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L'homme n'est-il qu'une espèce naturelle parmi d'autres ?

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« Analyse du sujet : L'homme : concept qui s'oppose à celui d'animal ou de nature. L'homme est le représentant de l'espèce humaine, la plus évoluée des espèces vivantes, celle qui domine les autres. Il est un être « doué de raison » (homo sapiens) qui vit en société. Philosophiquement, ce terme renvoie à la notion d'humanité (par opposition à celle d'animalité) qui désigne l'ensemble des caractères propres à l'espèce humaine. Espèce : du latin species (de specere, « regarder »), « vue », « aspect ». Le premier sens de ce mot désigne un ensemble d'êtres que l'on peut classer ensemble d'après certains caractères communs. En biologie, l'espèce est une classe d'être vivant qui présentent des similitudes visibles ou non, héréditaires et qui ne peuvent se reproduire qu'entre eux (sauf rares exceptions). Qu'une parmi d'autres : instaure un rapport de comparaison entre les espèces et évoque une relation d'égalité. N'être qu'une espèce parmi les autres, c'est ne pas sortir du lot, c'est se fondre et se confondre dans la masse, c'est n'être ni inférieur, ni supérieur, ni différent, ni particulier. Etre une espèce parmi d'autre donc, c'est être une espèce comme les autres, sans originalité propre, une espèce qui ne s'affirme pas plus qu'une autre. Problématique : Il s'agit tout d'abord de remarquer la formulation particulière du sujet. On ne parle pas ici de l'espèce humaine ou du genre humain, mais on parle de l'homme en tant qu'espèce. D'ordinaire c'est le groupe, la classe que l'on nomme espèce, or si l'homme ne peut à proprement parlé pas être défini comme une espèce, il est cependant celui qui appartient à l'espèce humaine. En admettant à partir de là que le terme « homme » désigne l'espèce humaine, il s'agit donc d'étudier la place de l'homme par rapport aux autres espèces, autrement dit par rapport aux autres espèces vivantes, végétales et surtout animales. C'est en effet ce statut entre Nature et Humanité qu'il s'agit ici d'étudier, et l'on ne peut ignorer la vision anthropologiste adoptée par la pensée autant classique que moderne. Le statut de l'homme est-il comparable à celui des autres espèces ? Le genre humain est-il supérieur ? Qu'est ce qui établie la différence entre l'homme et l'espèce animale ? Le constat d'un tel clivage entre le monde animal et le monde humain permet-il d'en conclure que l'homme acquiert un statut particulier, statut qui lui permette de se distinguer des autres espèces ou bien reste t-il une espèce parmi d'autres, ayant simplement comme chacune, un ensemble de caractéristique qui lui est propre ? En quoi, enfin, l'homme se détache t-il des autres espèces ? Proposition de plan : 1- L'homme, une espèce naturelle parmi les autres Point de vue scientifique et biologique. L'évolution : l'histoire de la vie ou de la transformation des espèces. D'un point de vue biologique, la théorie de l'évolution de Charles Darwin inscrit l'homme dans le processus vital évolutif et progressif (cf. L'origine des espèces). Tous les êtres vivants, y compris l'homme, sont le résultat d'une longue série de transformations qui ont conduit à l'apparition et à la diversification des espèces, par filiation à partir de formes de vie élémentaires. Cette théorie décrit une continuité entre l'animal et l'homme, et situe l'homme au niveau des autres espèces. Influence la science moderne et les recherches biologiques actuelles étayent cette thèse évolutionniste et tendent toujours à montrer les similitudes et les rapprochements entre l'homme et l'animal. Par exemple : l'ADN humain est à 99% semblable à celui du Chimpanzé. De plus, du point de vue de l'écologie (cf. « l'écologie profonde », nouvelle branche de la philosophie écologique), l'homme appartient à l'écosystème et il est de ce fait une espèce comme les autres qui est devenue dominante et prédatrice. C'est l'écosphère qui est centrale, ce n'est pas une vision anthropocentriste. La nature est supérieure à l'homme parce que son intelligence est d'équilibre quand celle de l'homme est morale et tendrait à assurer la domination de l'espèce. Cependant, peut-on en rester à cette analyse purement biologique pour définir le statut de l'homme par rapport aux autres espèces ? De par sa nature humaine même, l'homme ne s'émancipe t-il pas de facto de cette condition naturelle ? Comment l'homme se sépare t-il de l'animal pour devenir homme ? C'est ce que nous allons voir dans la suite du raisonnement. 2- On ne peut ignorer la conception philosophique classique qui établi une opposition entre la naturalité et l'humanité. Cf. Anthropologie, étude de l'homme en général. La condition de l'humanité consiste à s'arracher à la Nature. D'un côté il y a la vie naturelle qui doit assurer la satisfaction des besoins et la survie de l'espèce, de l'autre il y a l'univers humain qui peut être qualifié d'éthique et dont la morale se situe à l'instinct. Cette distinction entre l'homme et les autres espèces est très présente dans la philosophie des lumières, exemples : »

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