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Qui parle à travers celui qui parle ?

Publié le 20/03/2022

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« Sujet Dissertation Philo : « Qui parle à travers celui qui parle ? Lorsque nous pensons ou parlons, nous avons naturellement l’impression d’être la source de nos propres mots.

Pourtant, dans les faits, nos pensées et nos paroles sont déterminées par une foule de facteurs inconnus ou inconscients qui limitent notre libre-arbitre.

D’où la question : « Qui parle à travers celui qui parle ? On définit la parole comme le moyen par lequel les pensées se font connaître, et être communiquées.

Il revient de se demander si nous sommes mus par des forces venant de nous-mêmes ou bien extérieures à nous-mêmes, donc incontrôlables.

? le problème posé est de savoir si nous sommes alors la source de nos propres pensées et paroles ? après avoir présenter les différents facteurs qui influencent nos pensées et paroles, nous démontrerons comment celles-ci sont dirigées et comment prendre possession de nos propres pensées. Il convient dans un premier temps de présenter les facteurs qui influencent le quotidien de nos pensées et paroles.

Parmi ces facteurs, il y a d’une part les facteurs internes qui représentent nos caractéristiques propres, parmi lesquels : les besoins physiologiques : si j’ai faim, c’est cette idée qui va apparaître à mon cerveau, les prédispositions génétiques : si je suis naturellement prédisposé à l’anxiété, mes paroles seront souvent inquiètes et angoissées, l’instinct et les pulsions (le « ça » de Freud) : si mon instinct me pousse à posséder, j’éprouverai naturellement des pensées de domination, les règles morales intériorisées (le « surmoi » de Freud) : si j’ai appris qu’il ne fallait pas souhaiter le mal pour les autres, cette pensée surgira spontanément en fonction des circonstances, ou encore les penchants psychologiques (le « moi » de Freud). D’autre part les influences externes, parmi lesquelles on cite : les conditions de vie, le vécu et l’histoire personnelle, le bain culturel, les habitudes de groupe, les interdits sociétaux, les relations avec les autres et l’influence de l’entourage, etc.

Ainsi, lorsque j’exprime un ressenti ou une opinion, ça n’est pas moi qui parle, mais plutôt mon instinct, mes envies, mes pulsions, mon éducation, ma culture ou encore mes habitudes acquises.

De fait, les forces à l’oeuvre, c’est-à-dire les déterminismes que nous venons d’évoquer, sont extrêmement puissantes.

Il est quasiment impossible de les dompter.

Je suis donc en réalité un être programmé, conditionné, et mes paroles sont le résultat d’une conjonction de facteurs que je ne maîtrise pas.

Cela me rend vulnérable aux illusions et aux préjugés. Est-ce à dire qu’il n’existe aucun moyen de passer outre ces conditionnements, et de penser par soi-même ?. Dans un second temps, tentons de voir qui parle quand je parle, et comment se concentrer sur ses pensées véritables.

La question qui parle quand je parle ? est indissociable de la question qui suis-je ? L’effort de connaissance de soi est la clé qui permettra d’y répondre.

L’individu illusionné croit qu’il parle en toute liberté : il prend ses propres mots pour argent comptant, il adhère à son propre discours, il sait siennes ses propres paroles, il se confond avec ses propres pensées et s’y attache.

C’est en particulier le risque pointé par Platon dans l’allégorie de la caverne. Pourtant, nos pensées spontanées (causées par notre mental) et nos paroles sont issues d’un. »

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