patrimoine génétique, variabilité et santé
Publié le 29/11/2025
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THEME 3 : CORPS HUMAIN ET SANTE
Variation génétique et santé
CHAPITRE 7 : PATRIMOINE GENETIQUE,
VARIABILITE ET SANTE
Comment le patrimoine génétique est impliqué dans le développement de
certaines maladies ?
En quoi la variation génétique bactérienne limite l’efficacité des
antibiotiques ?
I- le déterminisme d’une maladie : la drépanocytose.
A) origine et symptômes
Activité 1 : identifier la drépanocytose à toutes les échelles du phénotype en
regroupant ces informations dans un tableau.
Manuel pages 242/243
cf chap 4 (échelle tissulaire à ajouter par rapport au tableau déjà
constitué en classe) seulement deux cas de figures (malade ou sain)
Individu sain
Échelle moléculaire
Échelle cellulaire
Échelle tissulaire
Échelle macroscopique
Individu atteint de drépanocytose
Échelle moléculaire
Échelle cellulaire
Échelle tissulaire
Échelle macroscopique
Individu sain
Individu atteint de drépanocytose
Molécules HbA solubles dans le
cytoplasme (300 millions)
Cellules rondes et aplaties
Flux sanguin normal
Pas de symtômes
Molécules HbS qui forment des fibres
rigides en cas de pauvreté en 𝑂2
Cellules en faucille
Flux sanguin bloqué
1 cas pour 3000 naissances
Essoufflement, sensation de faiblesse,
pâleur, crises douloureuses abdominales
ou dans les membres, risque accru
d’infections
Tableau des différentes échelles du phénotype dans le cas de la
drépanocytose.
point de cours :
Certaines mutations, héritées ou nouvellement produites, sont
responsables de pathologies parce qu’elles affectent l’expression de
certains gènes ou altèrent leurs produits.
b) prévention et traitement
Activité 2: Grâce aux documents des pages 244 et 245, expliquer
comment évaluer la transmission de la drépanocytose et comment
soigner les personnes affectées.
b) prévention et traitement
Activité 5: Grâce aux documents des pages
244 et 245, expliquer comment évaluer la
transmission de la drépanocytose et comment
soigner les personnes affectées.
Proposition de correction – étude complète.
Le doc.
1 représente l’affiche d’une campagne de dépistage de la Drépanocytose au Nigeria.
Dans le doc.
2 de l’U1, il est
souligné que la formation de fibres d’HbS se fait dans des conditions environnementales pauvres en dioxygène.
Ainsi, le
dépistage précoce a la 72e heure de vie permet de mettre en œuvre, le plus tôt possible, les soins visant à limiter l’apparition des
symptômes (doc.
5) : limiter les efforts physiques ou l’alpinisme, traiter par des antidouleurs et une oxygénothérapie, traiter les
infections par vaccination et antibiothérapie.
Le dépistage et les traitements ont permis d’augmenter l’espérance de vie des
patients (doc.
4).
Par ailleurs, la thérapie génique (doc.
6) qui consiste à insérer un allèle de la β-globine normal (HbA) dans
des cellules souches de la moelle osseuse de patients atteints de drépanocytose, constitue un nouvel espoir de traitement de la
maladie.
Le doc.
2 montre un arbre généalogique qui peut être établi dans le cadre d’un conseil génétique afin d’informer une
famille touchée par la drépanocytose des risques de survenue de la maladie pour un enfant a naitre.
Les parents II1 et II2 ne
sont pas drépanocytaires mais ont un enfant (III2) atteint par la maladie.
Ils attendent un nouvel enfant et grâce a l’étude
théorique de la transmission d’un couple d’allèles d’un gène porte par une paire d autosomes (doc.
3), il est possible d’estimer le
risque pour cet enfant d’être atteint de Drépanocytose.
En effet, si les parents sont sains mais ont donné naissance à un enfant malade c’est qu’ils étaient tous les deux porteurs d’un
allèle HbA et d’un allèle mute HbS et qu’au hasard de la reproduction sexuée, chacun a transmis cet allèle a l’enfant III2.
Ainsi,
suivant le tableau des combinaisons d’allèles, ces parents présentent 1 risque sur 4 de donner naissance a un nouvel enfant
porteur de deux allèles HbS et donc atteint de drépanocytose.
Il est attendu une brochure qui peut être réalisée sous forme papier
ou numérique.
Cette brochure doit présenter :
– La prise en charge de la drépanocytose (doc.
1, 5 et 6) ;
– L’importance du suivi (doc.
4) ;
– La façon dont on peut déterminer le risque de transmettre cette maladie dans le cas de l’étude d’un arbre généalogique
(doc.
2 et 3).
4 Les informations utilisées proviennent
de l’ensemble des documents – il ne
manque pas d’information
3 Les informations utilisées proviennent de
plusieurs documents – il manque quelques
informations non essentielles
J’évalue ma
maîtrise de la
compétence :
Extraire des
informations
utiles de
documents
2 Les informations utilisées proviennent d’un seul document
1 Les informations utilisées ne proviennent pas des documents
Point de cours :
L’examen des arbres généalogiques familiaux permet de connaître les
modes de transmission héréditaire des déterminants génétiques
responsables.
Dans le cas d’une maladie monogénique à transmission
autosomique récessive, seuls les homozygotes pour l’allèle muté sont
atteints.
Les hétérozygotes sont des porteurs sains.
Selon les cas, les traitements apportés visent à compenser par des
médicaments la fonction altérée ou à contrôler les conditions de milieu.
Dans certains cas, on peut envisager une thérapie génique visant à
remplacer l’allèle muté dans les cellules du tissu atteint.
II- La variation génétique bactérienne
A) origine
Activité 3 : réaliser et interpréter un antibiogramme.
Activité 4 : comprendre l’origine de la résistance aux antibiotiques :
comment expliquer l’apparition et la propagation de souches bactériennes
résistantes ?
Activité 3 : réaliser et interpréter un antibiogramme.
TEMOIN NEGATIF:
toutes les bactéries
sont mortes sous
l’effet d’un
antibiotique
TEMOIN
POSITIF: toutes
les bactéries
vivantes sont
colorées en rose
dans la gélose.
Photo des
résultats au
bout de 15’
Activité 3 : réaliser et interpréter un antibiogramme.
TEMOIN NEGATIF:
toutes les bactéries
sont mortes sous
l’effet d’un
antibiotique
TEMOIN
POSITIF: toutes
les bactéries
vivantes sont
colorées en rose
dans la gélose.
Après incubation, on mesure ensuite le
diamètre des zones d’inhibition, c’està-dire les zones où l’antibiotique a tué
les bactéries : plus la zone est grande,
plus les bactéries sont sensibles et
inversement, plus les zones sont petites,
plus les bactéries sont résistantes.
La pastille imprégnée de
tétracycline ne décolore pas
la gélose: les bactéries sont
donc vivantes.
Elles sont
résistantes à la tétracycline.
Photo des
résultats au
bout de 15’
La pastille imprégnée de
polymixines montre une
décoloration d’un diamètre
moyen de la gélose; les bactéries
sont mortes sous l’action de
l’antibiotique.
Elles sont sensibles
aux polymixines.
Photo des
résultats au
bout de 15’
La pastille imprégnée de
céfotaxime montre une
décoloration d’un petit diamètre
de la gélose; les bactéries sont
mortes sous l’action de
l’antibiotique.
Elles sont sensibles
à la céfotaxime.
Photo des
résultats au
bout de 15’
La pastille imprégnée de
pénicilline montre une
décoloration d’un grand
diamètre de la gélose; les
bactéries sont mortes sous
l’action de l’antibiotique.
Elles
sont sensibles à la pénicilline.
Photo des
résultats au
bout de 15’
L’antibiotique le plus efficace pour traiter
notre population de bactéries est la
pénicilline.
Le diamètre ayant tué les
bactéries (= la plage de lyse) étant le plus
important.
Plus on s’éloigne de la pastille, plus
les concentrations d’antibiotique sont faibles
et pourtant dans le cas de la pénicilline,
même des faibles concentrations (i.e.
endroits
éloignés de la pastille) permettent de tuer
assez de bactéries pour décolorer la gélose.
Point de cours :
Un antibiogramme permet de déterminer, sur une population bactérienne
particulière, une résistance ou une sensibilité à un antibiotique.
La méthode de référence reste la méthode des disques : il faut mettre en
contact une culture bactérienne pure et identifiée avec un panel
d’antibiotiques sous forme de disques.
Selon le diamètre, la bactérie est soit
:
– Sensible (si le diamètre est supérieur à 13mm) : l’antibiotique est efficace.
Il suffit d’une faible concentration de l’antibiotique en question pour tuer les
bactéries.
– Intermédiaire (si le diamètre est compris entre 12mm et 13mm) :
l’antibiotique est efficace que dans certaines conditions
– Résistante (si diamètre est inférieur à 10mm) : l’antibiotique est inefficace.
Activité 4 : comprendre l’origine de la résistance aux antibiotiques :
comment expliquer l’apparition et la propagation de souches bactériennes
résistantes ?
Doc 1 : origine de la
résistance d’une bactérie à
un antibiotique
Doc 2 : sélection des bactéries résistantes à un
antibiotique
Doc 3 : des conséquences importantes en termes de
santé publique
Doc 4 : utilisation des
antibiotiques et évolution des
résistances bactériennes
Doc 1 : la bactérie SHV-2 résistante à l’antibiotique céfotaxime a une mutation (= connaissance
apportée) qui modifie la séquence d’acides aminés de la bêta – lactamase.
Un seul AA diffère.
Cela
suffit à rendre la B lactamase capable de détruire l’antibiotique céfotaxime.
Doc 2 : face à un antibiotique, une bactérie résistante n’est pas détruite.
Elle se multiplie et forme alors
une colonie de bactéries résistantes = une nouvelle souche.
L’antibiogramme permet de voir que pour les
bactéries étudiées, les antibiotiques testés ne présentent pas tous la même efficacité face à cette bactérie :
+ : PM – TE – C = E - les antibiotiques C et E ont permis le développement de la souche résistante :
ils la sélectionnent.
Avoir recours à un antibiogramme permet de mieux cibler l’antibiotique à utiliser et
de limiter le développement de souches bactériennes résistantes.
Connaissances : on peut parler de sélection naturelle.
Doc 3 :
-
Apparition de bactéries super....
»
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