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Deux catégories esthétiques : le beau et le sublime ?

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On a cru pendant longtemps que le sublime n'était que la forme supérieure du beau, le plus haut degré de la beauté; il y a même des philosophes qui le croient encore. Cependant Burke, Kant et Hegel semblent avoir démontré qu'il y a des différences profondes entre le sublime et le beau. Le langage lui-même les distingue. - On dit qu'un parterre émaillé de fleurs, qu'un ruisseau serpentant dans la plaine au milieu de riantes prairies, sont beaux, et que l'immensité de l'Océan, les profondeurs des cieux étoilés, sont sublimes. -
Il s’agit dans ce cours d’apporter une définition à ces deux catégories esthétiques que sont les catégories de beau et de sublime. En plus de leur importance pour toute théorie esthétiques, ces catégories jouissent depuis quelques années d’un intérêt renouvelé, notamment pour la question du sublime chez un auteur comme Jean-François Lyotard. Pour apporter une définition du beau(I-1), on distinguera trois époques esthétiques (ancien, moderne, contemporain) correspondant à trois critères du beau et où le sujet joue un rôle de plus en plus déterminant : dans l’époque ancienne, il existe un critère objectif du beau reposant dans l’ordre harmonique d’un cosmos. Si à l’époque moderne cette harmonie n’est pas perdue, elle s’enracine maintenant dans le jugement de goût subjectif qui, bien qu’étant le propre du sujet, n’exige pas moins d’être reconnu universellement, selon des critères objectifs du jugement. Enfin, à l’époque contemporaine, le " jugement " de goût n’est renvoyé qu’à la décision absolument individuelle et irréductible de celui qui juge, interdisant par là, puisque le jugement exige d’être universalisable de penser un tel jugement autrement que sous un mode problématique. On posera ensuite (I-2) la question des critères du jugement de goût en s’intéressant plus particulièrement à l’esthétique cartésienne. C’est alors seulement (II), dans ce basculement de l’époque moderne comme époque du goût à l’époque romantique comme époque du génie que l’on pourra poser la question du sublime, plus particulièrement à partir de la réflexion esthétique kantienne, qui constitue le lieu où s’opère ce mouvement de bascule.

« Introduction Il s'agit dans ce cours d'apporter une définition à ces deux catégories esthétiques que sont les catégories de beau et de sublime.

En plus de leur importance pour toute théorie esthétiques, ces catégories jouissent depuis quelques années d'un intérêt renouvelé, notamment pour la question du sublime chez un auteur comme Jean-François Lyotard. Pour apporter une définition du beau(I-1), on distinguera trois époques esthétiques (ancien, moderne, contemporain) correspondant à trois critères du beau et où le sujet joue un rôle de plus en plus déterminant : dans l'époque ancienne, il existe un critère objectif du beau reposant dans l'ordre harmonique d'un cosmos.

Si à l'époque moderne cette harmonie n'est pas perdue, elle s'enracine maintenant dans le jugement de goût subjectif qui, bien qu'étant le propre du sujet, n'exige pas moins d'être reconnu universellement, selon des critères objectifs du jugement.

Enfin, à l'époque contemporaine, le " jugement " de goût n'est renvoyé qu'à la décision absolument individuelle et irréductible de celui qui juge, interdisant par là, puisque le jugement exige d'être universalisable de penser un tel jugement autrement que sous un mode problématique.

On posera ensuite (I-2) la question des critères du jugement de goût en s'intéressant plus particulièrement à l'esthétique cartésienne.

C'est alors seulement (II), dans ce basculement de l'époque moderne comme époque du goût à l'époque romantique comme époque du génie que l'on pourra poser la question du sublime, plus particulièrement à partir de la réflexion esthétique kantienne, qui constitue le lieu où s'opère ce mouvement de bascule. I.

La question du goût I.1 Les époques esthétiques : l'irruption de la subjectivité en art I.1.1 L'époque des Anciens. I.1.2 L'époque des Modernes. I.1.3 L'époque contemporains ou " postmoderne " I.2 Le problème du goût : l'opposition raison/sentiment I.2.1 Le classicisme cartésien : le jugement scientifique comme modèle du jugement de goût I.2.2 L'opposition de la raison et du sentiment II.

Le sublime II.1 Définition du sublime II.2 Le sentiment du sublime : l'effroi de l'infini II.3 Le spectacle sublime, présentation sensible de l'Idée de monde II.4 Le génie, figure emblématique de l'esthétique du sublime La question du goût Les époques esthétiques : l'irruption de la subjectivité en art Trois époques : Dans les deux premières époques, l'œuvre d'art se présente comme un miroir du monde.

Elle constitue une représentation (pas une connaissance) du monde, et entretient par là un rapport à la vérité et une relation à l'être. Progressivement, dans une lente évolution historique, le sujet s'affirme, d'abord dans le jugement de goût, puis dans l'affirmation absolue de l'artiste contemporain, principe pour lui-même de sa représentation esthétique du monde, sans qu'une telle représentation nous soit a priori commune.

L'œuvre d'art n'est plus un miroir du monde, compris comme un espace commun, mais chacun est maintenant le principe d'une représentation esthétique du monde qui lui totalement réductible. L'époque des Anciens. Les anciens développent une esthétique du Beau conçu comme Beau objectif, renvoyant à une cosmologie et une ontologie.

Beau et Bon sont assimilés.

Dans le cosmos grec, l'œuvre d'art est un microcosme par rapport au macrocosme que constitue la nature, nature finalisée, hiérarchisée, harmonisée et donc critère substantiel et objectif du beau.

L'esthétique grecque est une esthétique classique en ce qu'elle fait de l'harmonie la caractéristique essentielle du beau.

On retrouvera ce classicisme, c'est-à-dire cette recherche de l'harmonie qui est le propre de la belle forme, dans un contexte différent à l'époque classique. Avant Platon : esthétique cosmologique.

Le beau ne se réduit pas à sa manifestation visible (Homère : " L'océan est le père des choses " Mouvement-Eblouissement esthétique), il peut être invisible : il existe une beauté morale, le. »

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