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Montesquieu lettres persanes, 1721-Lettre 161

Publié le 04/10/2022

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L.

n° 4 : Montesquieu lettres persanes, 1721-Lettre 161 1.

Présentation générale Parcours Ecrire et combattre pour la liberté Objet d’étude La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle Auteur Montesquieu Titre de l’œuvre étudiée Lettres persanes Siècle XVIIIe siècle (1721) Genre Roman épistolaire Mouvement littéraire Les lumières 2.

Présentation du passage et de son intérêt principal Situation du passage (incipit, milieu, excipit…) La lettre 161 est l’excipit des lettres persanes (c’est-à-dire la dernière lettre). Résumé de l’extrait en une phrase La lettre 161 est la dernière lettre des Lettres persanes, roman épistolaire écrit par Montesquieu au XVIIIe (18e) siècle.

Elle est signée par Roxane, favorite du sultan Usbek.

Cette dernière a été surprise dans les bras de son amant qui a été tué.

Elle décide de mourir, à son tour, en s’empoisonnant.

Malgré l’approche imminente de la mort, elle se révolte contre la tyrannie de son maître et défend sa liberté. Roman épistolaire (correspondance fictive) Particularité éventuelle du texte 3.

Lecture de l’extrait Points de vigilance (diérèses, mots difficiles…) -Usbek= nom du sultan -Eunuques= hommes castrés -Sérail= prison où les hommes riches enferment leurs femmes -Harem= appartement réservé aux femmes 4.

Piste / projet de lecture (= problématique) 🡪En quoi cette lettre esquisse le portrait d’une femme qui paradoxalement, en mourant, affirme sa liberté ? 5.

Annonce du plan de l’extrait avec titres et bornes Mouvement 1 Mouvement 2 Mouvement 3 L’aveu de la tromperie et l’annonce de mort comme une victoire (l 1 à 6) L’affirmation de la liberté de Roxane et la destruction des certitudes d’Usbek/ La révolte de Roxane (l 7 à 21) Prise de congé et idéalisation de la mort (22 à 26) 6.

Développement Informations essentielles à étudier -Roxane dramatise sa mort et donne comme image d’elle celle d’une femme libre, insoumise et puissante ; elle tire fierté de ses trahisons qui lui ont permis de conquérir la liberté dont la servitude du harem l’avait privé. -Roxane montre qu’elle a su jouer de la crédulité d’usbek en se présentant comme une épouse fidèle et aimante mais qu’en réalité l’amour qui existait entre eux n’était qu’une illusion. -L’inversion des rôles par l’inversion des pronoms montre l’inversion des rapports de force 🡺 Etude ligne à ligne Citation Procédé Interprétation 1er mouvement : L’aveu de la tromperie et l’annonce de la mort comme une victoire (l 1 à 6) →Notre extrait commence par l’adverbe : « oui » et par l’aveu de la tro. →Le rythme quaternaire : « je t’ai trompé ; j’ai séduit tes eunuques ; je me suis jouée de ta jalousie ; et j’ai su de ton affreux sérail faire un lieu de délices et de plaisirs.

» (l.

1-2) peint une héroïne provocatrice qui montre à quel point elle a fait preuve d’habileté et de manipulation. Le champ lexical de la supercherie en est le témoin : « trompé », « séduit », « jouée de ». →Le pronom « je » est le sujet de ces quatre phrases et affirme, ainsi, la supériorité de Roxanne qui est à l’origine de chaque action. →L’antithèse : « affreux sérail / lieu de délices et de plaisirs (l.2) » met en évidence l’ingéniosité du personnage féminin qui est parvenu à métamorphoser le harem d’un tyran en un endroit agréable. →Dès la ligne 3, nous apprenons que son sort est scellé via un présent à valeur de futur proche : « Je vais mourir » = régistre pathétique. →Cependant, en choisissant l’instant de sa mort, elle défie Usbek, elle choisit sa punition et l’allitération en v : « vais / va / veines » appuie la détermination qui l’anime. →Elle poursuit en expliquant que la mort de son amant, désigné par la périphrase : « le seul homme qui me retenait à la vie » (l.4), est la raison de son suicide.

La modalité interrogative : « car que ferais-je ici » révèle que vivre sans lui n’a aucun sens. →Roxane évoque son décès via une métaphore extrêmement poétique : « mon ombre s’envole » (l.

4-5). →Cependant, non sans ironie, elle révèle à Usbek qu’elle a vengé son amant en tuant ses meurtriers.

En effet, l’euphémisme : « je viens d’envoyer devant moi ces gardiens sacrilèges, qui ont répandu le plus beau sang du monde.

» (l .5-6) indique qu’elle meurt après avoir assassiné ceux qui lui ont enlevé l’homme aimé. 2e mouvement : L’affirmation des certitudes de Roxane et la destruction des certitudes d’Usbek / La révolte de Roxane →La suite de la lettre se fait plus virulente.

Elle use d’une question rhétorique : « Comment as-tu pensé que je fusse assez crédule pour m’imaginer que je ne fusse dans le monde que pour adorer tes caprices ? » (l.

7-8) pour dévoiler l’aveuglement d’Usbek. →Persuadé de contrôler les femmes de son harem, s’octroyant tous les droits : « tu te permets tout », il est, ici, ridiculisé par Roxane qui va lui montrer qu’elle s’est jouée de lui. →L’adverbe « non » de la ligne 9 sonne comme un cri, celui d’une femme refusant la soumission masculine et affirmant sa liberté. → La conjonction de coordination : « mais », accompagnée du pointvirgule, entraîne un basculement dans le discours de Roxane.... »

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