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Inconscient et Interprétation ?

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Certains psychanalystes et philosophes critiquent ce concept d'inconscient.  J.-P. Sartre soutient qu'il n'y a pas d'inconscient. Les souvenirs sont refoulés, écartés mais existent à l'état virtuel dans la conscience. Selon lui il est absurde de parler d'une conscience inconsciente. Nous retrouvons là un écho de la pensée cartésienne : toute l'essence du psychisme est d'être consciente. Il ne saurait donc y avoir d'inconscient. Sartre est en outre partisan de la psychanalyse. Il cherche donc à élaborer l'idée d'un refoulement conscient, ce qu'il appelle « la mauvaise foi ». C'est une attitude qui consiste à écarter les problèmes, les idées déplaisantes. La conscience est en quelque sorte « un coup de projecteur ». La mauvaise foi consiste à braquer le projecteur ailleurs. Il y a donc du non-conscient, mais ce non-conscient n'est pas une autre forme du psychisme.

« Certains psychanalystes et philosophes critiquent ce concept d'inconscient.

J.-P.

Sartre soutient qu'il n'y a pas d'inconscient.

Les souvenirs sont refoulés, écartés mais existent à l'état virtuel dans la conscience.

Selon lui il est absurde de parler d'une conscience inconsciente.

Nous retrouvons là un écho de la pensée cartésienne : toute l'essence du psychisme est d'être consciente.

Il ne saurait donc y avoir d'inconscient.

Sartre est en outre partisan de la psychanalyse.

Il cherche donc à élaborer l'idée d'un refoulement conscient, ce qu'il appelle « la mauvaise foi ». C'est une attitude qui consiste à écarter les problèmes, les idées déplaisantes.

La conscience est en quelque sorte « un coup de projecteur ».

La mauvaise foi consiste à braquer le projecteur ailleurs.

Il y a donc du non-conscient, mais ce non-conscient n'est pas une autre forme du psychisme. Sartre en fait n'est pas un psychanalyste.

Or, depuis un certain nombre d'années, la psychanalyse connaît un regain d'intérêt.

Son approche a été bouleversée par les travaux de Lacan.

Ce dernier considère que la psychanalyse est bien la science de l'inconscient.

Nul doute à cet égard, le moindre contact avec un névrosé montre bien qu'il y a un inconscient.

Par exemple, la haine du père, qui se manifeste de diverses manières, est bien ancrée dans le psychisme depuis l'enfance.

Mais Lacan admet cependant qu'il y a une part d'erreur chez Freud ou tout au moins chez ses interprètes.

L'inconscient n'est pas - comme ces derniers l'affirment - un réservoir d'instincts, de pulsions biologiques innées.

L'inconscient, dit Lacan, c'est le « discours de l'Autre ».

Pour Lacan, il y a une suprématie de la parole et du signifiant.

L'ordre symbolique est constitutif du sujet.

Autrement dit, le signifiant habite l'homme el celui-ci ne constitue pas mais s'insère dans son ordre.

D'autre part, ce n'est qu'en tant qu'il est inséré dans cet ordre; que l'homme existe. Enfin, si l'homme oublie le signifiant, celui-ci ne l'oublie jamais.

Comme le dit Lacan, celui dont les lèvres se taisent bavarde avec les mains.

Ainsi « tout acte manqué est un discours réussi », le rêve a la structure d'une énigme, d'un rébus, d'une phrase, le symptôme est lui-même « structuré comme un langage » et se résout tout entier dans une analyse de langage.

Le sujet est donc « serf du langage ».

Avant même sa naissance, sa place est déjà inscrite, ne serait-ce que sous la forme de son nom propre.

Avant même de naître l'enfant a une existence dans les propos de ses parents.

Il est donc inscrit dans ses rapports avec les autres.

Ainsi, par exemple, l'enfant indésiré est largement inscrit dans les structures affectives de ses parents.

Cela tient au fait que l'individu n'est pas seulement un corps, une somme d'actes, de sentiments, d'idées, c'est aussi un ensemble de rapports avec les autres.

L'inconscient n'est donc pas intérieur à l'individu isolé, mais il est un type de rapport.. »

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