Aide en Philo

Morts de 92 fichier de lecture

Publié le 30/12/2025

Extrait du document

« Morts de 92 fichier de lecture Introduction : • En 1870, Rimbaud n’a pas encore 16 ans, et sa sensibilité poétique commence déjà à s’exprimer de façon géniale dans ses poèmes, autant pour traduire ses premiers amours, son désir de liberté ou encore ses premières révoltes. • Ses poèmes de jeunesse seront publiés dans les Cahiers de Douai, grâce notamment à Georges Izambard et à Paul Demeny. • Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse.

A l’instar de Victor Hugo, Rimbaud s’insurge contre cet empereur et sa politique injuste et autoritaire.

Il voit dans cette déclaration de guerre une manœuvre politique inconsciente et égoïste. • La lecture d’un article écrit par Paul de Cassagnac, un journaliste bonapartiste, qui en appelle au patriotisme des français au nom des morts de la Révolution française, le révolte.

Il voit dans cet article une instrumentalisation ignominieuse de ces martyrs. • Le poème « Morts de Quatre-vingt-douze … » est donc une expression de sa colère et une critique de Napoléon et de sa propagande. • Il s’agit d’un sonnet en alexandrins (= 2 quatrains et 2 tercets).

Rimbaud reprend ici une forme poétique classique pour y glisser sa révolte. • Lecture du poème : • 1 mouvement : Hommage aux morts • 2 mouvement : Amplification de l’hommage • 3 mouvement : Les morts sont élevés au rang de martyrs sacrés • 4 mouvement : Chute : condamnation de l’autoritarisme de Napoléon III et de la propagande bonapartiste qui instrumentalise les martyrs de la Révolution er ème ème ème Problématique : Comment Rimbaud fait-il de cet hommage aux soldats morts pour la Révolution une violente critique de Napoléon III et de sa propagande ? 1 mouvement : Hommage aux morts er V1 : « Morts » = le poème commence sur un mot fort = hommage à ces morts + Il apostrophe les morts des guerres révolutionnaires. Répétition – « Quatre-vingt-… » = insiste sur des moments phares de la Révolutions + Majuscules + Accentuation qui imprime un rythme solennel au début de cet hommage.

V2 : Lexique : « pâles » - peut renvoyer à la pureté de l’engagement, mais aussi à la mort (= blanc cadavérique) + complément de l’adjectif « du baiser fort de la liberté » = métaphore renvoie à leur amour de la liberté pour laquelle ils sont morts (+ épithète « fort »).

V3 : Adjectif « Calmes » = traduit l’assurance de servir une cause juste + Antithèse avec « brisiez » / « calmes » (2 personne) = C’est une nature douce qui accepte de se sacrifier violemment.

+ lexique « sabots » met en avant la pauvreté des soldats. Métaphore « brisiez le joug qui pèse » = ils se battent pour la liberté. ème + L’emploi du présent de l’indicatif : « le joug / qui pèse » (alors que « brisiez » était à l’imparfait) : présent de vérité générale pour souligner la persistance de cette menace (l’injustice / absence de liberté / le despotisme). + Enjambement = met en avant le sacrifice fait pour la plus noble des causes + personnification de l’humanité « sur l’âme et sur le front… » : = permet de souligner la dimension universelle de leur sacrifie. Transition : 1 partie : elle permet de rendre un hommage vibrant aux morts de la Révolution française.

Cet hommage va être amplifié dans la 2 partie. 2 mouvement : Amplification de l’hommage ère ème ème V5 : Nouvelle apostrophe = cette fois il les appelle « Hommes » (v1 c’était « Morts ») = cela les rend plus vivants ! + adjectif « extasiés » avec la diérèse.

= Insiste sur leur état d’esprit = ils sont animés d’un sentiment noble et juste et sont heureux de se sacrifier + « grands » = lexique mélioratif.

+ Antithèse « extasiés / tourmente » = exprime la puissance de l’engagement.

V6 : apostrophe « vous » = appuie sur cette adresse aux morts + Métaphore : « les cœurs sautaient d’amour sous les haillons » = met en lumière encore une fois la pureté et la noblesse de l’engagement de ces soldats (= « amour » de la liberté) et évoque aussi leur pauvreté avec « haillons ».

= Représentation idéale. V7 : Nouvelle apostrophe, appuyée par l’interjection lyrique « Ô » qui la met en valeur.

On retrouve ici une allégorie de la « Mort » (majuscule) qui est comparée à une « noble Amante » = Allégorie qui montre la tragédie qui se joue dans chaque guerre avec les morts qui s’empilent.

V7-8 : Métaphore créatrice de la Mort qui sème et régénère : pas.... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles