maths mpsi centrale
Publié le 28/03/2026
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«
(PSI∗ )
Centrale 2016 - PSI 1
un corrigé
I
Généralités
A.
Propriétés élémentaires
2
I.A.1 Xn est en bijection avec {0, 1}(n ) .
C’est donc un ensemble fini et
2)
card(Xn ) = 2(n
I.A.2 On procède par récurrence pour montrer que pour tout entier n ≥ 2 on a
∀M ∈ Yn , | det(M )| < n!
- Initialisation : soit M ∈ Y2 .
On a det(M ) = m1,1 m2,2 −m1,2 m2,1 ∈ [−1, 1] (car m1,1 m2,2 , m1,2 m2,1 ∈
[0, 1]).
On a donc | det(M )| ≤ 1 < 2.
Le résultat est donc vrai au rang 1.
- Hérédité : supposons le résultat vrai à un rang n ≥ 1.
Soit M ∈ Yn+1 .
Un développement
par rapport à la dernière colonne donne
det(M ) =
n+1
X
n+1
X
i=1
i=1
(−1)n+1+i mi,n+1 det(Mn+1,i ) ≤
mi,n+1 | det(Mn+1,i )|
où Mn+1,i est obtenue à partir de M en supprimant ligne i et colonne n + 1 et est donc dans
Yn .
Par hypothèse de récurrence, on a donc
| det(M )| ≤ n!
n+1
X
mi,n+1 ≤ (n + 1)!
i=1
La dernière inégalité n’est une égalité que si la dernière colonne vaut (1, .
.
.
, 1) mais dans ce
cas | det(M )| = 0 < (n + 1)!.
On a donc le résultat au rang n + 1.
On en déduit le résultat demandé qui est moins fort que celui prouvé.
I.A.3 On munit Mn (R) de la norme kM k = sup{|mi,j |/ 1 ≤ i, j ≤ n} (cela ne change rien puisque
l’on travaille en dimension finie où le choix de la norme est indifférent).
On a alors
∀M ∈ Yn , kM k ≤ 1
et Yn est bornée.
Soit (Mp ) une suite convergente d’éléments de Yn .
En notant M la limite, Mi,j est la limite le
la suite de terme général (Mp )i,j ∈ [0, 1] et on a donc Mi,j ∈ [0, 1].
Ceci montre que M ∈ Yn et
que cet ensemble est fermé.
Finalement,
Yn est un compact de Mn (R)
Soient A, B ∈ Yn et λ ∈ [0, 1].
Posons M = λA + (1 − λ)B.
On a
∀i, j ∈ [|1, n|], Mi,j = λAi,j + (1 − λ)Bi,j ∈ [0, 1]
car [0, 1] est convexe.
Ainsi M ∈ Yn et
Yn est un convexe de Mn (R)
1/10
I.A.4 Soient M ∈ Yn et λ une valeur propre associée.
On a M X = λX.
Il existe un entier i tel que
|xi | = max{|xk |/ 0 ≤ k ≤ n}.
On a
λxi = (M X)i =
n
X
mi,k xk
k=1
et donc
|λ|.|xi | ≤
n
X
mi,k |xk | ≤ |xi |
k=1
n
X
mi,k ≤ n|xi |
k=1
Comme |xi | > 0 car X 6= 0, on en déduit que |λ| ≤ n.
Ainsi
∀M ∈ Yn , ∀λ ∈ Sp(M ), |λ| ≤ n
La matrice Jn dont tous les coefficients valent 1 est dans Yn et n est valeur propre de Jn (vecteur
propre associé (1, .
.
.
, 1)).
B.
Étude de Xn0 = Xn ∩ GLn (R)
I.B.1 Soit M ∈ X2 .
Si M a 0 ou 1 coefficient non nul, elle est non inversible (de rang 0 ou 1).
Si elle
en a quatre, elle n’est pas inversible non plus (deux colonnes égales).
Il reste à traiter le cas où
il y a 2 ou 3 coefficients non nuls.
On trouve que
1 0
1 1
1 0
0 1
1 1
0 1
0
,
,
X2 =
,
,
,
1 1
1 0
1 1
0 1
1 0
0 1
Les polynômes caractéristiques de ces matrices sont (dans l’ordre)
(X − 1)2 , X 2 − 1, (X − 1)2 , X 2 − X − 1, X 2 − X − 1, (X − 1)2
Quand ce polynôme a deux racines distinctes, la matrice est diagonalisable (et possède deux sousespaces propres de dimension 1).
Quand il a une racine double, la matrice n’est diagonalisable
que si elle est scalaire.
Quand il n’y a pas de racine réelle, on a une matrice non diagonalisable.
Les éléments diagonalisables de X20 sont donc
1 1
0 1
0 1
1 0
,
,
,
1 0
1 1
1 0
0 1
I.B.2 On a
E1,2 =
E2,2 =
1 1
0 1
0 1
1 1
−
−
1 0
0 1
0 1
1 0
, E2,1 =
, E1,1 =
1 0
1 1
1 1
1 0
1 0
0 1
0 1
1 0
−
−
Les éléments de la base canonique s’expriment donc comme combinaisons d’éléments de X20 et
X20 engendre M2 (R).
De même, on veut montrer que pour n ≥ 3, toute matrice Ei,j de la base canonique de Mn (R)
peut s’écrire comme combinaison linéaires d’éléments de Xn0 .
Soient donc i, j ∈ [|1, n|].
- Si i 6= j, Ei,j = (In + Ei,j ) − In est une décomposition convenable.
- Si i 6= j alors la matrice M obtenue à partir de In en permutant les lignes i et j est dans Xn0
et In − M = Ei,i + Ej,j − Ei,j − Ej,i .
Ei,i + Ej,j = In − M + Ei,j + Ej,i est donc combinaison
d’éléments de Xn0 avec le premier cas.
On a alors
Ei,i − Ej,j = (Ei,i + Ek,k ) − (Ej,j + Ek,k )
qui est aussi combinaison d’éléments de Xn0 (on peut choisir k ∈
/ {i, j} puisque n ≥ 3).
- Ainsi, pour i ∈ [|1, n|], Ei,i = 21 ((Ei,i + Ej,j ) + (Ei,i − Ej,j )) est combinaison d’éléments de
Xn0 (on peut choisir j 6= i).
2/10
II
Deux problèmes d’optimisation
A.
Étude de la distance à Yn
II.A.1 On remarque que
(M |N ) =
n
n X
n
X
X
(M T N )i,i =
Mj,i Nj,i
i=1
i=1 j=1
2
Cette application correspond ainsi au produit scalaire canonique en identifiant Mn (R) et R(n ) .
On trouve d’ailleurs, avec cette formule, facilement les propriétés du produit scalaire (symétrique,
linéaire par rapport à la seconde variable, défini positif).
II.A.2 L’application M 7→ kA − M k est continue.
Elle est donc bornée et atteint ses bornes sur le
compact Yn .
En notant M ∈ Yn un élément où elle atteint son minimum, on a alors
∀N ∈ Yn , kA − M k ≤ kA − N k
II.A.3 La matrice M doit être dans Yn , c’est-à-dire avoir des coefficients dans [0, 1] et minimiser la
quantité
X
(ai,j − mi,j )2
1≤i,j≤n
Elle minimise donc chacune des quantités (indépendantes les unes des autres) (ai,j − mi,j )2 et
minimise donc |ai,j − mi,j |.
On a donc
ai,j si ai,j ∈ [0, 1]
1
si ai,j > 1
mi,j =
0
si ai,j < 0
Il y a unicité de M car pour tout y, x 7→ |y − x| atteint son minimum sur [0, 1] en un unique
point.
B.
Maximisation du déterminant sur Xn et Yn
II.B.1 Le déterminant est une application multilinéaire en dimension finie et donc continue.
Elle est
donc bornée et atteint ses bornes sur tout compact.
C’est en particulier le cas sur Yn et sur Xn
(toute partie finie est évidemment compacte puisque fermée et bornée).
On pose
xn = max det(M ) et yn = max det(M )
M ∈Yn
M ∈Xn
M 0
(définition par blocs).
On a évidemment
0 1
et det(M 0 ) = det(M ) (déterminant bloc diagonal).
Ainsi
II.B.2 Soit k ≥ 2.
Soit M ∈ Yk ; notons M 0 =
M 0 ∈ Yk+1
det(M ) = det(M 0 ) ≤ yk+1
En passant au maximum, on en déduit que
yk ≤ yk+1
II.B.3 La matrice M a tous ses coefficients égaux sauf ceux sur la diagonale qui valent 1.
On effectue
l’opération élémentaire C1 ← C1 + · · · + Cn ce qui permet de factoriser le déterminant par n − 1.
On soustrait alors la première colonne à toutes les autres.
Ces opérations laissent le déterminant
invariant et donnent un déterminant triangulaire de coefficients diagonaux 1, −1, .
.
.
, −1.
On a
ainsi
det(M ) = (n − 1)(−1)n−1
3/10
En particulier, y2n+1 ≥ 2n et y2n+1 → +∞.
Par croissance de la suite (yk ), on en déduit que
lim yn = +∞
n→+∞
II.B.4 Un développement par rapport à la colonne j donne
det(N ) =
n
X
(−1)k+j nk,j det(Nk,j....
»
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