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E. Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique: la conscience

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« EXPLICATION DE TEXTE E.Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique Dans cet extrait intitulé «Anthropologie du point de vue pragmatique», Emmanuel Kant développe comme de nombreux philosophes son point de vue sur la conscience. Selon les principes de la philosophie, la conscience se définit comme un état physique et psychologique permettant d’avoir connaissance de nos actes et de nos états. Aussi la conscience peut être une capacité particulière d’autoréflexivité, permettant à l’homme de prendre du recul sur lui-même, de s’identifier soi-même et de penser. Cependant les philosophes ne sont pas tous d’accord sur la définition de la conscience. Selon Kant, l’homme est défini grâce à la conscience, pouvoir qui lui permettrait de se distinguer de tous les êtres vivants. Le cogito de Descartes et sa théorie de l’unité du sujet «Je pense donc je suis» indiquent que si l’on pense, on existe forcément. En revanche, Nietzsche pense que la conscience est le concept, le noyau le moins stable, le moins accompli et le plus fragile de l’homme-sujet. Ce serait selon lui, le résultat de notre nullité, ainsi que de notre source d’erreurs et de chaos. Ainsi cet extrait soulève de nombreuses questions : Que signifie pour un homme le fait de dire Je ? L'homme sait-il dès sa naissance, qu'il est un être vivant au-dessus des autres par sa faculté à penser ? Pourquoi l’être humain utilise ce pronom lorsqu’il parle de lui ? Qu’est-ce que la conscience et qu’est-ce que cela implique pour un être humain ? La thèse de Kant est que la conscience est le pouvoir et le privilège de l’homme, elle a la faculté d’élever l’homme au premier rang et à une dignité incomparable aux objets, aux animaux en raison de sa capacité à penser et à posséder le «Je». Afin de répondre à ces questions, nous verrons dans un premier temps que la conscience de soi fait de l’homme une personne unique avec l’utilisation du «Je» comme étant un pouvoir, un privilège. Ensuite nous approfondirons cette notion de la conscience comme étant un privilège universel. Enfin nous verrons que la conscience n'est pas innée, elle résulte et passe par l’apprentissage. Premièrement, Kant montre ici que posséder le Je dans sa représentation est un pouvoir. Dans la première phrase de cet extrait, Kant nous donne sa propre définition de la conscience «Posséder le Je dans sa représentation: ce pouvoir élève l’homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants sur terre». La conscience selon lui serait un pouvoir de «posséder le je dans sa représentation». Cette expression montre la capacité qu’à l’homme de se penser lui-même, de se saisir à la fois comme sujet et comme objet de ses propres pensées. Le pronom «Je» avec la majuscule prend ici la force d’un substantif. Le «Je» désigne la conscience de soi. Ainsi ce «Je» est la condition de possibilité de toute représentation. Cela signifie que la représentation suppose la conscience. Ce «je» fait de l’homme une personne distincte des choses et des animaux. Ainsi lorsque je pense je sais toujours que c'est moi qui pense, que c'est moi qui suis l'auteur ou le sujet de mes pensées. Non seulement la conscience de soi distingue l'homme de l'animal mais elle "élève l'homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants". La conscience de soi est la faculté qui permet à l'homme de "s'élever au-dessus", de s'extraire hors de la condition animale pour accéder à la condition humaine. Autrement dit, la conscience de soi est une caractéristique bien spécifique de l'homme. Ce n’est pas parce que l’homme est plus puissant qu’il est supérieur, mais c’est parce que l’homme possède une raison, une dignité et une conscience que c’est un être supérieur. En réalité, c’est la conscience qui fait de l’homme une personne placée au premier rang sur notre planète. Dans la phrase 2 parce que l’homme possède la conscience de soi, il existe dans le monde comme une personne ; «Par-là, il est une personne; et grâce à l’unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même personne, c’est-à-dire un être entièrement différent, par le rang et la dignité, de choses comme le sont les animaux sans raison, »

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