractère destructeur et éphémère de leur badinage, tout en annonçant implicitement la mort (funeste). 5.

Perdican file ensuite une métaphore religieuse et précieuse : le bonheur est comparé à une « perle rare » et un « inestimable joyau » donné par Dieu (« pêcheur céleste »), que les personnages ont gâché en en faisant un « jouet ».

L'image de l'enfant gâté souligne leur immaturité. 2.

La fatalité de la nature humaine 1.

L'anaphore de la tournure impersonnelle « Il a bien fallu » (l.10 et 12) insiste sur la fatalité.

Ce n'est pas seulement leur faute, c'est celle de la nature humaine (« car nous sommes des hommes »). 2.

Perdican personnifie leurs défauts : « la vanité, le bavardage et la colère » deviennent des « rochers informes » qui bloquent la « route céleste » (l'amour pur). 3.

La tirade se clôt sur une épanadiplose : le mot « insensés » revient, encadrant le discours, mais cette fois il débouche sur l'action : « Il la prend dans ses bras ». 3.

La réponse de Camille : l'union sacrée 1.

Camille confirme l'union par l'écho « Oui, nous nous aimons ». 2.

Elle invoque Dieu comme témoin bienveillant.

La didascalie interne « laisse-moi le sentir sur ton cœur » mêle le physique (battements du cœur) et le sentimental (siège de l'amour)..... »

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