Culture générale : Les plaisirs de la table.
Publié le 02/02/2026
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Culture générale : Les plaisirs de la table.
Question 1 :
Vue : "gestes doux et parcimonieux", "naître et s’épanouir, dans la nacre et la moire", "éclats
de chair rose, blanche et grise", "curieux morceau dentelé, marbré de rose et de mauve
mais presque noir à la pointe de ses excroissances crénelées".
Goût : "gras et sucré", "strict et rigoureux", "tenace en ses liaisons secrètes", "fluidité
compacte qui met le ciel sur la langue", "délicatesse citronnée".
Toucher : "moellesse", "aérienne moellesse", "effleurement profond", "densité laiteuse".
Ouïe : Ce sens est indirectement présent dans les "gestes doux et parcimonieux", suggérant
une ambiance feutrée et concentrée autour du chef.
L’auteur mobilise principalement la vue, le goût, et le toucher, car ces sens sont essentiels à
une expérience gastronomique.
La vue embellie la présentation des plats, le goût et le
toucher enrichissent la dégustation et permettent d’apprécier les caractéristiques des
sashimis.
Question 2 :
Le narrateur vit une expérience sensorielle et émotionnelle intense, mêlant une dégustation
raffinée à une réflexion contemplative.
Cette expérience est presque transcendante, car elle
dépasse la simple consommation alimentaire pour devenir une célébration esthétique et
philosophique des saveurs et des textures.
Le narrateur décrit chaque bouchée comme un événement unique, en mettant en avant la
fusion entre matière et immatérialité (ex.
: "substance intermédiaire", "densité laiteuse que
les nuages n'ont pas").
Cela montre que l’expérience dépasse le cadre purement physique.
De plus, les descriptions détaillées ralentissent le temps narratif, comme si chaque instant
devait être savouré (ex.
: "le sashimi...
invite à une mastication lente et souple").
Question 3 :
Opposition matière/immatérialité :
"ni matière ni eau", "fluidité et tendresse miraculeuses".
Ce contraste illustre la singularité des sashimis, perçus comme des aliments à la fois
présents et éphémères , transcendant les catégories habituelles.
Rigidité/souplesse :
"le poulpe est strict et rigoureux", "le saumon est gras et sucré".
Cette opposition met en lumière la diversité des textures et sensations offertes par les
différents sashimis, accentuant l’attention portée à chaque détail.
Légèreté/plénitude :
"la noix de Saint-Jacques s’éclipse dès son arrivée", mais elle laisse "un effleurement
profond".
Ce contraste met en valeur la subtilité des sensations : même ce qui semble éphémère peut
avoir un impact durable.
Ces contrastes enrichissent la description en donnant de la profondeur à l’expérience du
narrateur.
Ils permettent de montrer la complexité des saveurs et des textures, tout en
soulignant la richesse émotionnelle et esthétique de la dégustation.
Question 4 :
La carte du menu provoque chez le personnage un mélange d'émotions intenses, allant de
la curiosité à l'extase.
Elle agit comme un déclencheur de sensations et d'anticipation.
L’ouverture de la carte est décrite comme un moment presque sacré, un rituel où chaque
mot évoque une promesse de plaisirs à venir.
Elle engage une immersion progressive dans
le monde sensoriel et gastronomique, où chaque terme est une invitation à l'imaginaire.
Le mot "extase" (ligne 8) semble le mieux résumer cette expérience.
Question 5 :
Vue :
"Carte de vélin grainé, damassé comme les serviettes d'antan".
La texture et l’apparence de la carte elle-même sont décrites visuellement, évoquant un
objet élégant et raffiné.
"Le regard glisse" : La lecture est associée à un plaisir visuel, où les termes gastronomiques
captivent.
Ouïe :
"Les murmures des plats".
Cette métaphore auditive donne l’impression que chaque plat "parle", renforçant la poésie
de la carte.
Odorat :
"Cascade olfactive", "fumet des volailles grillées en plein air sur les foires au bétail".
Les descriptions culinaires évoquent des arômes précis, déclenchant l’imaginaire olfactif du
lecteur.
Goût :
"Confit d'échalotes", "saveur anticipée du gingembre frais, de l'oignon mariné et du musc
mêlés".
Le goût est omniprésent dans l'anticipation des plats, où chaque ingrédient est détaillé
comme une promesse gustative.
Toucher :
"Craquant-moelleux de la viande saisie, ferme et juteuse au creux de son enveloppe
croustillante".
Les textures des aliments sont décrites avec minutie, permettant au lecteur d’imaginer leur
sensation en bouche.
Question 6 :
Plaisir de la découverte :
"Combien de fois ai-je ainsi plongé dans une carte comme on plonge dans l'inconnu ?".
La carte devient une exploration, une invitation à l’aventure culinaire.
Plaisir de la nostalgie et des souvenirs :
"Charivari sensoriel des marchés chinois", "foires au bétail".
Ces références évoquent des expériences passées, des souvenirs associés à des lieux et
des moments précis.
Plaisir de la poésie :
Les descriptions des plats sont des œuvres littéraires, évoquant des paysages, des saveurs
et des sensations de manière poétique ("tonalité ensoleillée, épicée et sucrée", "éparpillent
quelque part entre le bronze, l'or et l'amande").
Question 7 :
Dans "Allégorie du goût, de l'ouïe et du toucher" de Jan Brueghel l'Ancien, le peintre
représente une scène riche et foisonnante où des personnages évoluent dans un
environnement chargé de symboles évoquant les plaisirs sensoriels :
Pour le goût : La table regorge de mets raffinés, fruits, vins et aliments somptueux,
suggérant une célébration des plaisirs culinaires.
Pour l'ouïe : Des instruments de musique sont disposés ou joués par des personnages,
symbolisant le plaisir musical et auditif.
Pour le toucher : Les textures des objets, des étoffes luxueuses, et les gestes des figures
humaines évoquent l’importance du contact physique.
Question 8 :
Les deux œuvres célèbrent les plaisirs des sens.
Dans Une gourmandise, les descriptions
détaillées évoquent la fusion des sensations gustatives, tactiles et visuelles.
De même, le
tableau de Brueghel invite à contempler l’harmonie des sens dans une scène riche.
Ensuite,
le texte et le tableau partagent un goût pour la profusion.
Brueghel peint un univers
richement détaillé, rempli d’objets, de mets, et d’instruments, tandis que Muriel Barbery
détaille méticuleusement les saveurs, textures et émotions associées à la dégustation.
Enfin, Les deux œuvres capturent un instant d’intense contemplation.
Dans le tableau,
l’atmosphère est figée dans une scène symbolique, tandis que dans le texte, le narrateur
s’attarde sur chaque sensation comme si le temps s’arrêtait.
Question 9 :
Le texte décrit des plats raffinés, servis dans une atmosphère luxueuse : huîtres,
champagne, côtelettes d'agneau, foie gras, perdrix, petits pois.
Les aliments sont associés à
des textures et des saveurs voluptueuses ("viande fine et le légume onctueux comme une
crème", "petites oreilles enfermées en des coquilles", "truite rose comme de la chair de
jeune fille").
Ces descriptions rappellent que le repas est un moment d'exaltation des sens,
comparable à une jouissance presque charnelle.
Ensuite, le champagne et les liqueurs
jouent un rôle central dans la montée de l’euphorie.
Ils échauffent les corps et les esprits ("le
vin clair...
échauffait leur sang et troublait leur esprit").
L’ivresse de Mme de Marelle est
explicitement soulignée, et elle se manifeste dans sa gaieté et ses propos audacieux.
L’alcool agit comme un liant social, permettant aux personnages d’adopter un ton plus libre
et osé.
Enfin, Le repas incarne plus qu’une simple occasion de manger.
Il devient un rite
social et sensoriel, où la richesse des plats reflète la richesse des échanges et des
émotions.
La table agit comme un lieu de dévoilement et de communion, où les barrières
sociales tombent et les désirs s’expriment.
Question 10 :
D’abord, Maravan s’appuie sur une connaissance approfondie de la chimie et de la
physique.
Il comprend parfaitement comment combiner des ingrédients pour en tirer des
saveurs uniques et inattendues.
Par exemple, dans la scène décrite, il mélange avec
précision des essences de feuilles de caloupilé, de cannelle et d’huile de coco, qu’il applique
goutte par goutte sur des “chappatis”.
Ce geste simple révèle son souci du détail et son
désir de maximiser l’impact de chaque saveur et arôme.
Mais ce qui rend Maravan vraiment unique, c’est sa capacité à transformer un repas en une
expérience multisensorielle.
Il rejette les éléments qui pourraient détourner l’attention,
comme l’encens ou la musique, afin que ses convives se concentrent uniquement sur les
sensations olfactives, gustatives et tactiles.
Manger avec les mains, par exemple, devient un
acte sensuel qui intensifie la connexion avec les plats.
En effet, Maravan parvient à toucher ses convives au niveau émotionnel et même physique.
La sexologue, pourtant habituée à explorer les sensations, se laisse submerger par les plats
qu’il prépare.
Ses soupirs, ses gémissements, et son silence inhabituel témoignent de
l’impact profond que ce repas a sur elle.
Chaque bouchée devient une source de plaisir, à la
fois intime et troublante.
Enfin, Maravan cultive une certaine aura de mystère.
Présenté comme un "gourou de la
cuisine érotique", il travaille dans une ambiance tamisée, éclairée à la bougie, renforçant
l’aspect rituel et presque spirituel de ses repas.
Et lorsqu’il quitte la scène à la fin du dîner, il
laisse derrière lui une impression d’élégance et de mysticisme, permettant à ses créations
de continuer à résonner dans l’esprit de ses convives.
Question 11 :
Au départ, le narrateur est incapable d’identifier la cause précise de cette félicité.
Il sait
seulement qu’elle est liée à la saveur de la madeleine et du thé, mais qu’elle va bien au-delà
de ces sensations physiques.
Il compare cela à une "essence précieuse" qui éveille en lui un
état supérieur de conscience, le rendant insensible aux “vicissitudes de la vie”.
Ce plaisir....
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