fiches sur l'étranger d'Albert Camus
Publié le 24/04/2026
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L’auteur : Albert Camus
Naissance : 1913 en Mondovi
(Algérie)
Mort : 1960 (47 ans)
Métier : écrivain, dramaturge,
essayiste, philosophe et journaliste
Connu pour être un journaliste très
engagé durant la résistance.
Prix : Prix Nobel de Littérature en
1957 à 44 ans
Détails de publications :
L’étranger publié en 1942 aux
éditions Gallimard (premier roman de
Camus).
Lieu : Alger
ème
L’Étranger est le 3
roman
francophone le plus lu au monde et
l’un des textes les plus étudiés dans
l’enseignement français.
Résumé :
Ce court récit met en scène
Meursault, un employé de bureau à
Alger, qui, après l’enterrement de sa
mère, tue un Arabe sur une plage
selon ses propos « à cause du
soleil ».
Il est jugé puis condamné à
mort, moins pour son crime que pour
son incapacité à jouer la comédie
sociale, Meursault incarne la
confrontation de l’homme avec
l’absurde.
L’œuvre :
Genre : Roman écrit à la première
personne
Mouvement : Philosophie de
l’absurde.
Camus refuse l’étiquette
« existentialiste », bien que le roman
soit souvent rapproché de ce courant
Cycle de l’absurde : L’Etranger
appartient au « cycle de l’absurde »
avec l’essai Le mythe de Sisyphe
(1942) et les pièces Caligula et Le
Malentendu.
Narrateur : Meursault, récit à la
première personne et au passé
composé
1913
1936-1938
1942
1944
1947
1956
1957
1960
Naissance en
Algérie
L’envers et
L’Endroit, Noces
– premiers
écrits, lyrisme
méditerranéen
L’Etranger +
Le Mythe de
Sisyphe - cycle
de l’absurde
Rédacteur en
chef de Combat
(journal de la
Résistance)
La Peste – cycle
de la révolte
La Chute
Prix Nobel de la
littérature
Mort dans un
accident de
voiture à 46 ans
Meursault et veut
l’épouser.
Elle
représente le bonheur
simple et physique.
Sa
présence souligne
l’incapacité de
Meursault à nommer
ses sentiments : il la
désire, apprécie sa
compagnie, mais ne
peut pas dire « je
t’aime ».
Contexte + biographie de Camus
Albert Camus naît en 1913 à
Mondovi, dans un milieu très
modeste.
Son père est un ouvrier
agricole, il meurt à la bataille de la
Marne en 1914.
Albert Camus grandit
à Alger avec sa mère, quasi illettrée
et partiellement sourde, dans un
appartement sans livres.
C’est son
instituteur qui est Louis Germain qui
repère son talent et lui permet
d’obtenir une bourse pour le lycée.
Cet épisode de sa vie, Camus le
racontera dans Le Premier Homme
(posthume, 1994) et qu’il évoquera
dans son discours de son prix Nobel.
Meursault
Marie Cardona
Narrateur et
personnage central.
Employé de bureau à
Alger.
Se caractérise
par son indifférence
apparente : il ne
pleure pas à
l’enterrement de sa
mère, dit que l’amour
« ne veut rien dire »,
accepte tout sans
enthousiasme.
Mais
cette indifférence est
aussi une forme
d’honnêteté radicale :
Meursault refuse de
mentir, de simuler des
émotions qu’il
n’éprouve pas.
Il est
étranger aux
conventions sociales,
étranger au monde,
étranger à lui-même.
C’est un être
de sensations (le
soleil, la mer, le corps
de Marie) plutôt que
de sentiments
nommés.
Petite amie de
Meursault.
Joyeuse,
sensuelle, elle aime
Camus étudie la philosophie à
l’université d’Alger mais sa
tuberculose l’empêche de passer
l’agrégation.
Il devient donc
journaliste, dramaturge et romancier.
L’étranger est écrit entre 1939 et
1941, en pleine Seconde Guerre
Mondiale, dans une France occupée.
Le roman paraît en juin 1942 chez
Gallimard, quelques mois avant Le
Mythe de Sisyphe.
Les deux textes se
complètent : le roman met en scène
l’absurde, l’essai le théorise.
Le contexte de l’Algérie coloniale est
essentiel : le roman se déroule à
Alger, le personnage tué est un Arabe
non nommé, la justice est celle des
colons.
Camus,
pied-noir né en
Algérie, entretiendra un rapport
complexe avec la question coloniale
tout au long de sa vie.
Raymond Sintès
Voisin de Meursault,
probablement
proxénète.
Violent,
manipulateur, il utilise
Meursault pour régler
ses comptes avec sa
maîtresse arabe.
C’est
par lui que Meursault
se retrouve impliqué
dans le conflit qui
mène au meurtre.
Meursault ne le juge
pas — il ne juge
personne.
Structure du roman :
L’étranger est divisé en deux
parties de six chapitres chacune,
formant un diptyque parfaitement
symétrique :
La première partie développe sur la
vie de Meursault avant le meurtre :
enterrement de la mère, vie
quotidienne à Alger, relation avec
Marie, amitié avec Raymond, la
plage, le meurtre de l’Arabe.
La deuxième partie développe sur
l’instruction, le procès, la
condamnation à mort, la révolte
finale de Meursault face à l’aumônier.
Le regard de la société remplace le
regard de Meursault.
Cette symétrie est significative : la
première partie montre Meursault
vivant librement, la seconde montre
la société qui le juge.
Le meurtre (fin
de la partie I) est le pivot qui fait
basculer le récit.
L’Arabe
Salamano
Le procureur
La victime de
Meursault.
Il
n’est jamais
nommé — un choix
qui a suscité de
nombreuses lectures
critiques, notamment
postcoloniales (Edward
Saïd).
Son anonymat
reflète la position des
Arabes dans l’Algérie
coloniale : ils sont un
décor, pas des
personnes.
Voisin de Meursault,
vieillard qui bat son
chien quotidiennement
mais s’effondre quand
celui-ci disparaît.
Figure miroir de
Meursault et sa mère :
un amour réel mais
inexprimé, reconnu
seulement dans la
perte.
Représente la société
qui juge.
Il
reconstruit le
comportement de
Meursault pour en
faire un récit cohérent
L’aumônier
d’insensibilité
monstrueuse.
Il
transforme
l’indifférence en
préméditation,
l’absence d’émotion
visible en signe de
criminalité.
Il tente d’amener
Meursault à Dieu.
C’est face à lui que
Meursault explose
dans la seule scène de
révolte du roman.
L’aumônier représente
la religion comme
consolation — que
Meursault refuse avec
violence.
J’ai fait le choix de vous présenter
L’Etranger d’Albert Camus.
J’ai lu
cette œuvre dans le cadre du
parcours personnage à la marge,
plaisir du romanesque, avec comme
œuvre principale Manon Lescaut.
L’Etranger est un roman de fiction qui
a été publié en 1942, le contexte
d’écriture est donc assez particulier
puisqu’on est pendant la seconde
guerre mondiale.
C’est une période
de crise, et elle amène par
conséquent à la remise en question
sur soi et le monde.
Camus apporte
une réponse à ces questions au sein
du roman, par le mouvement
littéraire de l’absurde.
L’histoire
retrace les événements de la vie de
Meursault, elle est racontée à la
première personne du singulier et est
divisée en deux parties.
Je ne pensais pas du tout partir sur
ce livre au départ.
Quand j’avais lu
l’Etranger, je ne l’avais pas bien saisi
car je n’arrivais pas du tout à cerner
le personnage de Meursault.
Sa vie
me paraissait tellement simple et
banale, je ne comprenais pas le but
du livre.
Après l’avoir relu, j’ai réalisé
que Camus avait porté une réelle
intention derrière cette simplicité
déguisée.
Il a en réalité adapté son
style d’écriture à l’avancement du
roman.
Je m’explique : au début
Meursault a une vie très banale.
Mais
sa vie se complexifie au fur et à
mesure, et parallèlement, le style
d’écriture s’étoffe, devient plus
poétique et élaboré.
Par ce procédé
et le mouvement littéraire de
l’absurde, Camus veut ici mettre en
lumière l’absurdité de notre existence
et de la
non-conformité aux
normes sociales.
Grâce au
personnage de Meursault (qui semble
détaché de tout) il veut nous faire
comprendre que la vie n’a aucun
sens et que tout ne peut être
interprété, il est donc absurde de
chercher un sens et de se poser des
questions sur le monde.
Finalement, on peut dire que
Meursault est un personnage en
marge car il refuse de jouer le jeu
imposé par les normes de la société.
Cette conclusion peut être mise en
relation avec l’œuvre principale du
parcours, Manon Lescaut de l’Abbé
Prévost, où Des Grieux choisit une
vie de marginal en sortant du rang et
en ne respectant plus les règles, par
amour pour Manon.
pleure pas — reprend sa vie
quotidienne.
Un enchaînement de
circonstances le conduit à tuer un
Arabe sur une plage, « à cause du
soleil ».
Lors de son procès, il est
jugé moins pour le meurtre que pour
son attitude non conformiste :
n’avoir pas pleuré, être allé au
cinéma le lendemain de
l’enterrement.
Il est condamné à
mort.
C’est un roman sur l’absurdité
de l’existence et la violence du
jugement social.
Pourquoi Meursault tue-t-il
l’Arabe ?
Meursault ne tue pas par haine, par
vengeance ou par préméditation.
Il
retourne seul sur la plage, accablé
par la chaleur et la lumière.
Le
soleil l’éblouit, le reflet de la lame du
couteau l’aveugle, et il tire.
C’est un
acte absurde — sans raison
rationnelle, déclenché par des
sensations physiques.
Au procès, il
dira que c’est « à cause du soleil ».
Cette absence de motivation
conventionnelle est précisément ce
qui déroute le tribunal et le lecteur :
dans le monde de l’absurde, les actes
n’ont pas toujours de « pourquoi ».
Pourquoi dit-on que Meursault
est un étranger ?
De quoi parle L’Étranger de
Camus ?
L’Étranger raconte l’histoire
de Meursault, un employé de
bureau à Alger, qui après
l’enterrement de sa mère — où il....
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