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Culture africaine, en quoi peut-il devenir un allié pour l'implantation de l'évangile, cas typique de l'ethnie Adja.

Publié le 03/03/2023

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« 2022-2023 DEVOIR DE PHILOSOPHIE DE LA RELIGION THEME : APRES AVOIR SITUE VOTRE ORIGINE SOCIOCULTUREL (1ère PARTIE), MONTRER QUE L’IDEE CHRETIENNE DE DIEU (2ème PARTIE) NE PEUT AVOIR DE SENS (SIGNIFICATION, VALEUR ET DIRECTION) QU’A PARTIR DE L’ETOFFE CULTURELLE (3 ème PARTIE) DU SUJET CROYANT PLAN INTRODUCTION ............................................................................................................................

2 PRESENTATION DE MON ORIGINE SOCIO-CULTUREL ...............................................

2 I- A- Origine ethnique (source : wikipedia) ...............................................................................

2 1- Qui sont les Adja ?.............................................................................................................

3 2- Constitution de l’ethnie Adja ............................................................................................

4 3- L’aire culturelle Adja-Tado ..............................................................................................

4 B- Mouvements du plus vieil ancêtre connu ..........................................................................

5 IIIDEE CHRETIENNE DE DIEU, VEHICULEE PAR L’EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE ..................................................................................................................................

10 Nécessité d’une pastorale de l’inculturation .......................................................................

12 III- APourquoi cette conception de Dieu n’a pas de sens hors de l’étoffe culturelle du sujet chrétien........................................................................................................................................

12 BSuggestion de quelques axes d’évangélisation ayant pour point de départ, mon étoffe culturelle......................................................................................................................................

16 1- L’exil initial de Moussou et celui du patriarche Abraham .............................................

16 2- Le rapport entre l’histoire du Kapok et la péricope du figuier asséché .........................

16 3- Le culte des Axin et la foi en la communion des Saints ..................................................

17 4- Partir de la conception familiale que se font les Fon de Mawu Lissa et de Ses Fils pour présenter le Dieu Unique qui s’exprime en trois Personnes distinctes ..................................

18 5- Les sacrifices d’animaux et le sacrifice du Christ...........................................................

19 Conclusion ...................................................................................................................................

21 1 INTRODUCTION On m’appelle Père Silvère Renaud DEKPON, je suis originaire du département du MONO, plus particulièrement, de la région d’AHOULOUME-KPERE (village natal) dans l’arrondissement de DOUTOU, commune de HOUEYOGBE.

Je suis d’ethnie Adja, un peuple qui d’après l’histoire serait originaire de Tado, au sud-est du Togo.

Le présent travail sera axé sur trois axes.

Dans un premier temps, nous nous plongerons dans le passé, à la recherche de quelques éléments de mon origine socio-culturel.

Le cap sera ensuite mis sur la foi chrétienne catholique afin d’en ressortir les principaux fondements.

Enfin, dans la dernière partie, nous décrirons la nécessité d’un évangile africanisé. I- PRESENTATION DE MON ORIGINE SOCIO-CULTUREL A- Origine ethnique (source : wikipedia) Tado est une petite localité située au sud-est du Togo, à la frontière du Bénin et à 15 km de Tohoun.

C'est un village frontalier situé à 3 km de la frontière Togo-Bénin.

Il est composé de 4 grands quartiers à savoir : Adjatsè, Domé, Alou, Apetougbé.

En Pays-Adja, c'est la cité d'origine ancestrale du peuple Adja qui regroupe les Fons, les Ewés ou Dogbos, les Anlons, les Xlas, les Ayizos, les Ezas, les Alus, les Houénons, les Neglokpés, les Saxwé, les Guns... La ville est refondée par les Adjas en 1000 et est devenue la capitale du premier royaume, le plus puissant du sud du Togo actuel, appelé royaume de Tado, qui prospéra en rayonnant sur un territoire de plus en plus immense, surtout culturellement, jusqu'au 19ème siècle.

Dans son âge d’or, qu’on peut situer entre le 15ème et 17ème siècle, le royaume Adja de Tado s'apparentait à une confédération couvrant un espace allant de la Volta au Couffo jusqu'à Gbadagli (frontière Nigériane) et de l'océan à Agbonou (Atakpamé) et à Kambolé (Tchamba). La ville de Tado est le berceau des Adja-Ewé, une ethnie qui peuplait le Sud du Togo et du Bénin.

Autrefois, le village s'appelait "EZAME".

En langue adja, EZA est le nom d'un arbre.

Ainsi Ezame veut dire "implanté dans les arbres Eza".

A ce moment donné de son histoire, le village souffrait de plusieurs maladies.

Il y avait des morts infantiles, la sècheresse et la famine.

Cela coïncida avec l'arrivée d'un homme : TOGBUI-ANYI qui proposa de guérir la population, à condition qu'on l'accepte comme roi.

Par ses pouvoirs magiques l'étranger guérit le village de tous ses maux et devint le roi.

Dès lors, il changea le nom du village en Tado, ce qui signifie : enjamber.

Selon ce roi, tous les malheurs vont enjamber le royaume. 2 Tado est le fer de lance des autres royaumes comme Agbomey, Notsé, Allada, Porto Novo.

Ce sont les princes de Tado qui ont fondé ces royaumes.

Presque tous ces peuples se réclament de Tado qui apparaît ainsi comme un territoire gros producteur d’hommes.

Ces peuples issus de migrations successives à la suite de querelles dynastiques, de migrations liées à des épidémies, pour des raisons économiques ou à la suite de la saturation ethnique, ont constitué ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’aire culturelle Adja-Tado, le Pays-Adja. Cette aire comprenant des peuples qui se rattachent à Tado par leur histoire, leur mémoire collective, leur langue, leur culture. 1- Qui sont les Adja ? Le groupe ethnique Adja actuel, résulte de plusieurs communautés qui s’étaient implantées dans la région : les Alu, les Azanu ou Za et les Adja-Ewe.

Les Alu constituent le groupe qui habitait la région au millénaire passé.

Leur origine est énigmatique.

On raconte qu’ils sont descendus du ciel.

Il s’agit là de propos qui ressemblent fort à des affabulations, mais auxquels tiennent fortement les vieux Alu du pays Adja.

Selon ces derniers, leur ancêtre, un certain Eyru serait descendu du ciel avec dans les mains le marteau et l’enclume, symbole du travail et de la forge.

Les Alu forment avec les Akpafu situés au nord-ouest, à la confluence de la Volta noire et de la Volta blanche, ce que les historiens appellent le peuplement primitif. Les Alu furent rejoints probablement dès le début du deuxième millénaire par des communautés humaines venant du nord-ouest.

Selon R.

Pazzi, ces derniers seraient originaires du royaume soudanais des Za, dans la boucle du Niger.

Confrontés autour de l’an 1010 à l’invasion berbère après une période glorieuse pendant laquelle ils avaient dominé sur le fleuve entre Tombouctou et Djéné, les Aza se jetèrent sur les routes de l’exode : un groupe parti vers le sud à travers la forêt de Guinée, serait arrivé jusque dans la région pour s’installer avec les Alu, dans un village qui prit le nom d’Ezamé, ancien nom de TADO. Mais c’est cependant vers le 13ème siècle que se produisit le grand mouvement de population qui a conduit à l’occupation de la région nommée Pays-Adja : il s’agit de la migration venant de l’est, celle des Adja qui donneront le nom de l'ethnie et le nouveau nom de la cité qui, de Azamé, deviendra Tado.

Certaines traditions les disent venir de la vallée du Nil, via Oyo au Nigéria et Kétou au Bénin.

Combien étaient-ils ? On ne saurait le dire.

On pense seulement qu’ils seraient arrivés par vagues successives et en nombre considérable, à la 3 recherche de la sécurité et du bien-être sous la conduite d’un certain Togbui-Anyi.

Quoi qu'il en soit, l’arrivée de ces derniers changea radicalement le visage de la région. Ezamé appelée désormais Tado, devint une grande ville.

À cause de la convoitise des voisins (Oyo notamment) jaloux de sa prospérité, elle fut entourée de remparts.

Les trois communautés en présence (Alu, Za et Adja-Ewe) formèrent ensemble la communauté Adja et le puissant royaume de Tado qui prospéra en rayonnant sur un territoire de plus en plus immense, surtout culturellement, jusqu’au 19ème siècle. 2- Constitution de l’ethnie Adja La constitution de l’ethnie Adja est le fait de trois tribus : la tribu Alu, la tribu Azanu et la tribu Adja.

Les deux premières sont d’origine guãŋ et la troisième d’origine Yorùbá.

Il est clair que la langue adja était fixée comme dérivée dialectale d’une langue guãŋ avant l’arrivée des yorùbá vu la différence entre les langues Yorùbá et Adja.

Mais pourquoi cette appellation de la langue qui, de plus, a donné le nom à l’ethnie dans son ensemble ? Adja peut être la déformation du terme yoruba alejɔ qui veut dire étranger ; ou de oba aledjo qui veut dire « patriarche étranger ».

En effet, la tradition de Porto-Novo rapporte que, parmi les Yoruba venus s’installer à Tado, il y en avait un qui possédait des puissances magiques avec lesquelles il sut épargner la ville d’une épidémie.

Ceci lui valut l’estime du chef de la tribu des Azanu nommé Aholõhu, qui lui accorda la main de sa fille.

Il déposséda ses fils dans son testament au profit de sa fille et de son gendre yoruba.

C’est ainsi que celui-ci fut nommé Roi. 3- L’aire culturelle Adja-Tado Limitée à l’est par le fleuve Wémé, à l’ouest par le Amugâ, au sud par ce qui était appelé la Côte des esclaves, l’aire culturelle Adja-Tado s’étend sur une profondeur de 200 à 300 km de la côte de l'océan en direction du nord entre les degrés 0 et 3 de longitude est au cœur de ce que les géographes nomment la savane soudanaise.

Tado, site ancestral de la zone ainsi définie dont les coordonnées géographiques sont 1°35’E et 7°9’N, était restée pendant la période coloniale une cité enclavée.

Le peuplement de l’aire culturelle ainsi définie est composé majoritairement des groupes ethniques suivants : • Les ADJA (AJA) : ils habitent en général l’espace compris entre le Yoto.... »

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