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le bonheur

Publié le 19/04/2026

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« LE BONHEUR « Tous les hommes recherchent d’être heureux ; cela est sans exception ; quelques différents moyens qu’il y emploient, ils tendent à ce but.

» Pascal, Pensées Sujets correspondant : Pb1 : - une vie heureuse est-elle une vie de plaisirs ? Pb2 : - Le bonheur est-il inaccessible ? - notre bonheur dépend-il de nous ? Pb3 : - La recherche du bonheur est-elle un idéal égoïste ? - La recherche du bonheur peut-elle être un devoir ? Autres sujets (en rapport avec différentes notions du programme) : - L'Etat doit-il garantir le bonheur des citoyens ? - Est-ce à la loi de décider de mon bonheur ? - Le progrès technique peut-il procurer le bonheur ? - Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer ? - Un bonheur sans illusion est-il concevable ? On oppose le plaisir à la souffrance, et la joie à la tristesse. Exemple de souffrance heureuse : la joie qui peut accompagner un effort sportif ou professionnel.

Exemple de plaisir malheureux : les plaisirs que peuvent provoquer nos passions ou addictions (plaisirs du jeu, de l’alcool, etc.) Voir Platon, texte 1 p.

54, « Ne pas vivre comme un tonneau percé ». Le bien-être se caractérise, à la différence du plaisir, comme une suite régulière de plaisirs, un état d’où la souffrance est absente.

(= « le confortable » ; « l’agréable ».) Il peut apparaître comme une condition négative du bonheur : il est difficile d’être heureux si l’on manque de tout, mais la satisfaction globale de nos besoins matériels et sociaux ne garantit en rien notre bonheur. « Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin.

ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais ». Pascal Introduction Aristote : bonheur = le plus grand des biens.

Ce que tous les hommes poursuivent naturellement.

Il est la fin à laquelle sont assujetties toutes les autres fins, donc le but dernier de notre existence.

Mais : Pb1 : on ne sait pas forcément très bien en quoi consiste notre bonheur… Comment pourrait-on rechercher une fin dont on ne sait pas clairement ce qu’elle est ? Peut-on, et comment, définir le bonheur ? Pb 2 : on ne sait même pas si le bonheur est réellement accessible… Il paraît passager, résultant plutôt de la chance ou du hasard que de nos efforts.

Peut-il constituer une fin que l’on poursuivrait volontairement et librement pour elle-même ? Pb 3 : Aristote conçoit le bonheur comme la récompense d’une vie bonne.

Il pose en principe, à la suite de Socrate, que le méchant ne peut pas être heureux.

L’identité de la vertu et du bonheur permet donc de penser le bonheur comme le souverain bien.

Mais cette équivalence n’est pas évidente : peut-il y avoir contradiction entre l’accomplissement du bien et la recherche de notre bonheur ? Première partie : plaisir, bien-être, bonheur a.

Le plaisir : est déclenché par la satisfaction d’un besoin ou d’un désir, physique ou pas.

On le distingue de la joie, qui est elle aussi passagère, mais qui a une dimension émotive et morale étrangère au plaisir. Le plaisir apparaît comme un élément constitutif de notre bonheur, (on voit mal comment une vie faite uniquement de souffrance pourrait être heureuse).

Pourtant, il ne se confond pas avec le bonheur, et ils peuvent même s’opposer : il y a des plaisirs malheureux, et des souffrances heureuses… b.

Le bien-être : est évaluable par rapport à la satisfaction des besoins matériels et sociaux des individus ou d’un pays par rapport à d’autres.

C’est une situation de l’homme social.

Mais : - c’est une donnée objective, alors que le bonheur est essentiellement subjectif et qu’il implique toutes les dimensions de l’être humain ; - il est égoïste, puisqu’il s’accommode parfaitement du malheur des autres, et reste étranger à toute question morale. Au fond, le bien-être lui aussi peut être malheureux… c.

Le bonheur devrait être défini avec Aristote (texte 8 p.

61) comme un état de satisfaction durable de nos tendances, de nos désirs, de nos aspirations, résultant d’un accomplissement effectif de notre nature.

C’est pourquoi, plus encore que la joie, il est lié à la morale.

Il se représente le bonheur comme l’effet d’une sorte d’habitude, celle de la vie bonne et vertueuse, qui, en outre, est source des plus grands plaisirs. Deuxième partie : dépend-il de nous d’être heureux ? a.

Pour Aristote, et tous les philosophes de l’Antiquité, l’homme est en quelque sorte fait pour le bonheur qu’il atteindra à condition d’agir bien.

Cependant, on pourrait aussi présenter le bonheur comme un idéal proprement inaccessible… en insistant sur le caractère d’insatisfaction perpétuel de la nature humaine. C’est par exemple la position de Schopenhauer (texte 12, p.

66), mais aussi celle de Pascal (texte 10 p.

63). b.

Mais si Aristote pense qu’il nous appartient de nous rendre heureux, et que cela relève donc de notre liberté, il admet aussi que l’on peut difficilement concevoir le bonheur sans une part de chance, c’est-à-dire sans le secours de circonstances et 1 LE BONHEUR Voir Epictète, texte 11 p.

158, « on ne peut changer sa destinée » Le devoir est : + un impératif (un commandement) ; + relève dans un premier temps de l’extériorité : ce que l’on doit faire, parce que la société nous l’impose (« faire ses devoirs »…) ; + mais ne.... »

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