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Oral Bac MANON LESCAUT: Comment la rencontre amoureuse est-elle présentée comme un événement à la fois fatal et bouleversant pr le narrateur ?

Publié le 10/04/2026

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« Oral BAC Texte 5 : En 1731, l’Abbé Prévost publie Manon Lescaut, relatant l'histoire passionnelle entre DG et M.

Publié durant le Siècle des Lumières, ce récit s'inscrit dans une époque où les philosophes remettent en cause les structures de la société. Ce texte présente ici la rencontre entre DG et Manon et le coup de foudre immédiat. Problématique : Comment la rencontre amoureuse est-elle présentée comme un événement à la fois fatal et bouleversant pr le narrateur ? Mouvements : 1) L.1 à L.12 : Le cadre de la rencontre et l'apparition de M 2) L.13 à L.24 : Le coup de foudre et l'échange initial I.

L.1 à L.12 : Le cadre de la rencontre et l'apparition de M A.

Une rétrospection marquée par la fatalité Dès les premières lignes, l'Abbé Prévost installe une distance entre le narrateur et l'action. 1.

L'énonciation et le temps : L'usage de la première personne (« J'avais marqué ») et du plus-queparfait installe un narrateur qui analyse sa propre vie avec le recul de l'expérience.

Ce choix souligne que DG porte un regard critique, voire désabusé, sur sa jeunesse. 2.

Le sentiment de regret : L'apostrophe « Hélas ! » combinée au point d'exclamation et à la tournure « que ne le marquais-je un jour plus tôt ! » exprime une vive déception.

Le narrateur voit ce retard comme le moment où son destin a basculé irrémédiablement. 3.

La caractérisation du héros : DG évoque son « innocence » perdue par une hyperbole.

En insistant sur sa naïveté extrême, il se présente comme une proie vulnérable, ce qui tend à le dédouaner de ses erreurs futures : il était trop pur pr comprendre le danger. B.

Un cadre réaliste et la rupture du quotidien Le récit s'ancre dans une réalité géographique précise avant de basculer dans l'aventure. 1.

Ancrage spatio-temporel : La mention d'« Amiens » et le champ lexical du voyage créent une atmosphère de transit et de mouvement, rendant la rencontre fortuite plus crédible. 2.

L'allongement de la cadence : La longue phrase décrivant sa promenade avec Tiberge utilise un enchaînement de trois propositions qui ralentit le rythme.

Cette lenteur prépare méticuleusement le lecteur à la rupture brutale qui va suivre. 3.

L'élément perturbateur : L'arrivée du coche d'Arras, marquée par le passé simple (« nous vîmes »), signale l'irruption soudaine de l'événement qui va détruire son existence tranquille. 4.

Le rôle de la curiosité : La tournure restrictive « n'avions pas d'autre motif que la curiosité » présente ce trait de caractère comme un « vilain défaut » fatal.

C'est ce simple désir de voir qui déclenche l'enchaînement tragique. C.

La théâtralisation de l'apparition de M M est mise en scène comme une figure d'exception dès le premier regard. 1.

L'isolement de l'héroïne : Par une accumulation d'actions rapides (les autres femmes se retirent), M est isolée par le terme adversatif « Mais ».

Elle s'arrête « seule » dans la cour, ce qui la distingue immédiatement de la foule. 2.

Le contraste visuel et l'hyperbole : L'apposition « fort jeune » est une hyperbole qui souligne sa fraîcheur.

Elle est opposée à l'homme d'un « âge avancé » qui l'accompagne.

Cette antithèse entre la jeunesse éclatante et la décrépitude du conducteur renforce l'éclat fascinant de M. 3.

Le thème de l'aventure : La mention de son « équipage » et des « paniers.... »

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