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L'homme n'est-il qu'une espèce naturelle ?

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« Termes du sujet: HOMME: Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). • Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ».

Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Pourquoi cette restriction comprise dans le sujet ? Qu'est-ce qu'une espèce naturelle ? L'homme n'est-il qu'une espèce au sein du genre animal ? L'homme n'est-il qu'une nature ? La question originelle du sujet peut prendre des sens différents.

La diversité des conceptions de la nature humaine pose problème par rapport à la notion d'espèce. Comment peut-on essayer de réduire l'homme à une espèce naturelle en décrivant ses comportements comme on décrit ceux d'autres espèces animales ? Si cette réduction semble trop limitée, on peut essayer de penser la spécificité ou l'originalité de la nature humaine.

L'originalité de la nature humaine doit-elle être pensée comme une différence de degré ou une différence de nature ? Penser avec Aristote l'homme comme un animal rationnel ou politique, n'est-ce pas déjà affirmer que sa différence spécifiante l'arrache au reste du monde animal ? À l'état de nature (Rousseau), l'homme est un animal " stupide et borné " ; il est tout au plus susceptible de pitié, il a une certaine répugnance à voir souffrir son semblable.

Mais surtout ce qui le caractérise, c'est qu'il est perfectible. À travers cette perfectibilité, en devenant ce qu'il doit devenir, l'homme ne s'arrache-t-il pas à la simple animalité ? Introduction -L'homme est, selon la définition d'Aristote, un "animal rationnel". -Or, ces deux caractérisations sont contradictoires en soi, puisque l'animalité fait référence au monde des sens et donc du devenir, tandis que la rationalité évoque l'accès possible à un monde peuplé de vérités éternelles. -L'homme ne saurait donc n'être qu'une espèce naturelle, à part si son accès même à des vérités éternelles ne constituait qu'une fonction vitale parmi d'autres. -Ainsi, comment concilier les deux termes de la définition d'Aristote ? L'aspect métaphysique de l'homme est-elle due à une fonction particulière de sa naturalité constitutive ? Ou bien est-ce au contraire sa nature proprement métaphysique qui contraint l'homme à se définir selon un paradigme biologique ? I.

L'homme est un animal métaphysique, en ce qu'il appartient à deux mondes opposés, ceux du devenir et de l'être éternel (Aristote). -L'homme a seul la capacité de s'étonner de ce que les choses sont ce qu'elles sont, de ce que rien ne va de soi : la philosophie vient de cet étonnement et de cette curiosité initiaux, qui dépassent toute naturalité possible en ce qu'ils sont portés vers un monde qui dépasse précisément le monde du devenir naturel. Dans un passage de la « Métaphysique » (Livre A, chapitre 2), Aristote explique l'origine de la philosophie et le but qu'elle poursuit.

« Ce qui à l'origine poussa les hommes aux premières recherches philosophiques, c'était, comme aujourd'hui, l'étonnement .

» L'admiration et l'incompréhension devant le monde poussent l'homme à chercher à comprendre et à rendre compte de ce qui l'entoure.

Ainsi naît la philosophie, qui n'a d'autre but que de tendre à expliquer le monde. Dans ce passage de la « Métaphysique », Aristote reprend l'enseignement de son maître.

En effet, Platon écrit dans le « Théétète » : « il est tout à fait d'un philosophe, ce sentiment : s'étonner.

La philosophie n'a point d'autre origine… » L'étonnement, pour les Grecs, est donc l'origine véritable de la recherche philosophique.

L'étonnement consiste en l'arrêt admiratif devant une chose que l'on ne comprend pas.

Le mot n'est pas à comprendre au sens moderne cad la stupéfaction devant quelque chose d'inhabituel. Le sens commun, la plupart des hommes ne s'étonnent que devant un phénomène extraordinaire, qui échappe à la routine, et dont il est clair qu'on ne le comprend pas, qu'on ne peut le classer dans les rubriques habituelles.

Or les phénomènes les plus communs ne sont pas les plus connus, tant sen faut, et le sentiment de connaître ce que l'on voit souvent n'est qu'une illusion. L'étonnement qui frappe le philosophe concerne n'importe quelle chose, aussi banale soit-elle en apparence.

C'est. »

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