Catégorie : Philosophie
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Doit-on vouloir être sage ?
Doit-on vouloir être sage ? Définition des termes du sujet « Devoir », c'est être obligé de, que cette obligation provienne de nous-mêmes ou d'une instance extérieure : il y ainsi des devoirs moraux que nous nous imposons à nous-mêmes parce que nous tenons à adopter une certaine ligne de conduite, et des devoirs que l'on nous impose parce, par exemple, ils répondent à une exigence de la communauté dans laquelle on vit. Le sujet interroge plutôt le premier type de devoir, même si l'on pourrait...
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Peindre n'est pas dépeindre, écrire n'est pas décrire. Qu'en pensez-vous
?
Introduction Cette remarque du peintre Georges Braque (1882-1963), ami de Picasso entre autres, ne peut laisser indifférent quand on considère l'histoire de la production artistique. En effet, il aura fallu attendre la Renaissance, et surtout le Romantisme allemand, pour voir l'art se désenclaver de contraintes techniques et théologico-politiques. Conjointement à cet essor va apparaître le rôle de la sensibilité, faculté en l'homme permettant de juger selon ses goûts de la nature d'une œuvre (es...
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La science échoue-t-elle à connaître le vivant ?
Termes du sujet: VIVANT: L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne res...
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Les beaux-arts ne s'adressent-ils qu'à la vue et à l'ouie ?
Réduire les beaux-arts aux sens dits nobles comme la vue et l'ouïe, serait réduire ceux-ci comme l'occasion d'un pur plaisir intellectuel et non sensible. C'est aussi opposer une vision intellectuelle de l'art contre une vision plus sensuelle et corporelle. Les arts relevant du sens du toucher, du goût, de l'odorat ne pourraient relever de l'art ? Il serait important d'interroger la place des sensations tactiles dans la perception de l'art, de la place des sensations du toucher dans les arts scé...
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Évidence et croyance. Y a-t-il entre l'évidence et la croyance une
différence spécifique ou seulement une différence de degré ?
Évidence et croyance. Y a-t-il entre l'évidence et la croyance une différence spécifique ou seulement une différence de degré ? Il y a une différence spécifique, une différence de nature : l'évidence s'impose fatalement à l'intelligence ; la croyance requiert l'adhésion de la volonté. Cette question de la croyance est fort débattue de nos jours, et les travaux de l'école néo-criticiste (Renouvier) l'ont mise au premier rang des problèmes philosophiques. Disons avant tout qu'il s'agit ici de la s...
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Beauté et utilité - Le beau est-il inutile ?
Analyse : • Etymologiquement, le terme « beau » renvoie au latin bellus et bonus. Cette association entre le beau et le bon se retrouve dans des expressions courantes comme « bel et bien ». Elle est également présente dans la tradition philosophique. Socrate qualifie, dans l'Hippias majeur, de « belle » une cuiller de figuier plus apte à tourner la soupe qu'une cuiller d'or. Dans la Critique de la faculté de juger, Kant désigne par la notion de beauté adhérente celle qui correspond à une fin bon...
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Le bonheur est il facteur de chance ?
Le bonheur, composé des syllabes « bon » et heur » dérivant du latin « augurium », signifie la chance, ou le présage. « Bon our », en ancien français, désigne aussi la chance, la fatalité heureuse. On finira enfin par employer le terme de bonheur comme qualifiant l'entière satisfaction. Il suggère donc l'idée de bien et relèverait d'une chance en notre faveur. Nous faut-il pour autant dire que le bonheur n'est qu'une question de chance ? Cependant, est-elle le seul élément conduisant au bonheur...
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Bergson
BERGSON : L'ARTISTE RÉVÈLE LA RÉALITÉ MÊME Si pour Platon l'artiste, imitateur de l'apparence, s'oppose par là foncièrement au philosophe, tourné vers la vérité, pour Bergson au contraire le véritable artiste a en commun avec le philosophe de percevoir, à la différence des autres hommes, la réalité en elle-même : « nue et sans voile ». « La philosophie n'est pas l'art, mais elle a avec l'art de profondes affinités. Qu'est-ce que l'artiste ? C'est un homme qui voit mieux que les autres car il re...
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Aristote: L'homme est un animal politique. Aristote
L’homme est un animal politique (Aristote). C’est au second chapitre du premier livre de la « Politique » que l’on retrouve en substance la formule d’Aristote. On traduit souvent mal en disant : l’homme est un « animal social », se méprenant sur le sens du mot « politique », qui désigne l’appartenance de l’individu à la « polis », la cité, qui est une forme spécifique de la vie politique, particulière au monde grec. En disant de l’homme qu’il est l’animal politique au suprême degré, et en...
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Bergson
"Il faut un hasard heureux, une chance exceptionnelle, pour que nous notions justement, dans la réalité présente, ce qui aura le plus d'intérêt pour l'historien à venir. Quand cet historien considérera notre présent à nous, il y cherchera surtout l'explication de son présent à lui, et plus particulièrement de ce que son présent contiendra de nouveauté. Cette nouveauté, nous ne pouvons en avoir aucune idée aujourd'hui, si ce doit être une création. Comment donc nous réglerions-nous aujourd'hui su...
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Sigmund Freud: L'homme est-il
naturellement violent ?
PRESENTATION DU "MALAISE DANS LA CIVILISATION" DE FREUD Freud (1856-1939) propose ici une réflexion sur la dimension tragique de la condition humaine. Pour cerner l'origine du « malaise » de l'homme civilisé, il s'appuie sur l'hypothèse, introduite dans Au-delà du principe de plaisir (1920), d'un dualisme fondamental du psychisme humain, divisé entre les pulsions de vie (pulsions sexuelles et d'autoconservation) et les pulsions de mort (pulsions d'autodestruction et d'agressivité). L'interprétat...
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DESCARTES: «...car j'ai dessein
d'expliquer les effets par leurs causes, et non les causes par leurs
effets.»
DESCARTES: «...car j'ai dessein d'expliquer les effets par leurs causes, et non les causes par leurs effets.» La raison a raison, même contre l'expérience. «...car j'ai dessein d'expliquer les effets par leurs causes, et non les causes par leurs effets.» Descartes, Les Principes de la philosophie (1644), II, 4. • Descartes est le représentant par excellence d'un rationalisme non empirique. Pour lui, en effet, la science physique est à peine plus expérimentale que les mathématiques (qui, elles, s...
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Calliclès: La liberté est une absence de contraintes
PRESENTATION DE "GORGIAS" DE PLATON Platon (vers 427-347 av. J.-C.) rédige le Gorgias à un tournant de sa vie, lorsqu'il se retire de la vie politique pour se convertir à la philosophie. La démocratie athénienne traverse alors une grave crise politique et morale. Les Sophistes se sont emparés du pouvoir et ont corrompu la cité. La mise en examen de la rhétorique permet à l'auteur de régler ses comptes avec ceux qu'il tient pour responsables de la mort de Socrate. Mais ce dialogue de la maturité...
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Marx: La conscience est un produit social
A l'origine, la conscience ne se porte que sur l'environnement immédiat. Elle est conscience que la nature est une puissance hostile et redoutable, qu'il faut discipliner si l'on veut y survivre. Elle produit en même temps les premières religions de la nature, vénérant ce qui la dépasse. Très tôt, elle se fait sociale, pressentant la nécessité d'entrer en rapport avec d'autres consciences afin d'organiser le travail. La conscience sociale est donc primitive : j'ai besoin des autres pour vivre bi...
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L'homme qui gagne sa vie est-il fatalement "perdu pour le livre" ?
Paul Valéry, dans ses Regards sur le monde actuel, estime que, dans notre civilisation, l'homme qui gagne, sa vie est fatalement perdu pour le livre. Ce propos pessimiste repose sur des arguments manifestement exacts. Mais une meilleure organisation des loisirs devrait permettre de porter remède à cette situation. La crise du livre et de la lecture est dénoncée depuis longtemps dans notre pays. Des facteurs nouveaux risquent de l'aggraver au détriment des travailleurs. Paul Valéry dénonce deux f...
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Toutes les cultures sont-elles égales en valeur ?
Relativisme Toutes l es cu ltures se va l e nt- e l l es ? • � Chaque culture repose sur des valeurs différentes. Aucune n'est meilleure que les autres. Certaines cultures sont plus respectueuses de l'homme que les autres. Elles sont donc meilleures. •
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LE LIBAN (carte, population, administration, géographie) ?
Liban Etat du Proche-Orient, possédant des frontières avec Israël et la Syrie. Le pays s'étend sur 10 400 km² et compte environ 4,5 millions d'habitants. La capitale est Beyrouth, les autres grandes villes étant T ripoli, Saïda, Baalbek, Zahlé, Djouniyé (100 000 habitants), T yr (80 000 habitants) et Djebail (25 000 habitants). Géographie Le Liban est constitué d'une mince bande de terre bordée par la M éditerranée, et est traversé dans toute sa longueur par la montagne du Liban (Q urnat al Sawd...
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Rousseau et l'amour de soi
Rousseau et l'amour de soi Chaque homme est doté du sentiment naturel de l'amour de soi qui le porte à veiller à sa propre conservation. Rousseau est loin de condamner cette passion première ; l'amour de soi est naturellement bon, mais ce sont ses développements, rendus possibles par la perfectibilité humaine, qui peuvent mener l'homme à sa perte. Rousseau n'est pas le premier à le mettre en valeur, et à en faire la base de l'anthropologie (l'amour de soi est en effet la source dont découlent to...
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LE SPIRITUALISME : VICTOR COUSIN
Victor Cousin, après de brillantes études, est nommé, à vingt-trois ans, professeur en Sorbonne. Impérieux et séduisant à la fois, il jouit d'un rare prestige auprès de la jeunesse et règne sur l'Université. Il est pourtant suspendu à cause de ses idées libérales; il en profite pour voyager et il séjourne en Allemagne, où il s'imprègne des systèmes de Kant et de Hegel. Sous Louis-Philippe, il est nommé directeur de l'École Normale Supérieure, puis ministre de P Instruction publique. Mais il...
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Les romantiques voyaient dans l'affectivité le facteur essentiel du travail créateur. Pourtant, Diderot nous dit : « Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature sont les êtres les moins sensibles
Les romantiques voyaient dans l'affectivité le facteur essentiel du travail créateur. Pourtant, Diderot nous dit : « Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature sont les êtres les moins sensibles. » Que pensez-vous de cette opposition ? CONSEILS PRELIMINAIRES 1. Le sujet exige une certaine culture, une connaissance assez approfondie des théories esthétiques du XVIIIe et du XIXe siècles, connaissance qui d'ailleurs ne dépasse pas les poss...