UN ACTE DE JUSTICE NE RISQUE-T-IL PAS D'ÊTRE UN ACTE DE VENGEANCE ?
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La justice doit se substituer à la vengeance.
q Pour y remédier, on introduit dans le cycle infini de l'immédiateté des vengeances la médiation du juge et du
bourreau ; désintéressés ils rendent une justice objective, cad dégagée de tout point de vue subjectif et de
tout mobile, soustraite par là-même à cette séquence infinie de crimes.
q La punition, résultat de cette médiation, est donc la meilleure façon de rendre la justice, et la vengeance
nous paraît être la pire des injustices.
Ø La justice subjective est la justice du point de vue personnel des deux parties en litige, le sentiment de son
propre droit ; elle peut être juste ou injuste objectivement. C'est en ce sens subjectif qu'un enfant dit : « Ce
n'est pas juste. »
Ø La justice objective c'est la justice indépendante de tout point de vue particulier, absolue ou en soi, que
cherche à approcher le juge. Elle peut être juste ou injuste subjectivement. C'est en ce sens qu'on dit que la
justice est aveugle.
Ø Punition : peine infligée indirectement à un coupable par une instance indépendante de sa victime, et
estimée par cette instance.
Ø Vengeance : peine infligée directement au coupable par sa victime, et qui change le coupable en victime à
son tour.
CITATIONS:
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