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fiche histoire: Les États et la violence (Moyen-Orient, 1920 à 2011)

Publié le 01/04/2026

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« Les États et la violence (Moyen-Orient, 1920 à 2011) Intro : Lors du printemps arabe en 2011, en Syrie, le corps du jeune Hamzah al-Khatib, 13 ans, est rendu à ses parents un mois après avoir été capturé à Deraa suite à une manifestation contre le régime de Bachar el-Assad.

Or, le corps présente de nombreux sévices : coups de bâton, de chaussures, ainsi que des traces de balles.

Cet événement montre la violence dont fait preuve le régime syrien à l’égard de sa population.

Cette violence est théorisée par M.

Weber, qui évoque la « violence légitime de l’État ».

Ce dernier définit la violence légitime, comme le monopole de l’usage de la force physique que l’État détient et que la société reconnaît comme légitime sur son territoire.

Plus précisément, cette violence est dite « légitime » parce qu’elle est reconnue par la population et encadrée par le droit. L’État est défini comme une superstructure qui, à l’intérieur d’un territoire déterminé, parvient à imposer le monopole de la violence physique légitime, c’est-à-dire l’ensemble des pouvoirs d’autorité et de contrainte collective.

Ainsi, la violence, en ce qu’elle se manifeste par une force intense, extrême, et traduit un abus de force, semble être un appareil privilégié par les États pour développer et consolider leur superstructure.

Cependant, cela pose la question de la réception par ceux qui la subissent, c’est-à-dire le peuple, les citoyens.

Cette utilisation s’est matérialisée entre 1920, date à laquelle sont mis en place les États-nations de façon violente avec la fin des Empires Ottoman et Qadjar, où les mandats accordés aux puissances britanniques ont entraîné des révoltes, souvent réprimées, et 2011, date à laquelle le peuple conteste la « violence légitime » des États.

Ainsi, notre étude se concentrera sur une utilisation privilégiée de la violence par les États du Moyen-Orient, c’est-à-dire ceux qui, selon l’amiral américain A.

Mahan en 1902, se situent autour du centre composé : des pays du Levant, autour desquels se trouvent la péninsule arabique, bordé par la Turquie au nord et l’Iran à l’ouest.

Ainsi, nous étudierons des pays arabes comme non arabes, à l’instar de l’Iran ou d’Israël. De ce fait, comment la violence, instrument des États, a structuré la construction, la structure et le fonctionnement des États moyen-orientaux, ainsi que de leur autorité de 1920 à 2011, tout en provoquant et nourrissant une contestation par les sociétés ? Nous verrons ainsi que, de 1920 à 1950, la violence est utilisée comme fondement des États ; puis que la période de 1950 à 1990 marque l’instauration du modèle étatique des régimes autoritaires ; pour enfin évoquer que de 2000 à 2011, les sociétés arabes s’opposent aux États, menant à l’éclatement des printemps arabes. 1.

De 1920 à 1950 cette période convoque la “violence” comme moyen/outil de fondement des États-nations = début de l’imposition de l’autorité par la violence légitime pour asseoir leur pouvoir et leur légitimité en s’appuyant sur la modernisation de la société tout en réprimant des populations. A : L’année 1920 marque la création des États- nations pour contrôler les sociétés La fin des empires (perse et ottoman) marque l’ouverture à une nouvelle façon de faire société.

La création de nouveaux états sous supervision internationale émerge.

La conférence de San Remo en 1920 attribue les mandats fr = Syrie et liban quant aux UK = Irak et Palestine. À cela s'ajoute la révolte irakienne qui oppose la société irakienne au mandat UK à Karbala et Najaf. Cette confrontation fait plus de 8000 morts (bombardements). De 1925 à 1927, la révolte syrienne contre la répression fr entraîne 10 000 morts civils et la destruction de plusieurs villages.

Les mandats imposent l’autorité par la force permettant le monopole de la violence légitime par les États. B : La modernisation “autoritaire”des états est un moyen pour renforcer la centralisation du pouvoir et encadrer les sociétés.

Les États en construction utilisent/usent de la modernité pour réformer, industrialiser et militariser l'État.

En Iran, Pahlavi centralise l’administration, réforme l’armée et impose des codes vestimentaires occidentaux .

Comme par exemple le port de chapeau occidental, l'interdiction du port du voile pour les femmes.

Tout cela est adopté pour créer un État moderne en capacité d’affirmer son pouvoir par la modernité face aux traditions. Kemal en Turquie mène des réformes :.... »

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