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Pourrait-on vivre sans contraintes ?

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« Pourrait-on vivre sans contraintes ? Dans le langage courant les contraintes désignent des liens ou des règles qui limitent, entravent ou empêchent l’action, elles s’opposent donc à la liberté. Les contraintes sont également, dans le sens philosophique, des normes sociales issues des lois et des règlements, ou encore de l’opinion ou des mœurs. Ne pas avoir de contraintes, n’est-ce pas en effet le pouvoir, pour chacun de pouvoir agir comme il le souhaite ? Aussi, la loi semble s’opposer à cette conception. Ainsi, elle peut être considérée comme une restriction de la liberté. En quoi les contraintes peuvent-elles être une composante de notre liberté. Peut-on considérer les contraintes autrement que comme une restriction de notre liberté ? Si on ne peut que considérer la liberté comme l’absence de contraintes, il faudrait donc s’affranchir des contraintes pour vivre librement. Les contraintes sont souvent perçues négativement. Les contraintes nous forceraient à faire quelque chose que l’on ne souhaite pas nécessairement. Les contraintes que nous subissons semblent s’opposer à notre liberté d’agir, de penser, de choisir, d’être (ou à réduire cette liberté). Etre libre c’est ne pas être empêché de faire ce que l’on veut, sortir de chez soi ou quitter son pays par exemple, ou encore dire sans crainte ce que l’on pense. La Liberté est désignée habituellement comme une absence de toute contrainte étrangère. Cela nous ramène au sens originel de la liberté. Dans l’Antiquité grecque, la liberté désignait la libre condition de l’homme qui n’est pas esclave ou prisonnier. Contrairement à l’esclave qui est traité comme un outil, une marchandise et qui est privé de droit ; le maître de cet esclave ou encore le citoyen peuvent disposer librement de leur personne et participent à la vie de la cité. A l’origine, la liberté était donc un statut, c’est-à-dire une condition sociale et politique garantie par un ensemble de droits et de devoirs. Par la suite, elle sera conçue par des philosophes comme une caractéristique individuelle purement psychologique et morale. Bien évidemment, vivre dans un monde sans contrainte est irréalisable dans la mesure où il y a des contraintes auxquelles on ne peut pas se soustraire comme les « contraintes naturelles » par exemple, avec la gravité, on ne peut voler même si on le désir ; l’écoulement du temps est une contrainte naturelle, nous n’avons et pouvons avoir d’influence sur lui ; le handicap physique ou une grave maladie qui limitent mes capacités physiques voire psychiques me contraint dans ma vie de tous les jours, certaines choses me sont impossible. Pour Descartes nous pouvons choisir de faire ou de ne pas faire une chose sans y être contraints par une force extérieure. C’est notre libre volonté. Il met en avant deux type de liberté. La liberté négative appelé « liberté d’indifférence », elle consiste à choisir quelque chose de faux ou de mal. Celleci s’oppose à une liberté positive appelé « liberté éclairée », lorsqu’elle est éclairée et inclinée du côté de la connaissance du bien. Mais il y a des contraintes qui sont imposées par des rapports de force. Dans ce cas elles sont arbitraires et sont un obstacle évident à la liberté de chacun voire de la liberté collective car elle dépendent de la seule volonté de quelqu’un et elles nous sont »

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